URGENT/COMMUNIQUE: L’APARECO dénonce et condamne l’implication de la MONUSCO et des FARDC dans le massacre des Congolais à l’Est du pays  

COMMUNIQUE

L’APARECO dénonce et condamne l’implication de la MONUSCO et des FARDC dans le massacre des Congolais à l’Est du pays  

 

La RDC a connu des massacres et des atrocités innommables depuis un peu plus de deux décennies d’occupation rwandaise et étrangère. Le peuple congolais est abandonné à son triste sort aussi bien par les politiciens congolais d’origine qui ont choisi de servir et de protéger les occupants que par la communauté internationale qui ferme hypocritement les yeux et les oreilles pour ne pas voir les horreurs de nombreux crimes de masse ni entendre les cris perçants d’appel au secours lancés par des victimes et des survivants.

Les Congolais en général et ceux de l’Est du pays en particulier avaient espéré (naïvement?) qu’avec l’envoie des Casques Bleus de l’ONU – depuis juillet 1999 sous l’appellation de la MONUC qui se mua dix ans plus tard, à partir de juillet 2009, en Monusco avec mission de stabiliser la RDC – leurs larmes allaient définitivement cesser de couler grâce à la protection des troupes de l’ONU.

Mais, vingt ans après, le bilan de la Monusco en RDC se solde par un échec total sur tous les points de vue. Ces deux derniers mois à peine, des indices flagrants ont révélé avec effroi la connexion des Casques Bleus de la MONUSCO avec les rebelles ougandais des ADF/Nalu, faussement présentés comme étant des opposants au régime de Yoweri Museveni. Or curieusement, l’ADF/Nalu n’a jamais agressé le territoire ougandais ni inquiété le pouvoir en place en Ouganda !  Par contre, ses troupes se livrent plutôt aux massacres des populations congolaises et aux pillages des ressources nationales de la RDC.

Par ailleurs, des vidéos qui circulent ces derniers jours sur l’internet et dans les réseaux sociaux montrent clairement les Casques Bleus de la MONUSCO en train de jeter dans des fosses communes, sans ménagement et comme de vulgaires cadavres de chiens, les corps de nos compatriotes froidement assassinés. Ces images insupportables et nauséeuses qui révulsent des cœurs sensibles semblent apparemment n’émouvoir personne au sein de la communauté internationale qui, jusqu’ici, garde un mutisme total soit par cynisme, soit par complicité.

De tout ce qui précède, l’APARECO :

1.Condamne avec fermeté ces massacres récurrents des Congolais perpétrés à l’Est du pays par les éléments rwandais infiltrés dans les rangs des Fardc et par les troupes de la MONUSCO qui se sont muées une espèce de croque-mort.

2.Dénonce et condamne l’absence d’un Etat en République Démocratique du Congo auquel revient seul la responsabilité régalienne d’assurer la sécurité et la protection des citoyens congolais ! Cette situation est due au phénomène d’occupation de la RDC consécutivement à l’infiltration des FARDC, de la Police nationale et de toutes les autres institutions du pays par le Rwanda.

3.Fustige le comportement odieux des hommes politiques qui se refusent, à cause des calculs politiciens et pour des intérêts égoïstes, de lever la voix pour condamner sans réserve les massacres de nos compatriotes par les occupants rwandais et étrangers.

4.Dénonce et condamne avec véhémence les troupes de la MONUSCO et celles des militaires rwandais infiltrés au sein des FARDC pour avoir procédé ces 26, 27 et 28 novembre 2019 aux massacres des civils congolais à Beni parce qu’ils ont protesté contre les violations de leur droit fondamental à la vie et à la liberté.

5.Dénonce et condamne l’indifférence quasi générale de l’ONU face à la démission de ses troupes de Casques Bleus de leur mission principale de protéger les populations civiles congolaises. L’absence totale de sanction de la part du Secrétariat général de l’ONU dénote son mépris à l’égard du peuple congolais et de son droit à la vie et à la liberté reconnu à tous les peuples du monde.

6.Exige par conséquent de Félix Tshisekedi et du Secrétaire général de l’ONU, sur base de l’aveu des responsables de la MONUSCO sur radio Okapi, qu’une enquête internationale et indépendante soit rapidement diligentée pour identifier les auteurs de ces crimes et les circonstances de l’usage des armes à feu contre des manifestants civils congolais.       

7.Réitère son vibrant appel  au peuple congolais à se prendre lui-même en charge pour chasser les occupants et recouvrer sa pleine souveraineté. Que partout au pays et plus particulièrement à la capitale Kinshasa, centre du pouvoir et des institutions, tous les Congolais se lèvent et emboitent le pas aux compatriotes de Beni qui se sont levés courageusement contre tous les ennemis de notre pays. La responsabilité de libérer la RDC incombe au seul peuple congolais. Car personne d’autre ne viendra nous aider à stopper ce complot d’occupation et de mise à mort de notre pays. Nous devons tous ensemble, en tant que Congolais, héritiers des terres que nos aïeux nous ont léguées, nous tenir les mains pour bouter les occupants et leurs alliés hors du territoire national.

Fait à Paris, le 30 novembre 2019

José Yango W’Etshiko

Porte -Parole et Vice Président de l’APARECO

 

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