POSITION DE L’APARECO AU SUJET DU SOMMET DE NAIROBI RELATIF AU DIALOGUE ENTRE LES GROUPES ARMES EN RDC ET LE GOUVERNEMENT CONGOLAIS.

La communauté tant nationale qu’internationale a suivi avec attention les résolutions de la messe noire organisée à Nairobi au Kenya, par les occupants de notre pays. Parmi ces résolutions, le peuple congolais dans sa large majorité a été particulièrement surpris et indigné par le fait que Félix Tshilombo a été contraint par ses pairs, les mêmes Pyromanes et Sapeurs-pompiers de l’insécurité à l’Est de notre pays de négocier, à travers un énième dialogue avec leurs troupes rwandaises et ougandaises (M23 et ADF) qui sèment la terreur et la désolation dans notre pays.

Comme bon nombre des Congolais, l’Alliance des Patriotes pour la Refondation du Congo, APARECO, en sigle, a tenu à se joindre à eux pour dénoncer avec véhémence et la dernière énergie, et de manière catégorique, les velléités de la liquidation de notre patrie par Félix Tshilombo, du fait de son incompétence et son incapacité à défendre les intérêts de la RDC.

Certains Experts qui suivent les questions de la RDC ne sont pas allés par le dos de la cuillère pour affirmer qu’en acceptant les conclusions du sommet de Nairobi, Félix Tshilombo a cédé une partie du Nord-Kivu et de l’Ituri au Rwanda et l’Ouganda en contrepartie de prétexter d’avoir ramené la paix et probablement, du soutien de la part de ces pays.

Si le Rwanda est déjà installé à Minembwe où il vient d’inaugurer une coopérative de crédits et d’autres infrastructures administratives, et à Goma où ses troupes assurent la sécurité de cette partie de la RDC ; l’Ouganda dont les troupes sont officiellement présentes à Beni et Butembo vont dans un proche avenir installer un quartier général des forces terrestres de son armée en RDC. Une demande dans ce sens a été d’ailleurs faite par le Général Muhoozi Kaineruguba qui est le fils de Museveni.

Des questions méritent toutefois d’être posées en rapport avec la tenue de dialogue avec ceux-là-mêmes qui tuent, violent, pillent, occupent et envisagent la balkanisation de la partie Est de notre pays.

Au fait, comment comprendre qu’en 2013, cette pseudo milice rwandaise sous couvert de M23 qui avait été neutralisée et vaincue par l’armée congolaise, puisse resurgir et imposer des exigences de paix à travers une négociation du reste boutiquée par les présidents Kagamé et Museveni ?

Où a-t-on vu au monde un gouvernement accepter de négocier avec les rebelles qu’il a neutralisés ? Quid des résolutions prises, notamment l’abandon des armes par M23 et sa transformation en mouvement politique ? Quid de la justice promise pour les crimes commis par les troupes de M23 ? Voilà autant des interrogations que devraient se poser les Congolais pour comprendre la quintessence de ce dialogue accepté par Félix Tshilombo.

L’APARECO tient par ailleurs à rappeler au peuple congolais que depuis 1997, c’est devenu un cercle vicieux en RDC pour le Rwanda, l’Ouganda et dans une certaine mesure le Burundi, pour chercher à asseoir l’occupation dans notre pays en vue de le balkaniser.

Cela est loin d’être fini à la lumière de la énième mascarade à Nairobi aux contours flous. En effet, le Kenya, pays facilitateur, parle de « dialogue de paix inter-congolais » alors que Kinshasa, parle de « consultations » en exigeant aux participants des groupes armés leurs redditions inconditionnelles.

Bien plus, la sémantique utilisée par le facilitateur, obéit à leur stratégie pour couvrir l’occupation. Car parler de dialogue de paix inter-congolais suppose que les Congolais s’entretuent entre-eux et donc ils doivent dialoguer. Ce qui est archifaux et n’a pour but que de cacher le vrai problème ; à savoir celui de l’occupation de l’Est de notre pays par le lobby Tutsi-power. 

Dans l’entretemps, le Rwanda à travers le M23, l’une des principales menaces de la paix, ne prend pas part à ces accises. C’est une sorte de réponse de Kagamé donnée à Museveni qui avait refusé de participer à la création d’un état-major de forces intégrées en 2019.

Pour cela, il suffit simplement de tuer, violer, piller, massacrer, chasser nos compatriotes de leur territoire et de les remplacer par leur population, puis imposer une négociation, aux fins de demander par la magie du brassage et mixage à intégrer l’armée, réclamer un grade et s’imposer de rester là où les crimes ont été commis, et, toujours recommencer la même opération. Voilà la stratégie pour pérenniser l’occupation en vue d’atteindre l’objectif final de balkanisation.

Le pouvoir d’occupation à répétition, installé depuis plus de deux décennies en RDC a noyauté notre armée à travers ce mécanisme de brassage et mixage au sein des FARDC.

Ainsi les rebelles de RCD, MLC, CNDP, M23, Goumino, et tant d’autres, ont, au nom de la Paix, intégré les FARDC avec leurs grades acquis dans la rébellion à travers ce mécanisme de brassage et de mixage.

Ces bourreaux de nos compatriotes, en sus, ont été amnistiés pour des crimes commis. Certains de leurs dirigeants ont intégrés tous les niveaux des institutions de notre pays, de la Présidence au Parlement, voire dans les entreprises étatiques.

Tout cela sans solution à la situation qui prévaut à l’Est de notre pays !

Si autrefois cela était rendu possible par la présence d’un étranger à la tête de notre pays, nous avons cité, Hyppolite Kanambe alias Joseph Kabila, force est de constater avec regrets et amertume qu’aujourd’hui, c’est un indigne fils du pays, nommé Félix Tshilombo qui s’est résolument engagé, à travers les multiples deals signés par-ci et par-là, à parachever ce processus d’occupation de notre pays en vue de le balkaniser.

A travers ces différents deals, Il s’est engagé volontairement à concrétiser l’accord de LEMERA qui prévoyait que la RDC devrait céder 300 Km de son territoire à l’Est au Rwanda, l’Ouganda et le Burundi.

En acceptant de négocier aujourd’hui avec les milices qui massacrent nuit et jour nos compatriotes de l’Est, Félix Tshilombo Tshisekedi, dont le temps est à compter à la tête du pays, tient à liquider une partie de notre territoire. Pour y parvenir, il a endormi le peuple congolais par des mensonges et des promesses de tout genre.

En effet, sa déclaration à Londres devant les membres de l’UDPS au sujet de Minembwe, la promesse de créer une commission pour examiner l’érection de Minembwe en commune, son affirmation à la presse que l’insécurité dans la Sous-Région de Grands Lacs provient de la RDC, la mise sur pied d’un état de siège dans les deux provinces d’Ituri et du Nord Kivu, sans oublier la mutualisation des troupes de l’armée ougandaise et les FARDC pour traquer les ADF ; illustrent à suffisance cette stratégie d’endormissement.

Il en est autant pour son adresse de jeudi 21 avril 2022 à Nairobi, dont certains Congolais naïfs ou fanatiques et aveugles ont cru à cela. C’est de la simple poudre aux yeux de Congolais pour les endormir davantage en faisant semblant de créer un bras de fer contre Kagamé.

Madame Leila Zerrougui, alors Représentante spéciale du Secrétaire Général de l’ONU en RDC, n’avait-elle pas recommandé que la RDC ne devrait pas continuer à récompenser ceux qui ont pris les armes contre elle ?

Il ne faut pas les intégrer dans l’armée. Même quand ils déposent les armes, il ne faut pas accepter l’amnistie. Il faut se battre pour que ces gens demandent pardon et rendent compte. Ça fait 20 ans que ces gens survivent parce que, ils sont récompensés.

Il faut arrêter, l’Etat doit dire, vous avez pris les armes contre la République, vous n’avez rien à demander, vous devez demander juste des excuses. On a été très claire, que si le processus mène à l’intégration dans l’armée ou à discuter des grades, la MONUSCO n’est pas concernée par ça.

Cette recommandation tombe à point nommé, car aucune armée loyale au monde ne reprend-t-elle jamais en son sein des mutins, rebelles et déserteurs.

Mais voilà que Félix Tshilombo, soit obligé de mettre une sourdine à ses exécrations en faveur des pseudos milices et terroristes qui ont transformé l’Est de notre territoire en une boucherie humaine.

 Cette messe noire de Nairobi aura servi au nom de la paix, et quelle paix, à laver plus blanc que blanc ses frères Kagamé et Museveni, du reste auteurs de cette messe avec la complicité de la communauté internationale.

Paradoxalement, malgré la recommandation sus-citée et le rapport de Mme Leila Zerrougui fait à son Chef, Antonio Guterres, SG de l’ONU, au sujet des négociations avec les rebelles ; voilà que ce dernier a plutôt exhorté tous les groupes armés à rejoindre la table des négociations avec le gouvernement congolais pour la paix à l’Est de la RDC, en vue de les amnistier pendant que les FARDC sont déterminées à combattre ces occupants. Pourquoi n’a-t-il pas, aussi, fait de même à l’égard des miliciens rwandais, ougandais et burundais qui, autant, créent de l’insécurité dans la sous-région?

Quid du rapport des Experts de l’ONU sur la RDC qui ne cessent d’y documenter la présence des troupes de ces deux pays sur notre territoire et qui y opèrent sans que le pouvoir de Tshilombo ne dise mot ?

Et quid des réponses aux promesses de Félix Tshilombo ? En effet, n’avait–il pas promis de s’installer à Goma jusqu’à ce que la sécurité soit rétablie ? N’avait- t- il pas dit « être prêt à mourir pour la paix dans l’Est de la RDC ? Tout cela, une fois de plus, c’est de la poudre aux yeux des Congolais pour réaliser les trois missions lui confiées par les occupants. 

A ce juste titre, certains de nos compatriotes ont qualifié, à raison, Félix Tshilombo de pire d’entre les pires présidents que la RDC ait connus. Concluant même que le sommet des chefs d’états de la communauté de l’Afrique de l’Est tenu à Nairobi ce 21/04/2022 s’est terminé par la capitulation de Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi et de la RDC face aux exigences rwando-ougandaises via le M23.

Les Chefs d’Etat au sommet, en effet, a obtenu à Nairobi, des négociations politiques directes avec le faible pouvoir de Kinshasa ainsi que la mise en place d’une force militaire régionale constituée des armées d’occupation et d’agression, du Rwanda, de l’Ouganda, du Burundi et du Kenya sous prétexte de combattre les groupes armés à l’Est de la RDC.

Voilà revenue la mise en place de l’état-major intégré qui en 2019 avait capotée suite à la résignation de Kampala en dernière minute, à cause de l’installation bien avant des militaires rwandais sur le sol congolais. Alors ayant maintenant aussi obtenu l’installation de ses troupes en RDC, l’Ouganda accepte cette fois-ci la mise en place de l’Etat major intégré.

N’est-ce pas encore une fois de plus la démonstration de la folie comme disait Albert Einstein, que de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent. Ce qui est tout autant valable pour les soit-disants politiciens congolais qui s’engagent encore, pour aller aux élections pour espérer sortir le pays de l’occupation.

Nos FARDC, qui se sacrifient en se battant contre les éléments rwandais via le M23 sans les moyens nécessaires pour défendre notre souveraineté, meurent donc pour rien lorsque Félix Tshilombo décide de capituler et de céder à l’occupation du Nord Kivu et de l’Ituri par procuration en utilisant le M23 et les ADF.

En revanche, l’on se demande pourquoi le faible et impuissant Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi n’avait-t-il pas sollicité à Kagame et Museveni d’ouvrir autant, des négociations politiques directes avec les groupes armés rwandais et ougandais, en l’occurrence les FDLR, les ADF et autres, et ce, pour la paix dans la Sous-région des Grands Lacs ? Et pourquoi le chantre de l’Etat de droit n’avait-il pas exigé la mise en application du Rapport Mapping que Kagamé avait qualifié de négationniste gravissime ? Les réponses en effet paraissent simples, car étant relatives aux deals conditionnels que Félix Tshilombo a conclus avec eux pour son pouvoir.

Peuple Congolais, l’heure de la prise de conscience à sonner, notre patrie est plus qu’à jamais en danger, la balkanisation n’est plus une histoire de demain, elle est rampante et déjà là.

Au regard de ce qui précède, l’Alliance des Patriotes pour la Refondation du Congo dénonce et fustige ce qui suit :

  1. L’attitude complice de l’ONU qui se résigne à ne pas exploiter les différents rapports de ses propres Experts et même ses Représentants spéciaux, sur la présence des armées de Rwanda et Ouganda en RDC. Sa complicité à faire durer l’insécurité dans l’Est de notre pays n’est plus à démontrer.
  2. L’incompétence et l’incapacité du pouvoir de Kinshasa à trouver des solutions durables à la crise à l’Est de notre pays.
  3. Exige à Félix Tshilombo d’arrêter de signer des accords patricides avec les occupants et agresseurs de notre pays, et lui demande de renoncer à différents accords de liquidation de notre pays. L’APARECO le tient responsable de cette confusion qui règne à l’Est. Et au regard des échecs de ses nombreux accords sans solution, il lui est demandé d’en tirer toutes les conséquences.
  4. Dénonce l’incapacité de Félix Tshilombo à faire appliquer le rapport mapping pour juger et punir les auteurs de la situation d’insécurité à l’Est du pays.

Par contre l’APARECO invite :

  1. Les vaillants militaires des FARDC à poursuivre sans relâche leur détermination à défendre l’intégrité de la patrie et d’identifier et dénoncer tous les infiltrés en leur sein. Aussi, à se tenir prêts, le moment venu de rejoindre la population pour le soulèvement populaire.
  2. La population dans son ensemble et particulièrement les résistants à redoubler de vigilance à l’instar des compatriotes Mayi-mayi pour barrer la route au nègre de service Félix Tshilombo dans son projet de céder une partie de notre pays à nos voisins de l’Est.
  3. La diaspora congolaise, à renforcer leur lobbying auprès des pays hôtes en faveur de notre pays et à unir nos diverses méthodologies de combat en synergies contre l’occupation de notre pays en vue de le libérer.

Fait à Paris, le 27 Avril 2022.

Alphonse EBAMA DJOKO

Président National.

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