URGENT/Honoré Ngbanda présente une nouvelle  preuve de l’imposture des “banyamulenge” et interpelle le gouvernement Belge !

Honoré Ngbanda présente une nouvelle  preuve de l’imposture des “banyamulenge” et interpelle le gouvernement Belge !

Document de l’administration coloniale belge sur les Banyarwanda :  

Procès-verbal de la réunion – frontière des Administrateurs de Territoire de MWENGA et FIZI tenue aux monts Nakabunga et Kakwela le 21 Septembre 1953.

Présentation et analyse du document

 

Par Honoré NGBANDA-NZAMBO KO ATUMBA – Paris, le 26 Septembre 2019

 

VIDEO EN FRANCAIS:

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VERSION TEXTE (français):

Je me fais le devoir de vous présenter ici un document d’archive qui revêt à mes yeux une importance capitale parce qu’elle apporte un éclairage nouveau sur la fameuse problématique sécuritaire et dont les promoteurs sont des populations immigrés rwandaises, communément appelées les « Banyarwanda », lesquelles se sont installées à l’Est de notre pays, la République Démocratique du Congo, depuis les années 1950.     

Tout le monde sait que dans le contexte des quatre guerres successives assorties des scènes les plus horribles de viols, d’assassinats, de mutilations et d’expropriation de leurs terres que les congolais subissent sans répit  depuis 1996 de la part du Rwanda et ses nombreux complices,  alliés et mentors à  travers le monde, le territoire de Minembwe a toujours été et demeure le point de mire et l’œil du cyclone de cet ouragan qui secoue et endeuille tout notre pays. En effet, Minembwe constitue le point d’orgue de cette insécurité chronique qui sévit à l’Est de la RDC, et qui maintient tout le pays dans une spirale infernale de violence et d’insécurité chroniques. Et chose plus grave, la raison fondamentale qui a servi et sert encore de prétexte aux hégémonistes tutsis rwandais pour agresser la RDC, c’est ce mensonge grossier au sujet de leur identité. En effet, ces immigrés tutsis rwandais, communément appelés «Banyarwanda », et qui se sont installés depuis les années 1950 dans les secteurs de Fizi et Mwenga, s’évertuent à se présenter au monde comme étant des populations autochtones congolaises qu’ils ont baptisés du néologisme de «Banyamulenge» et cela, dans le but d’occuper par la fraude et la violence les terres congolaises.

Dans leur argumentaire, les théoriciens hégémonistes tutsis, avec Azarias Ruberwa comme  la figure de proue, prétendent que les « Banyamulenge » (entendez les immigrés Banyarwanda) sont des «tutsis congolais» qui ont toujours vécu au Congo depuis sa création en 1885 ! C’est ainsi que pour répliquer à cette légende mensongère, nous avons sorti plusieurs documents dévoilant tantôt le caractère mensonger de ces affirmations, tantôt les manœuvres sordides des lobbyistes tutsis pour brouiller la vérité  historique et camoufler leurs réelles ambitions d’occuper les terres congolaises par la ruse et la force.

Aujourd’hui, nous présentons donc à l’opinion nationale congolaise et internationale un autre document très précieux qui vient balayer toute la thèse mensongère des hégémonistes tutsis rwandais. Il s’agit d’un Procès-verbal qui porte les signatures de deux administrateurs  territoriaux belges (Jean SCHWALL et VAN CAETER),  d’un agent Territorial belge (Arille GUERLEMENT), ainsi que les signatures des deux chefs de secteurs congolais (MATAYABO  et MALEKANI) et de deux notables congolais (KITONGO et MUNIAKA). Ce document disais-je, nous apporte des éléments de preuve qui mettent définitivement fin à tout débat sur l’origine réelle des immigrés rwandais au Congo (les Banyarwanda) qui s’obstinent à acquérir par la fraude et la force la nationalité congolaise et cela, dans le but de s’emparer de nos terres.

Je demande donc, au nom du peuple congolais, que le gouvernement belge auquel j’ai transmis officiellement ce document qui porte les signatures de leurs agents territoriaux au Congo-belge en 1953, de nous confirmer leur existence et surtout l’authenticité de ce document et des signatures qui y sont apposées. Ainsi, ce document mettra fin à ce mensonge éhonté et stupide des hégémonistes tutsis qui ont pour stratégie le chaos et le mensonge visant à s’accaparer de nos terres. Car, rappelons-le, lors de l’invasion du Zaïre en octobre 1996, Kagamé et son armée avaient pris soin de piller systématiquement toutes les archives administratives des provinces du Sud et du Nord Kivu dans le but justement de supprimer toutes les preuves de leur mensonge. Heureusement, ce procès-verbal qui nous est parvenue, et dont la copie a été conservée par un des notables congolais, ce PV disais-je, a ainsi échappé au pillage des barbares.   

Pour mieux appréhender les informations importantes que nous révèle ce procès-verbal, j’ai jugé utile de relever 5 points d’observation que je présente de la manière suivante :                  

 

1/ 1ereobservation : Ce document que nous présentons à l’opinion publique congolaise et internationale est un procès-verbal qui a été établi et dûment signé le 21 septembre 1953 (soit depuis 66 ans) par trois autorités administratives coloniales belges ci-après:

    • Monsieur VAN CAETER, Administrateur de Territoire a.i. de Fizi 
    • Monsieur SCHWALL Jean, Administrateur Territorial Assistant Titulaire de Mwenga, 
    • en présence de monsieur GUERLEMENT Arille, Agent Territorial de Mwenga 

2/ 2eobservation : Ces autorités coloniales belges s’étaient réunies pour établir la frontière entre les secteurs LULENGE (Fizi) et ITOMBWE (Mwenga) et cela,  «avec l’accord des autorités indigènes»ci-après qui ont co-signé ce procès-verbal. Il s’agit: 

    • pour compte de Fizi, du Chef MATAYABO, chef investi du secteur Lulenge, et du Notable KITONGO, notable  et chef du clan des Besimuniaka de Fizi, 
    • pour compte de Mwenga, du Chef MALEKANI, chef investi du secteur Itombwe, et du Notable MUNIAKA, notable et chef du clan des Basimuniaka de Mwenga,
    • Précisons que les deux nobles congolais de Fizi et Mwenga, étant certainement des illettrés, ont apposé leurs empreintes digitalesen guise de signature aux côtés de celles des autorités coloniales belges et des deux chefs de clan congolais. 

Je demande ici aux notables des chefferies et territoires concernés qui ont vécu à cette époque de nous dire si les personnalités congolaises et belges citées ici sont connues d’eux.

3/ 3observation : Ce procès-verbal a pour objectif d’établir la frontière entre les secteurs LULENGE (Fizi) et ITOMBWE (Mwenga) et cela, avec l’accord exprès des deux chefs de secteur et des deux notables congolais  cités ci-dessus : MATAYABO  et KITONGO (pour Fizi) et MALEKANI et MUNIAKA pour Mwenga.

Ceci montre clairement que même le pouvoir colonial ne se hasardait pas à délimiter d’autorité les frontières entre les clans sans la participation et l’accord exprès des notables congolais qui sont des véritables propriétaires des terres qui constituent l’héritage ancestral de tous les membres du clan.  

  

4/ 4eobservation (la plus importante): Ce procès-verbal révèle et confirme en outre la présence dans cette contrée  des populations immigrées identifiées «Banyarwanda», ce qui se traduit littéralement par «les gens du Rwanda ». Les extraits ci-dessous tirés du PV l’illustrent bien :

 

a. Le procès-verbal stipule : «Tout séjour ou transhumance de bétails des Banyarwanda est interdit au nord de cette frontière ou autrement dit du côté Mwenga…  Pour le moment  toutefois, plus de 200 familles Banyarwanda (elles s’y tiennent avec 500 à 600 tête de bétail) résident encore au nord de la dite frontière et cela dans de tout nouveaux villages parfois.»

Ce passage laisse voir clairement qu’il venait de naître dans la contrée un début de tension sociale due au débordement d’activité pastorale et des mouvements d’implantation des populations banyarwanda, et que cette situation commençait à agacer les populations autochtones congolaises. C’est cela qui a conduit à cette intervention commune des autorités coloniales et coutumières congolaises qui ont procédé à mettre en place ce dispositif comme garde-fous pour délimiter l’espace réservé aux Banyarwanda et à leurs bétails.

Ces restrictions contenues dans le PV démontrent donc clairement que les populations Banyarwanda n’étaient pas, aux yeux des autorités territoriales belges et congolaises, des autochtones comme les autres populations congolaises de la région qui, elles, n’étaient pas soumises à une quelconque restriction de mouvement et d’exploitation des terres. Par contre, les Banyarwanda, eux,  en tant qu’étrangers, étaient soumis à respecter les injonctions des notables congolais, qui sont les chefs des terres incontestés et qui les accueillent chez eux !

 

b. Les autorités coloniales belges, à travers ce procès-verbal, reconnaissent par ailleurs d’une manière explicite le statut de réfugié aux populations Banyarwanda. A ce sujet le PV déclare ceci : «  Matayabo, le chef du secteur Lulenge, a promis asile sur ses terres à tous.  Les Banyarwanda ont accepté son offre ». On voit bien ici que ce n’est pas l’autorité coloniale belge qui donne le droit d’asile aux immigrés banyarwanda, mais bien le chef Matayabo, le chef de secteur et donc chef des terres!

Ce passage montre par ailleurs que les Banyarwanda s’étaient installés, sans autorisations préalables, aux endroits qui n’arrangeaient pas les populations congolaises. C’est ainsi que le chef du secteur Lulenge, promet asile sur ses terres à tous les Banyarwanda, mais à condition qu’ils acceptent d’être délocalisés vers un autre endroit qu’il avait choisi lui-même.

L’asile ainsi offert d’une part, sous conditions, par le chef du secteur Lulenge et accepté, d’autre part, par la communauté Banyarwanda constitue une preuve flagrante du statut d’immigré des populations Banyarwanda.

Ainsi, comme on peut le constater, déjà en 1953, les Banyarwanda reconnaissaient eux-mêmes qu’ils étaient des immigrés refugiés au Congo, et non de autochtones congolais.

 

c. Leur évacuation ainsi ordonnée et organisée dans des délais précis, et exécutée sans résistance, montre à suffisance que ces immigrés Banyarwanda étaient conscients qu’ils n’avaient aucun droit de préemption sur ces terres congolaises. Ils savaient par contre qu’ils n’étaient que des simples bénéficiaires d’une faveur d’hospitalité attestée par l’autorité territoriale et coloniale de l’époque. Pour preuve, le procès-verbal déclare à ce sujet ce qui suit : 

«En présence des administrateurs susdits, les Banyarwanda demandent à l’A.T. de Mwenga de bien vouloir leur accorder un délai de un mois pour évacuer la zone interdite et construire leur village en Lulenge. Ledit délai leur est accordé parce que selon les revendications du notable Kitongo du Lulenge qui considérait comme faisant partie des terres Basimuniaka de Fizi les monts Mulenga, Bikuba, Nakabunga, Pipi, Kakwela et Kitabi, les dits Banyarwanda étaient censés avoir construit leurs village en secteur Lulenge.»

C’est donc sur autorisation des autorités coloniales belges et coutumières congolaises que les immigrés Banyarwanda se sont installés dans les secteurs de Lulenge pour y construire leurs villages.

 

5. 5eobservation : Ce procès-verbal, qui est un document de l’administration coloniale belge, révèle enfin la non-existence du vocable « Banyamulunge » durant toute l’époque coloniale. Une fois de plus ce document de l’administration coloniale belge ne fait nulle part allusion au vocable «Banyamulenge» mais par contre, il parle bien de «Banyarwanda» qui signifie les «gens du Rwanda» ! 

C’est l’occasion de rappeler ici qu’il en est de même de l’ordonnance-loi élaborée en 1972 en faveur des immigrés rwandais par Barthélémy  Bisengimana Rwema, lui-même membre de la communauté rwandaise, les Banyarwanda. Cette ordonnance ne fait, elle non plus, aucune mention d’une communauté « Banyamulenge ».  

Il en est aussi de même de la fameuse lettre de protestation des immigrés rwandais adressée au Secrétaire général de l’ONU le 20 juin 1981. Les représentants des immigrés rwandais ont signé eux-mêmes leur document au nom des «Populations originaires du Rwanda au Zaïre», et non au nom des «Banyamulenge»! 

Par contre, nos recherches nous ont conduit à découvrir que ce néologisme de « Banyamulenge » a été inventé dans les années 1976 par un certain Gisaro, membre de la communauté «Banyarwanda», qui a convaincu l’étudiant finaliste Tabazi Rugama de  développer dans la thèse de son mémoire pour l’obtention de licence en histoire, cette fausse thèse selon laquelle, les « Banyamulenge » sont des tutsis congolais qui ont toujours vécu au Congo depuis sa création en 1885. 

Aujourd’hui, le document que je présente au peuple congolais constitue pour ce débat, une pièce à conviction qui devrait  normalement enterrer une fois pour toutes ce grossier  mensonge sur les prétendues populations congolaises  «Banyamulenge», et clore ainsi définitivement ce débat dorénavant sans objet. On ne débat pas sur quelque chose qui n’existe pas !  

Vu donc l’importance que revêt ce procès-verbal à cause de son témoignage, nous avons procédé à une investigation dès sa réception, pour confirmer l’existence de ses auteurs congolais et vérifier s’ils ont bel et bien exercé en 1953 les fonctions stipulées dans le dit document. Nos investigations dans les secteurs de Lulenge (Fizi) et Itombwe (Mwenga) ont abouti à un résultat plutôt positif. Le fils du chef Matayabo s’était même refugié durant plusieurs années au Canada à cause des menaces sur sa vie. Il s’est décidé de regagner sa terre natale il y a quelques trois années seulement.     

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En guise conclusion, je demande une fois de plus aux dirigeants politiques belges d’assumer leur part de responsabilité en apportant leur témoignage pour clarifier ce litige. Je les invite donc, en ce qui concerne le présent document,  à apporter leur concours pour confirmer ou infirmer officiellement son authenticité et celle de l’identité de ses signataires belges et congolais. 

Car personnellement, je ne comprends pas que pour ce litige totalement inventé et qui est à la base des guerres qui ont causé  plusieurs millions de morts parmi les congolais, les autorités belges continuent de faire la sourde oreille, alors que dans les années 1972-1974, la Belgique avait accueilli sans tergiverser les délégations des experts zaïrois et zambiens pour apporter son éclairage à partir des archives coloniales au sujet du litige frontalier qui opposait le Zaïre et la Zambie. La Belgique avait fait de même, dans la même période des années 1973-1975, pour faciliter la résolution d’un autre litige frontalier entre le Zaïre et le Burundi concernant le «Delta de la Ruzizi». Je n’arrive donc pas à expliquer le mutisme des autorités politiques belges sur litige actuel au sujet de cette prétendue communauté congolaise des «Banyamulenge», litige qui continue de faire couler le sang des millions des congolais ! 

C’est pourquoi, devant l’absence d’un véritable gouvernement congolais qui devrait normalement prendre à bras le corps ce dossier et défendre l’intégrité du territoire aujourd’hui occupé, je saisis l’occasion que présente ce procès-verbal signé par les autorités administratives belges, pour demander aux dirigeants politiques belges, au nom du peuple congolais ainsi que à celui des millions de victimes congolaises de ce conflit, d’apporter leur témoignage sur base des archives coloniales belges pour dire au monde si oui non il a existé au Congo-belge une communauté d’autochtones congolais appelée «Banyamulenge» et, le cas échéant, de nous en produire les preuves !   

Mais en attendant, j’invite tout le peuple congolais à se mobiliser derrière les populations congolaises de l’Est de la République, particulièrement celles des territoires ciblés par les envahisseurs rwandais, pour les aider à stopper ensemble ce processus méphistophélique d’occupation, de balkanisation, de pillage et de mise à mort de notre pays, la République Démocratique du Congo.

Ne commettons pas l’erreur de croire que Minembwe n’est qu’une petite portion du grand territoire congolais et que la menace qui pèse sur lui ne concerne que ses habitants seuls. Minembwe c’est tout le Congo ! Et tous les congolais sont de Minembwe ! Car ce qui se passe à Minembwe aujourd’hui déterminera demain le sort de tout le peuple congolais. Ne nous y trompons donc pas !

Fait à Paris, le 26 septembre 2019 

 

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