DECLARATION DE L’APARECO RELATIVE AUX MANIFESTATIONS POPULAIRES A L’EST DU PAYS CONTRE LA MONUSCO

Les missions de l’Organisation des Nations-Unies (ONU) en République Démocratique du Congo se sont succédées depuis l’indépendance en juin 1960 entrainant derrière elles leur lot de déception au point que l’année 2022, ayant manifestement échoué sa mission de protéger la population civile congolaise et ses biens, la Monusco n’a pas hésité à franchir le Rubicon de la bêtise en tirant à balles réelles sur cette même population civile qu’elle est censée protéger mais qu’elle a pourtant abandonnée. Aujourd’hui, l’inutilité de la MONUC créée en novembre 1999 avant de muer dix ans plus tard en MONUSCO en juin 2010 se voit clairement et publiquement confirmée, n’en déplaise aux âmes malhonnêtes, et c’est ce dont l’ancien Président de l’APARECO, feu Honoré Ngbanda Zambo Ko Atumba, d’heureuse mémoire, prophétisait en la chute des écailles qui encombraient les yeux des congolais.

Pour rappel, la Monusco (Mission des Nations-Unies pour la Stabilisation en République Démocratique du Congo) est créée par la résolution n°1925 du Conseil de Sécurité de l’ONU en juin 2010 pour remplacer la MONUC (Mission des Nations-Unies en République Démocratique du Congo), laquelle a été créée elle-même par la résolution n°1270 du 30 novembre 1999.

Ce changement de dénomination  répondait à la nouvelle mission de l’ONU dévolue en RDC, consistant à utiliser tous les moyens nécessaires avec comme objectifs : la protection des civils, du personnel humanitaire et du personnel chargé de défendre les droits de l’homme et surtout pour appuyer la RDC dans sa quête de STABILISER et CONSOLIDER la paix. Et pour y arriver, l’ONU n’a pas lésiné sur les moyens en affectant pour cette mission près de 20.000 personnes.

C’est le plus gros contingent des Casques Blues jamais vu nulle part ailleurs au monde.

En nous focalisant sur les objectifs de la Monusco et sur la réalité du vécu de nos compatriotes de l’Est de la RDC, nous sommes amenés à nous demander comment peut-on comprendre un seul instant, que les nombreuses forces dites négatives pullulent à l’Est de notre territoire, dans une région totalement enclavée et dont les aérodromes et les villes sont quadrillées par plusieurs milliers des Casques Bleus équipés de drones, d’hélicoptères, et d’autres armes sophistiquées. Mais comment cette Monusco ne parvient-elle jamais, et ce depuis sa création, à neutraliser ces « agresseurs », ces terroristes ? Et comment ces terroristes arrivent-ils à se ravitailler en armes et munitions alors qu’officiellement  l’on s’efforce à nous convaincre qu’aucun pays ne leur sert de base arrière? Peut-on imaginer un seul moment que depuis plus de 20 ans de mission, la Monusco n’ait pas su STABILISER la paix en RDC ?

Poser la question, c’est y répondre, et, nos compatriotes l’ont compris. Mieux vaut tard que jamais, dit-on.

Voilà pourquoi, l’APARECO, à de nombreuses reprises, n’a cessé d’appeler de tous ses vœux le peuple Congolais à ne compter que sur lui-même car, on ne libère pas un peuple mais un peuple se libère.

A plusieurs reprises, la Monusco a été surprise en flagrant délit de trafic d’armes et des minerais divers avec les différents groupes de terroristes venant du Rwanda et de l’Ouganda.

La guerre d’agression que nous avons connue et subissons jusqu’à ce jour  n’est rien d’autre qu’un complot international et de ce fait, nous n’avons pas à espérer d’un secours qui nous viendrait d’on ne sait où. Ni de la communauté internationale ni de la classe politique corrompue et complice. Pour preuve, Bintou Keïta a reconnu la faiblesse de la Monusco ; Martin Fayulu appelle à une manifestation pacifique ; Modeste Bahati Lukwebo qui, pour des raisons obscures de positionnement, avait appelé les Kivutiens, le 25 juillet 2022 à se rebeller vis-à-vis de la Monusco, commence à faire marche arrière et tente de nuancer ses propos ; et le Docteur Denis Mukwege qui propose que nous réclamions à la communauté internationale plus de sanctions à l’égard des commanditaires des massacres. C’est bien le rôle des anesthésistes, adoucir la souffrance et non l’éradiquer. L’APARECO rejette catégoriquement ces genres des positions.

Cette guerre d’agression a entrainé l’occupation de notre pays ayant pour finalité la balkanisation de notre pays, et nous sommes les seuls à mettre un terme à cette situation. Voilà pourquoi l’APARECO a toujours prôné  le soulèvement populaire.

Chers compatriotes, le moment est donc venu, devant l’ouragan que nous, Peuple, constituons, rien ne pourra nous résister, ne reculons plus devant les obstacles des différentes formes, fixons l’objectif que nous nous étions donnés, à savoir la libération de notre pays.

L’APARECO soutient ardemment et encourage vigoureusement nos compatriotes de l’Est de la RDC qui, par cet acte de braver la Monusco, sont en train de poser les premières pierres de la libération de la RDC, et comme disait le feu Honoré Ngbanda : Bolinga, bolinga te, bokotelema.

L’APARECO réitère son appel au soulèvement populaire comme le seul et unique moyen de nous débarrasser des ennemis de la RDC en vue de la libération.

Thomas Sankara avait dit: « L’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort. Cet esclave répondra seul de son malheur s’il se fait des illusions sur la condescendance suspecte d’un maître qui prétend l’affranchir. Seule la lutte libère… »

 

Fait à Paris, le 27/07/2022

 Alphonse EBAMA DJOKO

Président National

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