PRESIDENCE DE LA CENI : L’APARECO soutient la CENCO et L’ÉCC

Nous observons tous depuis plusieurs semaines de vives tensions au pays de Lumumba et ce, dans le contexte immédiat d’un processus électoral mis en route en toute flagrance pour 2023.

En effet, dès le départ, la loi organique du processus électoral qui a été modifiée au goût du pouvoir en place est passée au parlement et promulguée par le Président nommé Félix Antoine Tshilombo, au mépris de la contestation et des remarques pertinentes faites tant par les églises catholique et protestante que par certains leaders et acteurs politiques.

De même, le processus de désignation des animateurs de la Commission électorale prétendument indépendante, va risquer de continuer son chemin comme en 2011 et 2018, faisant fi de la contestation de ces deux églises qui représentent plus de 80% de la population de la République à démocratiser du Congo. Ainsi se justifie le dicton : « le chien aboie, la caravane de la fraude passe ».

Curieusement, toute cette bagarre se passe dans un pays toujours sous occupation rwando-ougando-burundaise. Pendant ce temps la classe politique congolaise et toutes les autres couches de la société civile s’obstinent à accompagner allègrement ce processus, ainsi que ces occupants et leurs valets au pouvoir dans leur forcing vers un 4ème forfait consécutif. Certaines âmes averties n’hésiteront pas à user en l’extrapolant de l’expression française de « jamais trois sans quatre ».

La CENCO et l’ECC croyant naïvement qu’elles seront capables pour cette 4ème fois de faire mieux qu’en 2006, 2011 et 2018, n’abandonnent pas malgré leur bonne volonté et leurs déboires à répétition.

  • L’APARECO et toute la résistance dénonce avec force cette énième démarche suicidaire qui ne conduira nulle part, sauf à renforcer et à parachever le processus d’occupation et de balkanisation dont le président nommé Félix Antoine Tshilombo en est et en sera de toutes les façons l’agent liquidateur.
  • L’APARECO dénonce avec la dernière énergie les dérives autoritaires du pouvoir en place érigées en système et en mode de gouvernance pour conserver à tout prix le pouvoir: le totalitarisme, le tribalisme, l’intolérance, la violence sous toutes ses formes, le népotisme, la corruption, la culture d’injures faciles, les mensonges, la diabolisation, le manque de liberté d’expression, la technique de victimisation, l’activation manifeste du lit de la haine tribale par les ennemis du Congo qui se cachent derrière Félix Antoine Tshilombo et une justice hautement et honteusement tribalisée agissant à double vitesse…

Tous ces maux autrefois décriés commencent à s’enraciner profondément par la seule volonté de ceux-là même qui, durant trois décennies avaient promis au peuple congolais l’« État de droit », la « démocratie », la « bonne gouvernance » et toutes les merveilles du monde.

Où est donc aujourd’hui ce fameux « État de droit » lorsque les agents de l’ordre sont tués par les drogués de l’UDPS, lorsque l’hémicycle inviolable du palais du Peuple est vandalisé par les membres du parti au pouvoir qui se comporte en parti d’opposition, lorsque la presse est muselée et les journalistes tabassés en plein jour et arrêtés injustement, lorsque la liberté d’expression est devenue un danger public.

  • L’APARECO condamne avec force l’association de tous ces actes criminels qui ont atteint leur paroxysme ces dernières semaines : vandalisme des églises catholiques dans le diocèse de Mbuji-Mayi, les attaques et jet des pierres à l’archevêché de Kinshasa et au domicile du Cardinal Fridolin Ambongo, accompagnés de menaces et insultes publiques par des jeunes drogués, avec la bénédiction du Secrétaire général de l’UDPS monsieur Augustin Kabuya.

 Tous ces événements que nous vivons ne sont jamais un simple fait du hasard, car nous savons que c’est le schéma et le plan d’action que les occupants tutsi-rwandais ont  imposés à Félix Antoine Tshilombo dans le pacte qu’ils ont signé en lui garantissant en échange le pouvoir usurpé en décembre 2018.

  • L’APARECO dénonce et condamne  l’infiltration de l’UDPS par les banyarwanda qui agissent en coulisse en instrumentalisant les jeunes congolais et en les poussant à la violence comme ils l’ont fait chez eux au Rwanda.
  • L’APARECO condamne toute forme de violence et de menaces tant verbales que physiques contre toute personne ayant une opinion contraire, spécialement contre l’Église catholique et le Cardinal Fridolin Ambongo.
  • L’APARECO condamne une justice sélective et à double vitesse qui s’applique seulement contre ceux et celles qui ont une opinion différente à celle de l’UDPS, tout en tolérant et en fermant les yeux pour les mêmes faits commis par les membres de l’UDPS. L’objectif de ces derniers est de lutter pour conserver au profit de Félix Tshilombo le pouvoir.

 À la suite de leur prise de position ferme :

  1. L’APARECO soutient  la CENCO et l’ECC et les encourage à ne pas céder au diktat de Félix Tshilombo qui veut passer en force en imposant obligatoirement son candidat à la tête de la CENI. Cette prise de position de la CENCO et de l’ECC ressemble à une des 7 mesures proposées par feu le Président National monsieur Honoré, invitant tous les leaders et acteurs politiques de quitter purement et simplement ce processus des élections déjà infecté et vicié dès le départ.
  2. L’APARECO encourage la CENCO et l’ECC à s’inspirer du modèle de leurs confrères de l’église du  Mexique qui, à travers la théologie de libération et la théologie de l’indigène, ont non seulement sensibilisé et mobilisé leur peuple meurtrie, mais ils l’ont aussi poussé et accompagné jusqu’à la libération du joug des politiciens véreux qui les maintenaient longtemps en esclavage.
  3. L’APARECO rappelle à leurs excellences les Évêques de la CENCO et de l’ECC, aux compatriotes du Comité Laïc de Coordination, de se souvenir de la grande organisation ayant conduit à la marche du 16 février 1992 pour réclamer la réouverture de Conférence Nationale Souveraine. Voilà ce que notre peuple attend et vous avez l’assurance de notre soutien.

Puissiez-vous sortir du processus qui est d’avance biaisé, au risque de vous retrouver comme en 2006, 2011 et 2018 devant le fait accompli, abandonnant ainsi les espoirs de tout un peuple et le décevoir encore pour une 4ème fois consécutive?

Enfin, l’APARECO demande au peuple congolais de rester vigilant et de ne jamais céder aux provocations d’un pouvoir qui a montré ses limites. Ces provocations planifiées, dictées et orchestrées par les occupants tutsi-rwandais n’ont qu’un objectif : semer le chaos et donner l’occasion à l’achèvement du processus de balkanisation au prétexte que les Congolais n’arrivent pas à vivre ensemble.

Que vivent l’APARECO et toute la Résistance pour la libération de notre pays !

Ingeta !

Fait à Paris, le 04 août 2021

José Yango W’Etshiko

VPN & Porte-parole

Facebook Comments
Comments are closed