CRI D’ALERTE ET D’INDIGNATION DE L’APARECO FACE AUX ATTEINTES A LA LIBERTE D’EXPRESSION ET DE LA PRESSE EN RDC

A Madame la Représentante du SG de l’ONU et Cheffe de la Mission de l’ONU en RDC ;

Aux Responsables de l’Association Journalistes Sans Frontières, JSF à Paris, France ;

Aux Responsables de l’Association Journalistes en Danger, JED à Kinshasa, RDC ;

Aux Responsables de l’organisation Amnesty International, à Paris, France.

Mesdames et Messieurs.

Nous, les Résistants Congolais de la Diaspora, rassemblés au sein de l’Alliance des Patriotes pour la Refondation du Congo, APARECO en sigle, lançons un cri de détresse face à la dérive dictatoriale sournoise que le pouvoir d’occupation, représenté par Mr Félix Tshilombo, installe dans notre pays.

Ce dernier, arrivé au pouvoir de la manière et dans des conditions connues de tous, a montré à la face du monde non seulement son incompétence et son incapacité à instaurer un Etat de droit respectueux de la « Déclaration Universelle des Droits de l’Homme », spécialement en son article 19 qui stipule : « Tout  individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. » ;

mais à travers des mensonges, des intimidations et des menaces, il veut faire taire tout le monde qui tente tant bien que mal à donner la bonne information au peuple congolais et tous ceux qui critiquent sa gouvernance.

Nous ne vous apprendrons rien si nous vous disions que cette liberté-là, tant vantée, est bafouée en RDC.

Depuis un certain moment, le modus operandi pour asseoir cette dictature sournoise de ce pouvoir finissant nous inquiète. Il va des menaces verbales, physiques, des intimidations, enlèvements, arrestations arbitraires, voir des empoisonnements, bref une véritable chasse à l’homme des personnes bien ciblées dans l’opposition et dans la société civile.

Aujourd’hui, les cas de nos compatriotes, Mme Tatiana Osango, journaliste indépendante et Mr Alain Bolodjwa, activiste politique, sont devenus plus inquiétants.

Madame Osango s’était déjà vue conduite à deux reprises dans les locaux de l’Agence National des Renseignements (ANR) pour des interrogatoires sans fondements. A l’issue de ces interrogatoires, aucun élément n’a été retenu contre elle ; si ce n’étaient que des menaces.

Quant à Monsieur Bolodjwa, sa voix discordante face à un pouvoir agonisant est difficilement tolérée. Ses critiques à l’égard du régime en place mettent mal à l’aise les gouvernants car leur incompétence notoire est étalée sur la place publique. Ainsi, ce patriote est devenu l’homme à abattre.

Et au moment où nous vous faisons ce message, les résidences de nos deux patriotes sont encerclées par les agents de l’ANR, la police politicienne de Félix Tshilombo, alors qu’il avait prétendu fermer tous les cachots de l’ANR.

Eu égard à ce qui précède, l’Alliance des Patriotes pour la Refondation du Congo tient à informer l’opinion tant nationale qu’internationale de ce qui suit :

  1. L’APARECO dénonce avec vigueur, toutes les méthodes d’intimidation par le régime en place, envers les congolais.
  2. L’APARECO invite toutes les organisations soucieuses et éprises de liberté d’expression de faire pression sur le régime de la RDC afin de respecter le jeu et les valeurs démocratiques.
  3. L’APARECO s’insurge avec véhémence contre cette dérive dictatoriale et appelle le peuple congolais à se prendre en charge par un soulèvement populaire pour la refondation du Congo sur les vraies valeurs de la démocratie.
  4. L’APARECO appelle tous les compatriotes résistants à ne pas se laisser intimider par ce pouvoir agonisant et finissant, mais à se tenir débout et marcher pour libérer la terre de nos ancêtres de toute occupation étrangère.

 

Fait à Bruxelles, le 28/2/2022

Alphonse  Ebama Djoko

Président National de l’Apareco.

 

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