Réponse de l’APARECO aux approximations et aux prétentions du Tutsi Rwandais Gaston Nganguzi Rwasamanzi

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Réponse de l’APARECO aux approximations et aux prétentions du Tutsi Rwandais Gaston Nganguzi Rwasamanzi

(Par José Yango W’Etshiko, Porte-parole de l’APARECO)

 

Au Moyen-Âge, les alchimistes européens par des formules et des procédés demeurés secrets pour les non-initiés, parvenaient à transmuter le métal vil qu’est le plomb en métal noble qu’est l’or. Depuis l’occupation de notre pays, les hégémonistes rwandais ont juré coûte que coûte de s’attribuer des pans entiers de nos terres dans le Kivu soit par de faux dialogues avec tribus autochtones, soit par la force en recourant aux faussesrebellions et aux criminels de tout poil en massacrant les autochtones des contrées convoitées. Les réfugiés rwandais en République Démocratique du Congo qui se sont autoproclamés «Banyamulenge» croient dur comme fer que leurs falsifications de l’histoire de la RDC, leurs mensonges grossiers et autres discours lénifiants leur permettront de ravir sans coup férir les terres de nos ancêtres.

Depuis le mois de mars de cette année, nous assistons à une vaste campagne des Tutsis Rwandais résidant chez nous qui se rivalisent de zèle pour pondre des articles qui tous ont l’objectif d’enfumer les Congolais et d’empêcher toute émergence du consensus autour de cette question hautement patriotique.

Après les écrits mensongers truffés de falsifications éhontées des documents faits par Cédric Muyoboke Mudumiza le 21 février 2020, nous avons eu droit aux élucubrations et à la litanie d’injures proférées contre monsieur Honoré Ngbanda par Alain Rumenge NT dans son article paru le 21 avril dernier. Ces derniers avaient posté leurs articles dans un site rwandais (www.easterncongotribune.com). Ce 29 avril 2020, c’était le tour d’un autre Tutsi Rwandais du nom de Gaston Nganguzi Rwasamanzi de leur emboiter les pas en signant un article ronflant du même genre que ses compatriotes susnommés et en le publiant, cette fois-ci, dans le site www.rwandapodium.org. Cet article s’intitule « RDC : La Citoyenneté des Rwandophones Congolais – Les causes lointaines et récentes de la problématique de la citoyenneté des Rwandophones congolais en RDC ».

N’ayant aucun argument convaincant avec des références historiques vérifiables, le Rwandais Gaston Nganguzi Rwasamanzi choisit plutôt, comme ses deux frères rwandais, de charger monsieur Honoré Ngbanda – le Congolais qui fait manquer du sommeil aux occupants rwandais – en ces termes : « Responsable de la sécurité sous Mobutu, il fut, avec le soutien des forces françaises de l’opération Turquoise, un des principaux architectes de ceux qui avaient poussé à l’accueil et à l’alliance avec les forces génocidaires vaincues pour faire bénéficier le régime mobutiste discrédité des faveurs occidentales. A ce titre, il demeure un des principaux artisans de la guerre de 1996-1997 et de la chute du régime Mobutu qu’il cherche, depuis lors, à venger à travers sa campagne de mensonges tous azimuts ».

Ci-dessous, nous rétablissons la teneur originelle de différents décrets de l’administration coloniale qui reconnaissent et réorganisent les pouvoirs des autorités traditionnelles dans des chefferies. A lire le salmigondis que nous sert le Rwandais Gaston Nganguzi Rwasamanzi dans son article, il n’hésite pas à nous faire avaler que ces différents textes légaux avaient plutôt créé les chefferies.

Le décret du 6 octobre 1891 est le principal changement d’orientation des rapports avec les populations locales. Il stipulait en article premier que « dans les régions déterminées par le gouvernement général, les chefferies indigènes seront reconnues comme telles, si les chefs ont été reconnus par le Gouverneur général, ou en son nom, dans l’autorité qui leur est attribuée par les coutumes ».

Et, l’article 5 précise que « les chefs indigènes exerceront leur autorité conformément aux us et coutumes, pourvu qu’ils ne soient pas contraires à l’ordre public et conformément aux lois de l’Etat. » Ils sont donc placés « sous la direction et la surveillance des commissaires de districts ou de leurs délégués »

Pourriez-vous, monsieur Gaston Nganguzi Rwasamanzi, nous prouver le contraire de ce que nous affirmons ci-dessus ?

Le décret du 02 mai 1910. Après la reprise du Congo et la mise en vigueur de la Loi organique du 18 octobre 1908, dite Charte coloniale, se précise la préoccupation du législateur belge au sujet de l’amélioration des conditions morales et matériellesd’existence des populations indigènes, laquelle loi donne le jour au décret du 2 mai 1910 sur les chefferies indigènes. Ce décret marque une participation plus effective des collectivités indigènes à l’administration de la Colonie. (Cfr. Wauthion R., gouverneur de province honoraire au Congo-Belge dans son mémoire présenté à la séance du 17 novembre 1958 apres sa mission au Congo-Belge.)

Avez-vous, monsieur Gaston Nganguzi Rwasamanzi, la preuve contraire à ce qui est dit ci-dessus ?

Concernant ce que vous appelez des chefferies rwandophones du Nord-Kivu, il s’agit purement et simplement de vos fantasmes personnels et vos approximations en tentant de réécrire notre histoire selon le goût des Rwandais dits des Banyamulenge.

En réalité, ces fameuses « chefferies rwandophones » sont plutôt des chefferies dites «atypiques» créées par le colonisateur belge en déplaçant des populations immigrées du Rwanda vers le Congo. Nous en citerons trois : La chefferie de Bwisha (Sud de Rutshuru), la chefferie de l’Enclave de Gishari (Masisi) et la chefferie Hunde de Bukumu (au Nord de Goma).

a) La chefferie de Bwisha(Sud-Rutshuru) : Cette chefferie a été la fusion des quatre anciennes entités locales : Jomba, Busanza, Gisigari et Rugari ; Ceci est même attesté par un auteur rwandophone, Mgr P. Kanyamachumbi, 1993, pp 37 et 117). Cet auteur reconnait également que « Avant et après le roi Kigeri IV Rwabugiri, les autres rois du Rwanda n’ont jamais administré cette terre et leur autorité ne s’y est jamais exercée ». En 1922, le colonisateur belge imposa, après la relégation du chef hunde Bikamiro, le Rwandais Daniel Ndeze comme chef traditionnel en violation de tous les principes coutumiers en vigueur jusqu’alors à Rutshuru.

b) La chefferie de « l’Enclave de Gishari »au Masisi. Ces terres de 34.910 ha (350 Km2) ont été achetées de force aux chefs Bahunde par le Pouvoir colonial en 1939, pour y installer des immigrants rwandais fuyant la famine au Rwanda. Trois chefs se succéderont à la tête de cette entité. En aucun cas, il ne s’agira de chefs traditionnels : M. Leenaerts (1938), administrateur belge muté du Rwanda, est arrivé dans cette entité en 1938 pour continuer à s’occuper des immigrés qu’il maîtrisait déjà depuis le Rwanda. En 1940, M. Leenaerts est remplacé par le Chef Bideri, venu du Rwanda, et Bideri sera lui-même remplacé, en 1941, par un autre chef rwandais, Buchanayandi. Cependant, en 1957, les Hunde récupèrent leur entité de Gishari et obtiennent sa réintégration dans la chefferie hunde de Kishali. Le « Gishari » entité créée par le Colonisateur belge n’aura donc duré que 17 ans.

c) La chefferie hunde de Bukumu, au-dessus de Goma. Il s’agit d’une chefferie typiquement hunde, mais à population très mélangée. Un chef traditionnel hunde voit la population de son entité devenir fortement mélangée avec une majorité de rwandophones.

Ici, nous diriez-vous encore, monsieur Gaston Nganguzi Rwasamanzi, l’APARECO et son leader mentent aux Congolais ?

Pour terminer, nous vous disons clairement que votre obstination ne paiera jamais et ne lassera jamais non plus les patriotes congolais déterminés à défendre l’intégralité de leur pays. Vous trouverez toujours sur votre route, soyez-en convaincu, l’APARECO et son leader, monsieur Honoré Ngbanda, pour vous combattre.

Appel au peuple congolais

 

Alors que les lobbies tutsi-rwandais se mobilise tous azimuts avec des articles mensongers et des affabulations avec lesquels ils inondent l’opinion tant nationale qu’internationale, pour justifier la conquête de nos terres par la fraude et la violence, l’APARECO invite toutes les couches de la population congolaise à une forte mobilisation pour stigmatiser ces envahisseurs.

Etudiants, professeurs, chercheurs, juristes, historiens, ethnologues, sociologues et élites de tout bord, mobilisez-vous et formons tous une phalange pour stopper l’entreprise méphistophélique des hégémonistes tutsi-rwandais en RDC. Contrez-les, dénoncez-les, dénichez-les où qu’ils se cachent, derrière leurs stratégie du chaos et du mensonge qui a coûté la vie à plusieurs millions de congolais.        

Amsterdam, le 01 mai 2020.

José Yango W’Etshiko

Vice-président national et Porte-parole de l’APARECO

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