La présence de l’armée Ougandaise sur le territoire Congolais: INTRUSION OU CONVENTION?

Les discours cacophoniques du porte-parole du gouvernement Congolais, Patrick Muyaya, ministre de la communication et médias, tantôt sur l’absence, tantôt sur la présence des soldats Ougandais sur le territoire Congolais, sont révélateurs de l’amateurisme de ceux qui dirigent ce pays.

Alors que, du côté Ougandais, les informations allaient bon train sur la traversée de leurs militaires sur le sol de la RDC, de son côté, le porte-parole du gouvernement de la RDC se contentait d’annoncer lors d’un briefing devant la presse: “Il n’y a pas de troupes ougandaises en RDC”. (Politico Cd, 29/11/2021).

A l’entendre, cette traversée devait être assimilée à une intrusion. Si c’était le cas, cela devait être considéré comme une agression très grave et, diplomatiquement parlant entâché les relations bilatérales entre les deux pays concernés. Sous d’autres cieux, l’ambassadeur du pays indexé aurait dû être convoqué dans les heures qui suivaient.

Partons de l’hypothèse d’une intrusion.

Qu’elle a été la réaction du gouvernement Congolais? Dans ses petits souliers comme toujours, attendant que les directives viennent, comme d’habitude, hors du territoire, de chez le faiseur des rois, en la personne de Kagame.

Les réactions de certains patriotes à l’intérieur-même du pays comme celles du Prix Nobel de la Paix, Denis Mukwege, additionnées à celles de la diaspora Congolaise, ont provoqué un tollé au point que le gouvernement, par le même porte-parole, a dû ravaler ses propos, 24 heures à peine pour un rétropédalage de plus qu’inoui.

Il a fallu attendre les déclarations officielles du côté Ougandais faites par l’UPDF (voir Politico CD du 30/11/2021): “Ce matin, nous avons lancé des frappes aériennes et d’artillerie conjointes contre les camps des ADF avec nos alliés congolais”, pour, enfin, voir le gouvernement Congolais bomber le torse, encore par la voix de son porteparole mais cette fois-ci flanqué de deux officiers militaire et policier à ses côtés, pour déclarer: « Comme annoncé, les actions ciblées et concertées avec l’armée ougandaise ont démarré aujourd’hui avec des frappes aériennes et des tirs d’artillerie à partir de l’Ouganda sur les positions des terroristes ADF en RDC ».

Notre compatriote Jean Jacques Wondo, fondateur et administrateur principal de Desk-Wondo, analyste des questions sécuritaires et stratégiquesen matière des armées, tweetait ce qui suit : “Le bon sens veut que dans un état normal, le Commandant suprême des armées s’exprime lorsqu’il fait appel aux troupes étrangères pour opérer sur son territoire.” Malheureusement, la RDC n’est pas un état normal et de ce fait, nous avons assisté à un silence assourdissant de ce côté là et il ne nous restait que nos larmes pour nous lamenter. Quelqu’un a dit : Si le ridicule pouvait tuer…

De l’intrusion, nous sommes passés à une convention de coallition.

D’après le communiqué de presse du porte-parole. Le communiqué des FARDC signé par le général Major et porte-parole des FARDC, Kasonga Léon, est de plus que pathétique. Je reprends, ici, le premier paragraphe qui en dit long sur le manque des cohérences dans ces propos : ” Les FARDC portent à la connaissance de l’opinion que conformément à la planification des opérations dédiées à éradiquer la violence, elles sont montées à l’assaut des positions des terroristes des Forces Démocratiques Alliées (ADF) situées à KAMBI YA JUWA dans l’axe Nord du Secteur Opérationnel SUKOLA I Grand Nord.” Combien y a-t-il eu d’opérations? En plus, vous connaissez la position géographique de l’ennemi. Près de dix ans passés sans succès; et ce, malgré la présence permanente et la collaboration supposée de la Monusco, l’armée la mieux et plus équipée se trouvant dans le secteur!

Et si c’était une capitulation?

Nous pouvons aisément déduire que les FARDC n’existent pas pour la simple et bonne raison que c’est une Armée infiltrée. L’APARECO l’a démontré, à plusieurs reprises, avec des preuves à l’appui (voir site infoapareco.com). Combien de fois nos troupes ne s’étaient pas faites piégées? Au point que nous avons perdu des nombreux vaillants soldats suite à des trahisons (La mort de notre colonel patriote Mamadou Ndala en est une illustration). Comment expliquer, qu’après tant d’années, les FARDC n’ont jamais pu se défaire des ADF? Toutes ces questions nous amènent à considérer que la RDC n’a plus une vraie Armée nationale.

Le défunt président national de l’APARECO, monsieur Honoré NGBANDA ne disait-il pas que l’accession de Tshilombo Félix au pouvoir en RDC répondait à trois missions dont le blanchissement des criminels des Congolais, l’endormissement du peuple Congolais par des fausses promesses et enfin la balkanisation de la RDC? Rappelez-vous de la promesse faite pour l’état de siège. C’est cela l’endormissement décrié par le président NGBANDA. Où en sommes-nous? Avec quels résultats? Combien des morts, un après? L’état de siège s’est transformé en business et promotion pour certains officiers.

Le porte-parole du gouvernement Congolais ne fait que suivre le chemin tracé par son traitre de président. Le mensonge est devenu la norme pour endormir les Congolais et cela dans le but de favoriser la balkanisation par la cession de nos terres aux étrangers.

Ô deal satanique quand tu nous tiens !

Clovis MBIKAY.

VPN E.F.I. / APARECO.

Bruxelles, 4 Décembre 2021.

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