FLASH-Réaction de José Yango W’Etshiko, VPN & Porte-Parole de l’APARECO, à l’article d’Alain Rumenge NT

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Réaction de José Yango W’Etshiko, Vice-président national et Porte-parole de l’APARECO,  à l’article d’Alain Rumenge NT

 

A Monsieur Alain Rumenge NT (Ntez’u ?)

Maître Ès Sciences en Santé Publique de l’Université de Laval, Québec/Canada,

Lecturer à l’Université et Militants de Lutte pour le droit de l’Homme en Afrique centrale et de l’Est (LDH/ACE)

Monsieur,

Sans doute, vous êtes un peu surpris de recevoir ou de lire sur internet une lettre qui vous est personnellement destinée par une personne que vous ne connaissez ni d’Adam ni d’Eve. Pour vous rasséréner, je me présente illico presto, je m’appelle José Yango W’Etshiko, mieux connu dans la diaspora congolaise de partout sous l’acronyme de Yajovin. Je vous écris ladite lettre bien entendu sous ma double qualité d’Historien de formation et de profession et d’ancien enseignant en tant que Chef de Travaux en Histoire de l’Université Nationale du Zaïre (UNAZa) d’une part, et d’autre part, de Vice-président national et de Porte-parole de l’APARECO, Mouvement de résistance patriotique congolaise, fonctions que j’exerce actuellement.

Monsieur,

J’ai lu attentivement votre article publié ce 21 avril 2020 sur le site Web et blog  www.easterncongotribune.com sous le titre éminemment accrocheur de : NGBANDA : Quel traitement de choc pour son énième épisode de crises psychonévrotiques(cfr.https://easterncongotribune.com/2020/04/21/ngbanda-psychonevrotique/). C’était pour vous une façon de venir à la rescousse de votre compatriote rwandais Cédric Muyoboke Mudumiza dont le texte avait été totalement broyé par la solidité et la véracité de l’argumentation exposée par le président national de l’APARECO.

De prime abord, au regard de vos nombreux titres académiques affichés, j’espérais avoir à faire à un article solide qui contredirait point par point les arguments historiques de monsieur Honoré Ngbanda, président national de l’APARECO. Je m’attendais à vous voir démolir les arguments qu’il a appuyés dans sa communication du 06 mars 2020, par des documents de références vérifiables de l’administration coloniale belge, (cfr. https://www.info-apareco.com/2020/03/06/video-texte-replique-de-lapareco-a-larticle-de-cedric-muyoboke-mudumiza-et-a-la-declaration-de-la-communaute-des-banyarwanda-en-rdc/). Mais hélas, rien de tout cela !

Monsieur Honoré Ngbanda, père de la résistance patriotique congolaise, répliquait ainsi sèchement à votre compatriote rwandais autrement appelé «mwanyamulenge», Cédric Muyoboke Mudumiza, dont l’objectif était manifestement d’entuber l’opinion nationale congolaise et internationale par ses élucubrations, ses falsifications éhontées de l’histoire de la RDC, ses fausses citations et autres mystifications.

Monsieur,

Au fur et à mesure que je lisais votre fameux article, j’éprouvais un immense ennui et, disons-le, une grande déception tant la légèreté de votre texte était sidérante. A la fin de votre texte, vous vous êtes présenté comme un « lecturer » de l’Université Laval au Québec/Canada. Je précise pour certains de nos lecteurs que l’anglicisme « lecturer » est l’équivalent du titre académique de « maître de conférences » dans les universités françaises ou de « Chef de Travaux » dans les Instituts supérieurs et universités de la République Démocratique du Congo.

Je ne doute pas que ce titre académique soit régulièrement le vôtre. Cependant, permettez-moi de me poser la question de savoir pourquoi l’Office québécois de la langue française (OQLF) – réputé très tatillon particulièrement contre les anglicismes – ait pu accepter que le terme « lecturer » soit usité dans les universités québécoises dont fait partie celle de Laval ?

Mais malheureusement, en lieu et place des arguments convaincants qui dépassent les supputations de votre compatriote rwandais Cédric Muyoboke Mudumiza, j’ai plutôt pu relever les noms d’oiseaux de votre répertoire d’injures dont vous affublez monsieur Honoré Ngbanda du début à la fin de votre article. L’injure, dit-on, c’est l’arme des faibles !

Monsieur,

Je sais et je comprends que tous les rwandais comme vous-mêmes, vous êtes tous aux abois parce que les messages de monsieur Honoré Ngbanda ont fini par réveiller les congolais de la diaspora et de l’intérieure de la RDC et de les dresser contre votre projet d’occupation. Vous êtes surtout en colère contre le président de l’APARECO parce qu’il a réveillé le peuple congolais du Kivu, particulièrement les Bafulero qui ne veulent plus entendre parler d’un prétendu peuple «banyamulenge» dans leur région, car ils estiment (avec raison) que s’il y a un peuple qui pourrait s’appeler «banyamulenge» dans le Kivu, c’est bien le peuple fulero et personnes d’autres !

Nous comprenons donc que monsieur Honoré Ngbanda soit du coup devenu l’homme à abattre pour tous les hégémonistes tutsi-rwandais. Mais en votre qualité de «scientifique»,  je vous invite  à le combattre plutôt avec des arguments scientifiques vérifiables, comme lui-même le fait pour dénoncer vos mensonges, vos projets et vos manœuvres d’occupation.

Monsieur,

Elevez le débat, démolissez ses preuves : démontrez-lui, par exemple, que le communiqué officiel du délégué du Haut-Commissariat des Nations Unis pour le Refugiés des années 1960 installant les réfugiés rwandais à Mulenge, et leur interdisant de faire de la politique en RDC est un faux document! Exhibez-nous un seul document historique ou administratif d’avant 1970, comme vous l’a demandé monsieur Honoré Ngbanda, document dans lequel on peut lire le mot «Banyamulenge» ! Démontrez-nous que la lettre du 20 février 2004 de l’Administrateur Théo Rugwiza adressée à Azarias Ruberwa pour créer Minembwe et occuper le territoire congolais est un faux ! Prouvez-nous que la lettre du 20 juin 1981 des « Représentants des populations originaires du Rwanda au Zaïre » adressée au Secrétaire Général de l’ONU pour réclamer l’autodétermination des territoires congolais dans le Kivu est aussi un faux! Ne perdez pas votre temps à tenter de diaboliser monsieur Honoré Ngbanda auprès des Congolais en agitant à tort et à travers l’épouvantail du «mobutisme». Cette recette-là est dorénavant décatie et ne marchera plus auprès de l’élite et de la jeunesse  congolaise!               

Monsieur,

Sachez, pour terminer ma lettre, que les «Banyamulenge» ne sont pas des Congolais. Ce sont des Rwandais qui s’acharnent par tous les moyens possibles pour accaparer la terre congolaise quelque part au Kivu. Le père de la résistance patriotique congolaise, monsieur Honoré Ngbanda, dénonce inlassablement l’occupation rwandaise de notre pays depuis presque deux décennies à ce jour en mettant à nue toutes les stratégies et tous les stratagèmes tant des Rwandais immigrés chez nous que ceux vivant au Rwanda. Votre obsession de nous ravir nos terres vous fait dire à la fin de votre article que « Dans son opiniâtreté paranoïaque (celle d’Honoré Ngbanda, et c’est nous qui soulignons), il n’a jamais compris que les Banyamulenge sont des congolais à part entière et non entièrement à part, qu’ils sont non seulement prêt à mourir pour leur patrie, mais aussi qu’ils savaient combattre pour cette cause. Yaya « Moke ya mboloko maladi té ».   

Sachez enfin que le peuple congolais dans son ensemble ne vous concèdera jamais un centimètre carré de sa terre. Je n’ai rien trouvé de sérieux dans votre article qui puisse mériter une réponse conséquente. Certes, l’Histoire est une science sociale mais elle est très rigoureuse dans sa méthodologie et dans son approche pour restituer les faits historiques dans leur contexte spatio-temporel. Dans ce cas, elle n’est à confondre avec les fables, les contes et autres constructions mécaniques de leurs auteurs.

Sachez aussi qu’Honoré Ngbanda n’est pas seul comme vous le laissez supposer malicieusement dans votre article! Il a derrière lui des nombreux patriotes résistants congolais de la diaspora et de l’intérieur de la RDC qui sont dorénavant debout et déterminés à stopper net les projets expansionnistes des Tutsi-Rwandais qui sont au pouvoir au Rwanda ainsi que ceux qui sont camouflés à l’intérieur de la République Démocratique du Congo.

 

Amsterdam, le 24 avril 2020

José Yango W’Etshiko

Ancien Chef de Travaux en Histoire

et

Vice-président national et Porte-parole de l’APARECO

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