Honoré Ngbanda réplique à Moise Nyarugabo & met en garde Paul Kagame, Félix Tshisekedi et les parlementaires congolais complices du Rwanda

APARECO NEWSLETTER

La stratégie mensongère de victimisation des Banyarwanda

Qui sont les bourreaux et qui sont des victimes en RDC ?

Réaction d’Honoré Ngbanda aux élucubrations de Moïse Nyarugabo

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Beaucoup d’africains ressortissants des pays membres de la Région des Grands Lacs africains en général et les Congolais de la République dite démocratique en particulier ont suivi, les uns avec indignation, les autres avec colère, la sortie médiatique d’un groupe d’individus qui se sont présentés eux-mêmes comme étant les membres de  la « communauté congolaise  Banyamulenge». En effet, dans leur communication à la presse nationale congolaise et internationale, à travers un communiqué lu par leur porte-parole, Moïse NYARUGABO, et dont nous vous produisons le texte intégral en annexe n°1, ces réfugiés Banyarwanda (car c’est ça leur véritable identité) ont déclaré ce qui suit : «La communauté Banyamulenge tient à porter à la connaissance de l’opinion  tant nationale qu’internationale le plan de son extermination et de son déracinement en pleine exécution à Minembwe et sur tous les hauts plateaux qui s’étendent sur les territoires de Fizi, Mwenga et Uvira. Elle dénonce vigoureusement ce plan qui se traduit par les massacres  systématiques, l’attaque, l’incendie et la destruction totale des villages habités par les Banyamulenge et le pillage de leurs bétails. Cette barbarie est l’œuvre des groupes armés notamment, Mai-mai Yakutumba, Ebwela, Aochi, Mulumba et Bilozebishambuke qui ont coalisé avec les groupes armés étrangers plus particulièrement les Forces nationales de libération du Burundi (FNL), la Résistance pour un état de droit au Burundi (Red tabara), la Force républicaine du Burundi (Forebu) etc.»  

Ce communiqué s’en prend ensuite violemment aux éléments des FARDC qu’il accuse de complaisance et de complicité avec les agresseurs. Il déclare en effet : « Les militaires qui ne soutiennent pas ouvertement les maï-maï disent qu’ils n’ont pas reçu l’ordre de se battre et qu’ils ont été envoyés pour la sensibilisation. »  

Le communiqué des Banyarwanda rejette ensuite l’affirmation selon laquelle la guerre qui se déroule à Minembwe est une guerre interethnique car, il déclare : «La communauté Banyamulenge affirme n’avoir aucun problème particulier avec les communautés voisines.» Le même communiqué rejette « l’argument selon lequel la guerre actuelle serait liée à la création de Minembwe». Et pour étayer leur rejet, les Banyarwanda soutiennent que cette commune qui a été créée en 2013 sous le gouvernement Matata Ponyo n’avait pourtant pas provoqué de guerre ethnique.

Le président américain Abraham Lincoln avait totalement raison de dire : « Aucun homme n’a assez de mémoire pour réussir dans le mensonge » ! Azarias RUBERWA, Moïse NYARUGABO et leurs frères Banyarwanda viennent de confirmer ces propos de l’homme d’Etat américain. En effet, lorsque Nyarugabo affirme péremptoirement que la création de Minembwe en 2013 n’a pas provoqué la guerre, il oublie (ou il omet exprès) de relever que la commune de Minembwe était déjà créée une première fois en 2004 et cela, à la suite des deux réunions secrètes : la première avait été tenue à Minembwe le 04 Décembre 2003, et la deuxième avait eu lieu à … Kigali (et non à Kinshasa !) le 06 Janvier 2004 sous la conduite du président du Rwanda Paul KAGAME.

Mr NYARUGABO a oublié de rappeler à l’opinion nationale et internationale qu’à ce même sujet, par sa lettre du 20 Février 2004 adressée au Vice-président de la RDC, monsieur Azarias RUBERWA, un certain monsieur MUGAZA RUSERUKA Théo qui a signé cette lettre en sa qualité d’«Administrateur du Territoire de Minembwe» (avec cachet), a révélé les 4 objectifs que se sont fixés les Banyarwanda en RDC pour le compte du Rwanda. Rappelons ici ces 4 objectifs qui sont :

  • Primo : Installer la Commune de Minembwe comme base d’où partiront toutes les actions ;
  • Secundo : Imposer (à partir de Minembwe) l’autorité des Banyarwanda sur toute la Province du Sud-Kivu ; 
  • Tertio : Prendre le contrôle du lac Tanganyika et du lac Kivu
  • Quarto : Prendre le contrôle de tous les minerais de la province du Sud-Kivu

Bien plus grave, à la fin de cette lettre, monsieur MUGAZA RUSERUKA Théo formule une requête on ne peut plus révélatrice  au vice-président Azarias RUBERWA, en charge de la Défense nationale. Il lui demande de faire accompagner les porteurs de sa lettre par des experts pour leur apprendre le maniement des armes que lui, Azarias RUBERWA, leur a envoyées ! A cet effet il a écrit : « A leur retour (Il s’agit donc des porteurs de la lettre)nous préférons qu’ils soient accompagnés de quelques éléments qui pourront nous apprendre comment manipuler les caisses que vous aviez envoyées ». Nous publions la copie de cette lettre en annexe n°2.

Comme on le voit, ce dernier détail montre clairement que les Banyarwanda évoluant au sein des institutions de la RDC avaient déjà entrepris depuis 2004 (si pas bien avant) à former les membres civils de leur communauté, hommes et femmes, au maniement des armes pour tuer les membres des autres communautés congolaises autochtones, en commençant par des chefs coutumiers. Nous produisons ici, à titre d’illustration, la photo d’une jeune femme civile munyarwanda portant un fusil d’assaut dans un champ ! Comment expliquer cette pratique si les Banyarwanda étaient réellement en bon terme avec les autres communautés voisines comme le prétend NYARUGABO ?

Face aux mensonges que commencent à répandre les Banyarwanda faussement appelés Banyamulenge, l’APARECO  et la Résistance congolaise tiennent à faire la mise au point suivante :

La sortie politique des Banyarwanda à travers le communiqué lu par Moïse NYARUGABO est une grossière et ridicule  mise en scène qui vise d’abord à camoufler et à déformer la vérité sur les causes réelles et les origines premières de la guerre de haute et de basse intensité qui sévit en RDC en général, et au Maniema et à Minembwe en particulier depuis 22 ans;

Dans leurs versions sur les origines de cette crise multidimensionnelle, messieurs Azarias RUBERWA et Moïse NYARUGABO ainsi que certains signataires de ce communiqué des Banyarwanda ont omis exprès de préciser qu’ils ont eux-mêmes été à l’origine des deux agressions de la République Démocratique du Congo, d’abord au sein de l’AFDL en 1996 et ensuite à la tête du RCD/Goma en 1998. Nous leur rappelons que lors de l’agression de notre pays le 2 août 1998, les troupes rwandaises du RCD avaient coupé le courant d’Inga pour priver d’électricité la ville de Kinshasa avec ses 12 millions d’habitants. Ce geste criminel avait entrainé à lui tout seul la mort de plusieurs centaines de bébés dans les couveuses ainsi que de malades en soins intensifs dans les différents centres hospitaliers de la capitale.          

Nous tenons à rappeler aussi que le climat de guerre récurrente et d’insécurité permanente qui s’est installé particulièrement à l’Est de la RDC depuis 1996 tire son origine des deux principales causes: 

  • Primo : l’attitude des réfugiés rwandais qui ont été accueillis au Congo et installés dans les années 1950 par le HCR. Attitude qui consiste à vouloir rejeter collectivement par la ruse et par la force leur identité rwandaise et leur statut de réfugiés, ainsi que les consignes claires et explicite du HCR leur demandant de s’abstenir de toute activité politique au Congo;
  • Secundo : le recours à la ruse, au mensonge et à la violence dont font preuve les Banyarwanda pour s’attribuer collectivement et frauduleusement la nationalité congolaise. Pour cela, ils ont assassiné ou chassé plusieurs chefs coutumiers congolais qu’ils ont remplacés par les «Bami» d’origine rwandaise. Avec l’appui des éléments de l’armée rwandaise massivement infiltrés au sein de la ‘Armée et de la Police congolaise ils ont commis des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. Les rapports de l’ONU et des ONG internationales dénombrent plus d’une dizaine de millions de congolais massacrés en 20 ans, plus de trois millions de congolais appelés les « déplacés » autrement dit, chassés de leurs terres natales qu’occupent aujourd’hui les populations allochtones venues du Rwanda avec leurs bétails pour gonfler les rangs des Banyarwanda déjà installés dans la région depuis les années 1950!     

Face à cette menace grandissante due à la détermination des réfugiés rwandais (les Banyarwanda) à conquérir la nationalité congolaise et à arracher les terres ancestrales appartenant aux communautés congolaises autochtones, celles-ci, devant l’absence flagrant de l’Etat congolais, se sont organisées en force d’autodéfense pour éviter leur extermination. Mais il est aussi vrai qu’à côté de ces forces patriotiques d’autodéfense contre les envahisseurs, Paul Kagamé a d’autres forces hybrides qu’il instrumentalise afin de brouiller les cartes et discréditer les forces patriotes d’autodéfense et de résistance en commettant des crimes ignobles sur les populations congolaises. Ce qui sert souvent de prétexte aux forces d’agression et d’occupation rwandaise pour justifier leur expansion dans la région.

La décision de créer une coalition militaire en RDC sous prétexte de combattre les « forces négatives » locales et étrangères est une astuce de Paul Kagamé pour se servir de la faiblesse de Félix TSHISEKEDI qu’il a mis au pouvoir en RDC, d’abord pour neutraliser l’alliance des oppositions rwandaises (tutsies et hutues confondues) qui menacent dangereusement son régime sanguinaire et dictatorial. Cette décision  de créer une coalition militaire des 4 pays en RDC vise ensuite à servir de couverture pour lancer une vaste opération militaire visant à installer et à conforter l’occupation de la région Est de la RDC, dont particulièrement le Sud-Kivu, par les armées du Rwanda, à l’instar des opérations précédentes telles que Umoja 1 et Umoja 2 ainsi que des opérations militaires conjointes qui ont favorisé l’infiltration des éléments de l’armée rwandaise au sein de l’armée et de la police congolaise.

6° La sortie médiatique des Banyarwanda autour de NYARUGABO entre donc dans cette stratégie qui vise à préparer une vaste action que compte lancer le Rwanda à l’Est de la RDC pour parachever le processus d’occupation en cours. Et à cet effet, Minembwe constitue la cible principale en tant que base stratégique de leur projet méphistophélique !

Le communiqué des réfugiés Banyarwanda lu par Moïse NYARUGABO constitue donc, au-delà de l’injure, une PROVOCATION ! Il fait passer les victimes congolaises pour des bourreaux, et des bourreaux et criminels rwandais qui ont assassiné, violé, amputé, humilié les congolais, comme des victimes ! Nous stigmatisons ici cette stratégie d’Ugbenge chère aux tutsis rwandais qui consiste à se faire passer pour des victimes, et à diaboliser leurs victimes avant de les frapper. Cette stratégie qui leur a réussi lors du génocide rwandais en 1994 et lors de l’invasion du Zaïre en 1996, cette stratégie-là ne réussira plus jamais en RDC !

Les militaires congolais au sein des FARDC ont entendu l’appel du peuple et de la résistance congolaise leur demandant de cesser de combattre les forces patriotiques d’autodéfense. Nous leur demandons de poursuivre dans cette voie. Par ailleurs, nous les exhortons à protéger tous les civils, sans exception aucune, de toute sorte de menaces d’où qu’elles viennent. Mais nous les encourageons surtout à soutenir activement les forces patriotiques d’autodéfense contre toutes les forces armées étrangères qui menacent l’intégrité du territoire national et la sécurité des personnes et des biens dans cette partie de la République ! 

Nous mettons en garde Paul KAGAME et Félix TSHISEKEDI  pour leur projet machiavélique visant à constituer une coalition des armées étrangères sur le territoire congolais. Cette mise en garde s’adresse également aux sénateurs et députés nationaux et provinciaux.  

10° Nous lançons un appel patriotique à toute la jeunesse estudiantine, ouvrière et rurale ; nous les invitons à se mobiliser partout à travers la RDC pour marquer son rejet catégorique du projet initié par Paul KAGAME et imposé à Félix TSHISEKEDI, projet visant à introduire une fois de plus des armés étrangères pour venir décimer nos populations et piller nos richesses !      

11 ° Nous invitons toutes les couches de la population congolaise à s’unir derrière nos vaillants militaires congolais et derrière nos braves forces patriotiques d’autodéfense sans lesquelles le Kivu serait déjà annexé au Rwanda, et nous leur demandons de leur apporter tout leur  soutien tant moral que matériel pour stopper et bouter hors du territoire national les ennemis du peuple congolais!

Ingeta !

Que Dieu bénisse la RDC et son peuple !

 

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Candide Okeke

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