Quand l’ignominie gangrène la société

Le 16 septembre devait se tenir au tribunal de Nanterre l’audience concernant la plainte introduite par le président national de l’APARECO, le camarade alphonse Ebama, contre les renégats sur la propriété intellectuelle de l « APARECO ».Elle a été reportée au 21 octobre car l’avocat de la partie adverse n’avait pas remis ses conclusions. Une fois de plus ces manœuvres dilatoires prouvent à suffisance que l’intention ignominieuse  qui sévit au pays a traversé les frontières et les océans pour s’ériger en mode de vie dans la diaspora. Ces renégats n’ ayant aucune légitimité ni légalité ils usent et abusent du temps, empêchant les vrais résistants de poursuivre le vrai combat, le combat de la libération de la mère patrie, alors que le pays va à vau l’eau. Suivant le principe de l’identification d’un chacun dans ce combat tant de fois martelé par notre regretté Président National, feu Ngbanda Nzambo ko Atumba, c-à-d dans l’optique de la séparation du bon grain de l’ivraie il s’en suivra des procès pour les accusations gratuites, sans fondement, diffamation dont a fait l’objet les membres du comité national. Tenez-vous pour dit !!!
Nous ne cesserons d’exhorter la résistance de se départir de tout sentiment autre  que le patriotisme parce qu’en cherchant la gloire sur le malheur de la mère patrie on récolte la gloriole. L’Apareco dans son combat ne vise ni à éliminer ni à détruire un quelconque mouvement de résistance qui lutte sérieusement pour la libération du Congo, notre objectif primordial. Cependant qui s’y frotte s’y pique. Par ailleurs, Le grand souhait de l’Apareco dans l’immédiat reste la tenue des états généraux de la résistance qui nous permettra d’évaluer le parcours accompli et baliser le chemin de nos actions à l’avenir. Car notre délai c’est la victoire. Tel est notre leitmotiv.

 La République Démocratique du Congo, notre mère patrie vit des « moments formidables » comme l’avait dit à l’indépendance le ministre belge des affaires étrangères nous citons Paul Henri Spaak. L’ignominie a gagné la société et le pays sombre dans le désespoir. L’avenir, à cause de l’incurie de la classe politique, devient incertain. Des décisions à l’emporte-pièce, sans vision d’avenir aux  scandales les plus abjects. Nous en énumérerons quelques-uns

L’Etat de siège.

Décision, prise sans l’assentiment du parlement qui est devenu par ailleurs une caisse de résonnance ni de l’Etat major de l’armée est un échec patent, nous poussant à douter de son bienfondé. En effet, L’état de siège qui est un dispositif juridique généralement mis en œuvre par le gouvernement en cas de péril imminent (insurrection armée ou invasion étrangère) pour la nation comprend plusieurs dispositions qui sont:

  • Remplacement de l’armée la police pour la sécurité publique ;
  •  Restriction de certaines libertés de l’État de droit (circulation, manifestation, expression);
  • Le contrôle des médias;
  • un  couvre-feu en vigueur sur le territoire concerné par l’état de siège ;
  • la mobilisation nationale;
  • Remplacement des tribunaux civils par des tribunaux militaires ;
  • surveillance accrue de la population.

Le soubassement juridique en R.D.C est l’Art 85 de la constitution qui prévoit la proclamation de “l’état d’urgence ou l’état de siège” “lorsque des circonstances graves menacent, d’une manière immédiate, l’indépendance ou l’intégrité du territoire national, ou qu’elles provoquent l’interruption du fonctionnement régulier des institutions

Que constatons- nous ?

Instauré depuis le 6 mai 2021 dans deux provinces de l’Est de la République démocratique du Congo secouées par des conflits, pour « mettre rapidement fin à l’insécurité qui décime quotidiennement nos compatriotes » selon les mots du porte-parole du gouvernement, il est devenu un frein aux libertés fondamentales. Cela signifie que l’armée en remplaçant les autorités civiles dans le Nord Kivu et l’Ituri où sévissent 122 groupes armés selon des experts, pour une période initiale de 30 jours, caporalise la population. Sans vision, celui qui fait office du président le décréta sans moyens ni sans avoir évalué les complexités multiples des problèmes qui se superposent dans la région.

Loin du but escompté, les violences se sont depuis intensifiées et le nombre de déplacés internes a atteint un niveau record. L’impunité généralisée pour les exactions commises tant par les groupes rebelles que par les forces nationales continue d’alimenter les conflits

Les entorses :

–   Pas d’ordonnance qui devait détailler les modalités d’application et les mesures d’accompagnement dudit état de siège. Le problème des effectifs se pose, les moyens sont limités et la logistique est faible. La Prime à l’impunité avec la nomination des criminels patentés à la tête des provinces sous état de siège.

Pourtant, l’intelligence obligerait au préalable le gouvernement d’adopter une approche globale cernant le vrai problème qui est et demeure l’instabilité  due à la convoitise de commanditaires de l’agression de la RD Congo et de nos voisins devenus de supplétifs de commanditaires dans cette partie riche en ressources du sol et sous-sol du pays, pour fixer des priorités afin d’éradiquer la violence. Le problème du RD Congo comprend les commanditaires (les anglo-saxons, l’union européenne et Israël), les supplétifs(Rwanda, Burundi et Ouganda et dans une moindre mesure certains Etats africains).Pourtant quelques mesures auraient été comme des préalables pour réussir un tel État de siège, à savoir,

– procéder à un réel assainissement des forces de sécurité en y nettoyant toute présence étrangère ayant infiltrée les forces armées et qui occupe certains postes stratégiques importants de commandement d’une part, et de l’autre parmi les troupes engagées au combat;

– mettre en place un système efficace de démobilisation et réinsertion des ex-combattants 

– procéder à des mutations stratégiques pour éloigner les militaires affairistes des zones en conflits, car devenus inefficaces et dangereux, voulant simplement protéger leurs intérêts matériels et financiers ;

– mise en place des cours martiales pour juger les militaires fautifs pour haute trahison ou pour gaspillage des munitions, criminels de sang et économique qui désobéissent aux ordres qui leurs sont donnés, celui de défendre et de protéger les populations et leurs biens, ainsi que l’intégrité des frontières du pays ;

On ne peut décréter l’état de siège avec une armée infiltrée, une armée indisciplinée, une armée avec des officiers qui détournent les rations et les soldes des militaires au front. Ce qui a pour conséquence : la porosité des frontières.

-Il faut circonscrire l’état de siège dans les territoires de Beni (Nord-Kivu) et Irumu (Ituri)” où sont commis plus d’atrocités.

La situation s’est dégradée de plus en plus. Avant l’état de siège, on pouvait partir de Beni et arriver à Bunia. Pendant l’état de siège, il est devenu extrêmement dangereux d’effectuer le même trajet. Le rayon des tueries s’est étendu. Les assaillants sont désormais actifs aussi dans l’Ituri au nord de Beni. Il n’y a guère qu’à Goma, où le banditisme urbain est le quotidien des habitants, où le résultat semble satisfaire la population: Depuis l’instauration de l’état de siège, il y a moins de tueries, moins de cambriolages et on n’entend plus des coups de balles chaque nuit.

Au jour d’aujourd’hui, l’ensemble des groupes armés “ont tué  plus  de 785 civils en Ituri et au Nord-Kivu” depuis le 6 mai, selon le décompte établi le 22 août 2021 par des experts du Baromètre sécuritaire du Kivu (KST en anglais). Le mouvement rebelle d’origine ougandaise Forces démocratiques alliées (ADF), est responsable à lui seul de la mort de 254 civils, et selon des chiffres du KST.

Les autres milices, notamment les rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), sont responsables de 231 morts bien que l’existence même de FDLR est sujette à caution. Pourquoi réellement les ADF/Nalu et le FDRL s’en prendraient-ils au congolais s’ils sont des mouvements qui combattent le régime mono ethnique du Rwanda et de l’Ouganda ?

C’est un fiasco qui ne devrait pas être renouvelé indéfiniment

Les ADF/NALU et  LES FDRL Parlons-en.
Il existe bel et bien une relation entre terrorisme et faillite étatique et, s’il en existe une, comment expliquer de quel type de relation il s’agit. Pour y parvenir, il faut avant tout déterminer quelle carence particulière des États, favoriserait le terrorisme.

Les États dysfonctionnels laissent leurs populations dans le dénuement et la violence quotidienne : les zones de faible gouvernance recoupent ainsi généralement les zones de pauvreté extrême, qui sont tenues pour favorables  à l’éclosion de
groupes terroristes. Ce qui n’est pas le cas en RDC car , certes Bunia et Ituni , comme partout en RDC sont des zones de faible gouvernance mais ne sont pas des zones de pauvretés extrêmes. Pour comprendre la nature du terrorisme  en Afrique en général et particulièrement au Congo, nous devons prendre les distances avec des analyses factuelles  et le mettre dans le registre global de la politique impérialiste du nouvel ordre mondial.

Qui sont les ADF-Nalu ?

Les ADF-Nalu, groupe armée ougandaise d’obédience musulmane aujourd’hui liés à États islamiques selon la terminaison de nos agresseurs, comme Boko Haram et d’autres mouvements extrémistes sont les protagonistes des crises les plus meurtrières d’aujourd’hui, ce qui complique les efforts pour y mettre fin. Ils exploitent les guerres et profitent de la faillite des États.
Les premières  variables importantes d’analyses pour  ce phénomène restent le trafic d’armes.

En effet, depuis  les années 1900, à la création de la compagnie des indes, en passant par les États unis d’Amérique avec leur « victoire » à la seconde guerre mondiale, avec  l’émergence du complexe militaro-industriel, les  pays occidentaux sont ancrés dans  une corruption profonde, surtout les anciens États colonisateurs.

Depuis l’esclavage, la colonisation et la fondation des Amériques, l’occident est passé des guerres  civilisatrices,   ensuite les guerres coloniales puis les guerres de religions jusqu’aux guerres actuelles contre les États qu’ils cherchent à occuper militairement. Les bases militaires disséminées à travers le monde sont une belle illustration.

La conséquence de cette obsession de « mainmise » fait  que ces pays occidentaux, qui maintiennent le monde dans un État de guerre permanent  créent des armées supplétives  dans les  États  qui  obéissent à leur diktat contre leurs propres concitoyens,  créant par la même  occasion des circuits et réseaux d’approvisionnement légaux et illégaux. L’existence des bases militaires est le préalable au fonctionnement de réseaux d’approvisionnement des armes.

Cette réalité  découle de la nature même de l’impérialisme que les marxistes-léninistes jugeaient non seulement comme existentiellement le développement des contradictions intrinsèques du capitalisme mais aussi le maintien de l’empire politique. Ce qui suppose la création des états supplétifs.
Cas de la France dans le Sahel. Le Rwanda et l’Ouganda aujourd’hui sont des États–supplétifs.

Ces États occidentaux qui se parent d’oripeaux démocratiques mais qui en réalité sont des criminocraties  disposant de capacités militaires plus ou moins sécrètes qui usent et abusent du bâton pour aliéner les États supplétifs, à chaque fois que lesdits États manifestes des velléités d’émancipation. D’où l’existence des armées informelles  créées par  les occidentaux qui sont dormantes ou en activité et qui circulent dans des « no man lands » crées pour le besoin de la cause où se déroule le trafic d’arme en plein jour. Ces sont ces armées là qu’on appelle les terroristes.

Pour s’en convaincre lisez les différents articles publiés  par des journalistes pointilleux comme Thierry Meyssan, Michel Collon etc… Qui expliquent comment les États-Unis armaient al Qaeda en Syrie par le mécanisme des commandes publiques. Comment a-t-on armé la rébellion ivoirienne ?
Comment a-t-on armé la rébellion centrafricaine ? Toujours le même  scenario. Le dernier rapport de l’ONU sur la RCA est éloquent.

Le modus operandi reste la même. En effet, on met le pays attaqué en embargo et on surarme les rebellions créant le chaos dans l’État. Et une fois que cet État cherche à pallier à leurs carences en matière militaire, on officialise le soutien au terroriste. 

Le cas de la guerre en Afghanistan dans les années 1980. Les dimensions morales, spirituelles qui devraient gouverner le monde se sont estompées dans certains États occidentaux devenus criminocratiques en réalité. Car Un État dit démocratique n’agresse pas, ni n’installe la souffrance dans les autres États.
Ces criminocraties nous imposent un narratif auquel il n’adhère pas comme mode de vie normale.

Les frères musulmans dont on fait allusion est une création anglaise. Voilà pourquoi le jeu de la création des terroristes tourne autour  de l’axe Angleterre-États-Unis et les pays du golfe.

Le cas Ben Laden et le moudjahidine en Afghanistan, et en Bosnie, n’échappent pas à ce mode opératoire. D’ailleurs qui finançaient les terroristes? La BCCI et la HBSC, deux succursales de la CITY de Londres qui appartiennent à la trinité Washington-Londres-Vatican.

Une incroyable révélation dans la gigantesque enquête «Swissleaks». HBSC abritait des comptes de trafiquants d’armes et de financeurs d’Al-Qaïda… Selon Hervé Falciani,».

En proportion, on parle beaucoup du terrorisme, mais les affameurs, les vrais terroristes, ceux qui touchent des centaines de millions de personnes, c’est le monde de la finance. 

La RD Congo est prise dans la nasse du monde de la finance qui pour déstabiliser l’État a activé par l’entremise de l’Ouganda les ADF – Nalu, une armée supplétive et dormante, entrainée et financée, de la même manière que les terroristes ailleurs  par les transnationales du monde de la finance et toujours pour le besoin de la cause le Rwanda continue à parler de FDRL. Sinon comment comprendre que ces deux mouvements qui sont en fait des rébellions contre ces deux États respectifs sévissent plus au Congo que dans ces États ? Et dans cette partie du pays pendant ce temps le commerce de minerais fleurit, enrichissant au passage les pays supplétifs et le monde de la finance, notamment Wall Street et la City de Londres.

En plus d’optimiser les massacres et les ventes d’armes qui en découlent, les criminocraties  deviennent aussi de facto le premier producteur d’États ratés, à l’échelle industrielle. Par État raté, j’entends un État qui, après avoir été écrasé militairement ou rendu ingérable au moyen d’une déstabilisation économique ou politique et du chaos qui en résulte, a presque définitivement perdu la capacité (ou le droit) de se reconstruire et de répondre aux attentes légitimes de ses citoyens.

La RDC est un État -raté. (Projet : disparition des États au profit d’un gouvernement mondial)

La présence des Afghans au Rwanda et en Ouganda.

Il faut comprendre que tout est lié. En effet, dans la logique de la guerre permanente les régions ciblées, c’est-à-dire riches en ressources du sol et du sous-sol sont en proie à l’instabilité constante. En effet, les commanditaires de l’agression contre les Congo ayant perçu le danger de l’émancipation imminente des congolais, suivi du départ prochain de la mission onusienne, leur diplomate militaire, se prépare à perpétuer leur emprise sur le pays en maintenant le chaos. Car Comment comprendre que le Rwanda qui souffre d’une démographie étouffante accueille sur son sol surpeuplé des nouvelles populations ??? (cas des réfugiés libyens).

2000  personnes c’est une ville dans la géostratégie militaire, une ville virtuelle certes mais aussi une ville militaro-virtuelle interconnectée par la logistique de la dernière génération qui à tout moment peut déclencher un chaos monstre dans une région.  C’est ici que se comprend la présence des militaires américains qui ont débarqué au Congo pour être acheminer à l’est précisément dans le parc de Virunga où se terrent les ADF-Nalu.

Un peloton (12 personnes), sans équipement  adéquat, sans connaissances précises du terrain, peut-il lutter contre une armée disparate des bandits qui écument la région aussi vaste que l’Ituni ?  Ils sont en réalité des instructeurs.
Même modus operandi qu’en Syrie, Afghanistan et en Yougoslavie.( Dossier à Suivre)

La rédaction

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