RAPPEL-La fausse éthnie des “Banyamulenge”: La distorsion de l’histoire des immigrations rwandaises au Congo et le prétexte pour le chaos organisé

LE MENSONGE DANS LE DISPOSITIF DE LA STRATEGIE DU CHAOS

LA FAUSSE ETHNIE DES «BANYAMULENGE» : 

LA DISTORSION DE L’HISTOIRE DES IMMIGRATIONS RWANDAISES AU CONGO ET LE PRETEXTE POUR LE CHAOS ORGANISE
Video en lingala : 

– Extrait du chapitre VI du livre – 

« Stratégie du chaos et du mensonge : 

Poker menteur en Afrique des Grands Lacs  »

Alors que les projecteurs de l’actualité étaient volontairement braqués sur les conséquences du génocide rwandais avec son lot de plus de deux millions de réfugiés hutus rwandais au Zaïre, les experts de la C.I.A., de la D.I.A. et du Pentagone aidaient laborieusement Kagame et Museveni à la mise en place d’un scenario macabre, qui allait permettre l’invasion du Zaïre. Celle-ci était accomplie par les six armées régulières du Rwanda, de l’Ouganda, du Burundi, de l’Erythrée, du Tchad et de l’Angola, avec l’appui logistique des conseillers militaires américains dans le domaine de la communication et de l’observation par photos satellites. Dans leurs reportages, certains journalistes de la presse internationale ont clairement reconnu que même les médias internationaux ont été tenus très loin du déroulement de cette guerre d’agression de 1996 au Zaïre. Les journalistes étaient regroupés pour ne filmer que ce que les autorités militaires voulaient bien leur permettre de filmer et ceci, parce que la véritable identité des vrais opérateurs de cette guerre ne devait pas être connue du monde, ni des Zaïrois eux-mêmes. Ces derniers devaient continuer de croire à une «guerre de libération» menée par des Zaïrois eux-mêmes. Ainsi, au matin du 19 octobre 1996, tous les médias ont annoncé de concert l’éclatement d’une guerre civile suite à une tension ethnique interne entre les « Banyamulenge » et les autres ethnies zaïroises voisines.

Surfant sur le syndrome du génocide rwandais qui était encore frais dans l’opinion internationale, les médias ont pris soin de présenter au préalable les « Banyamulenge », dans leur campagne, comme étant des membres d’une ethnie minoritaire des «Rwandophones Tutsis originaires du Zaïre », laquelle serait menacée d’extermination par l’armée de Mobutu et surtout par les réfugiés hutus qui s’étaient déversés en masse dans les camps des réfugiés du Kivu, que le régime de Kigali et les médias présentaient déjà des «génocidaires».   

Une thèse totalement fausse et dont la supercherie a été largement démontrée par plusieurs enquêtes  et études sérieuses[1]. Certains reporters occidentaux n’ont pas hésité de prophétiser le prolongement du « génocide des Tutsis » rwandais au Zaïre.

Cette «invention» d’une ethnie «Banyamulenge», qui servira plus tard de prétexte pour couvrir d’autres agressions de la RDC par le Rwanda, est un grand mensonge, une grande distorsion de l’histoire dont Kagame et ses alliés se servent encore aujourd’hui dans leur stratégie du mensonge et du chaos, pour atteindre leurs objectifs cachés. Un bref rappel historique pourrait extirper toute confusion et éclairer la lecture des événements.

 

 

BREF HISTORIQUE DES IMMIGRATIONS RWANDAISES EN RDC :  

DES ORIGINES JUSQU’A LA GUERRE D’INVASION EN 1996

La région des Grands Lacs a été explorée par les Européens pour la première fois au cours du XIXème siècle. Géographiquement parlant, la région du Kivu est composée des provinces du Nord et du Sud Kivu ainsi que du Maniema totalisant ensemble une superficie de 156.703 km², soit un petit peu moins de six fois le Rwanda. La région du Kivu est frontière avec le Rwanda, le Burundi et la Tanzanie,  et cette contiguïté est à la base de nombreux conflits identitaires et de nationalité qui opposent les Congolais aux populations immigrées surtout d’origine rwandaise.

Du point de vue historique, il est nécessaire de déterminer brièvement quel a été le déroulement de différentes vagues d’immigrations des Rwandais en RDC.

LA MIGRATION RWANDAISE EN RDC PENDANT LA COLONISATION

Le vocable « Banyarwanda »désigne indistinctement les Hutus, les Tutsis et les Twa du Rwanda. Ces populations ont une même langue commune à savoir le Kinyarwanda, ainsi que les mêmes références culturelles. Il s’agissait d’un véritable système féodal qui voulait que la classe des Hutus laisse ses terres à disposition de la classe des Tutsis, qui pouvaient ainsi faire paître leurs vaches.

Il existait des relations de clientélisme entre les deux classes, les Tutsis prêtant leurs vaches aux Hutus qui, eux-mêmes, devaient prêter leurs terres en échange. Dans ce système féodal, la vache représentait l’attribut de la richesse.

Les plus riches des Tutsis avaient les troupeaux les plus importants. Au sommet de cette organisation sociale se trouvait le roi appelé « Mwami » doté de pouvoirs divins et incarnant l’unité nationale. Ce système connaissait à ses débuts une certaine souplesse. Le roi s’entourait des chefs de guerre tutsis mais aussi de conseillers hutus qui géraient la répartition de la terre. Au fil du temps, les Tutsis ont instauré le système du servage faisant du Hutu le sujet par excellence du Tutsi ; la domination coloniale belge viendra formaliser et figer ce système social qui finira par être appréhendé comme un clivage ethnique entre les Hutus et les Tutsis.

Entre 1935 et 1955, la Belgique, puissance coloniale au Congo-Belge, ayant en même temps la tutelle sur le Rwanda et le Burundi, avait grandement et officiellement favorisé l’immigration des Rwandais vers le Kivu. Le service administratif de l’époque chargé de cette opération s’appelait la «Mission d’immigration des Banyarwanda» (M.I.B.), il devint plus tard la « Mission d’Immigration de la Population » (M.I.P.)[2]. Durant cette période, l’autorité coloniale belge a implanté des dizaines de milliers de familles rwandaises dans l’actuelle zone de Masisi,  dans l’actuelle collectivité de Bwito en zone de Rutshuru, dans le groupement Buzi-Ziralo en zone de Kelehe et à Moba dans le Katanga. D’autres contrées de l’Est du Congo-Zaïre telles que Baraka et Marungu avaient été préparées à en accueillir d’autres[3].

D’autre part, le facteur ayant considérablement aussi favorisé cette immigration des Rwandais avait été le recrutement de la main d’œuvre par l’autorité coloniale depuis 1926, pour le compte des grandes entreprises minières du Katanga comme l’Union Minière du Haut-Katanga (UMHK) et du Kivu, principalement à Kalima et à Kamituga. Engagés  très souvent sous contrat, ces travailleurs rwandais n’avaient pas renoncés à leur nationalité ni à leurs biens restés au Rwanda. Au début de la colonisation belge, l’unité de base de la colonisation, dont la tendance générale était la politique de la décentralisation, fut la chefferie. Chaque groupe ethnique, si petit fût-il, se voyait attribuer une chefferie ou un secteur, sinon alors un groupement. Les territoires administratifs étaient ainsi constitués, si possible, dans les limites de la chefferie, fief des chefs coutumiers.

La préoccupation de regrouper les « unités ethniques » dans leurs entités géographiques propres a conduit à une tel morcellement que la Province Orientale, par exemple, qui comprenait l’actuelle Province Orientale (Haut-Congo) et l’ancien Kivu, comprenait jusqu’à 2500 chefferies et Groupements[4]. 

Malgré ce morcellement extrême, aucune trace des Banyarwanda (Hutu, Tutsi ou «Banyamulenge») n’est repérée sur les cartes administratives ou ethnographiques du Congo, de 1910 à 1960. Et pourtant, toutes les petites tribus sont répertoriées et signalées dans tous les documents administratifs à l’époque de la colonisation belge.

La création d’une chefferie pour les Banyarwanda n’est intervenue qu’après l’importation de la main d’œuvre abondante que les missionnaires de Rutshuru amenaient avec eux du Rwanda voisin. Cette réalité historique a été reconnue et admise par Monseigneur Faustin Ngabu, alors président de l’Episcopat du Congo et évêque du diocèse de Goma, dans sa lettre pastorale pascale du 11 avril 1998. Dans cette lettre, il disait que : «Chez nous, les principales tribus ou communautés socio-politiques s’appellent, je cite par ordre alphabétique :Bahavu, Bahunde, Banande, Banyanga, Barega, Bashi, Batembo. Les Banyarwanda (Hutus et Tutsis), du moins ceux qui l’ont été, ceux qui ne veulent plus de ce titre et ceux qui se reconnaissent encore sous ce vocable, voudront bien comprendre que, dans leur cas, la notion de « tribu » qu’ils se donnent lorsqu’ils se déclarent Hutu et Tutsi ne peut aps être comprise dans le même sens que celle des autres communautés citées ci-haut. En effet, contrairement à celle des Hutus et Tutsis, les communautés Havu, Hunde, Nande, Nyanga et tembo ont chacune leur « Mwami » et leur « Balu » ou « Vakama », qui sont respectivement leurs chefs d’Etats et cadres dirigeants dans le contexte précolonial. Ces communautés ont leurs valeurs traditionnelles qui sont fondées sur leurs langues, leurs territoires, leurs coutumes et leurs propres organisations familiales, matrimoniales, culturelles, économiques, politiques et religieuses. Pour le cas des Hutus et des Tutsis, après 23 ans déjà passés dans ce diocèse, je ne suis pas capable d’en dire autant ; comment chacun de ces deux groupes Hutu et Tutsi constitue-t-il une tribu ? A eux de le comprendre et d’en convaincre les autres.»[5]

A partir de 1920, l’administration coloniale a commencé à créer des «chefferies atypiques» pour regrouper les populations rwandophones qui immigraient au Congo. Il s’agit de la chefferie de Bwisha (Sud de Rutshuru), la chefferie de l’enclave de Gishari (Masisi) et la chefferie Hunde de Bukulu (au Nord de Goma)[6].

LE CAS PARTICULIER DE LA CHEFFERIE DE BWISA 

(AU SUD DE RUTSHURU)

Cette chefferie était formée de sept groupements, à savoir Jomba, Busanza, Binza, Bweza, Bukoma, Gisari et Rugari. Monseigneur P. Kanyamachumbi, lui-même d’origine rwandaise, affirme qu’«avant et après le roi Kigeri IV Rwabugiri (ndlr : ce roi, fils et successeur de mwami Mutare II Rwogera, régna de 1860 environ à 1895), les autres rois du Rwanda n’ont jamais administré cette terre et leur autorité ne s’y est jamais exercée»[7].

Après la relégation du chef Hunde Bakimiro, le colonisateur belge nomma en juin 1919, le tout le tout premier chef rwandophone hutu, à sa place et en violation flagrante des pratiques traditionnelles jusque-là en vigueur. Ce chef s’appelait mwami Daniel Ndeze Rugabo II. Celui-ci était officiellement investi, le 1e janvier 1920, par le commissaire de district du Kivu, monsieur Ernest Le Docte.

LE CAS DE LA CHEFFERIE DE «L’ENCLAVE DE GISHARI» AU MASISI

L’administration coloniale belge acheta de force la terre de cette enclave aux chefs Bahunde en 1939, pour y installer les immigrants rwandophones. Progressivement, les migrants rwandophones  devenus plus nombreux avaient tenté, cinq ans plus tard, d’étendre le territoire sous leur contrôle, provoquant une vive réaction des chefs coutumiers autochtones.

Ainsi en 1957, le pouvoir colonial supprima cette chefferie et les Hunde récupérèrent leur terre de Gishari et obtinrent sa réintégration dans la chefferie hunde de Kishali. Cette enclave de Gishari, entité créée de toutes pièces par le colonisateur belge, n’aura donc duré que dix-sept ans.

LE CAS DE LA CHEFFERIE HUNDE DE BUKUMU,

AU NORD DE GOMA

Cette entité traditionnellement hunde connut une population très mélangée des tribus tutsi et hutu sur le territoire de la Colonie, mais ces dernières sont plutôt indiquées au Rwanda-Urundi, territoire sous-mandat belge[8]. Dans ce même ordre d’idée, l’archiviste belge E.J. Vandewoode avait enfoncé le clou en publiant en 1939 les documents relatifs à l’ancien Kivu, de 1870 à 1918, dans lesquels il a listé les tribus suivantes du district du Kivu : Baholoholo, Balembe, Bagoma, Babwari, Babove, Babembe, Bavira, Bafuliru, Bashi, Bahavu, Wanianga, Bashu, Baswagha et Baamba. Aucune mention n’est faite des tribus Hutu et Tutsi[9]. Et pourtant, des tribus nilotiques comme des Alur, les Kakwa et les Hima sont clairement indiquées comme étant des tribus établies au Congo-Belge.

SUPERCHERIE RWANDAISE DEPUIS L’INDEPENDANCE DE LA RDC :

LES «BANYAMULENGE» ou «TUTSIS CONGOLAIS»?

Pour promouvoir l’acquisition frauduleuse de la nationalité congolaise, les Tutsis rwandais établi de manière massive et systématique dans le Kivu, ont forgé des ethnonymes et des gentilés jusque-là inconnus de la nomenclature des  tribus autochtones répertoriées en RDC après l’accord germano-belge de 1910, qui fixait définitivement notre frontière orientale pendant toute la période coloniale.

Un vocable nouveau apparait dans le langage administratif de l’état-civil en RDC : les « Banyamulenge », qui signifient les «gens de Mulenge». C’est une communauté des Tutsis qui prétendent constituer une tribu étable sur les hauteurs des monts Mitumba et principalement à Mulenge sur les hauts plateaux qui surplombent Uvira. Pour beaucoup de Congolais se disant « authentiques» de part leur origine ancestrale, les «Banyamulenge» ; dont la langue maternelle est le kinyarwanda, aujourd’hui repartis entre les zones de Fizi, Uvira et Mwenga au Sud-Kivu, sont des étrangers, en l’occurrence des Tutsis récemment émigrés du Rwanda, et par conséquent ne peuvent sous aucun prétexte se prévaloir de la citoyenneté congolaise d’origine de part leur origine étrangère[10]. James Kabarebe, actuel ministre de la Défense rwandais, qui fut pendant un temps chef d’état-major de l’armée congolaise, a lui-même reconnu, lors d’une allocution à l’Université Libre de Kigali que « Banyamulenge n’existe pas. Les prétendus Banyamulenge sont, en réalité, des Rwandais, car dit-il, « ils parlent le kinyarwanda et ont la culture rwandaise.»[11]

Et quand on pose la question à l’ex-premier ministre rwandais, M. Fausrin Twagiramungu, ce qu’il pense de la problématique des « Banyamulenge », sa réponse est implacable : «C’est quoi ça Banyamulenge ? Puis que moi j’ai été à Mulenge quand j’étais jeune. On ne peut pas prendre les gens d’un village et les transformer en ethnie. Le problème de la nationalité peut exister, ça, je ne le nie pas. Mais dire que tous les Tutsis qui sont dans le Nord et Sud-Kivu prennent l’identité des « Banyamulenge » comme je le vois dans la presse américaine, même belge et française, franchement, c’est extraordinaire. On va prendre une portion, une petite portion, vous dis-je, tout près de Bujumbura et on dit : «Bon voilà, les Banyamulenge» ; Mais c’est quoi cette histoire des Banyamulenge » ? Et d’ajouter : « Je pense qu’on ne devrait pas avoir une telle gourmandise, nous devons nous contenter de notre petit territoire, le Rwanda. Monsieur Kagame croit que le Rwanda n’est pas suffisant, souvent il dit en anglais «it’s like a district of Uganda (c’est comme une circonscription de l’Ouganda), donc, ce n’est pas suffisant pour lui. Et on doit aller chercher les frontières qui existaient en 1885 lorsque la conférence de Berlin a été organisée[12] ! Qu’est ce cela veut dire ? Ceci veut dire que nous devons engager une bataille contre le Congo. (…) Ce qu’ils veulent, c’est écraser les Congolais, écraser le pouvoir congolais, exploiter le Congo tant que le Congo, d’après ce qu’ils disent, reste inorganisé» …[13]

Pendant la guerre au Rwanda, des milliers de « Banyamulenge » passèrent au Rwanda pour appuyer les Tutsis du FPR et les aider à chasser les Hutus du gouvernement. Ils forcèrent de nombreux Hutus à fuir et à se réfugier à leur tour au Congo. La présence des millions de Hutus chassés du Rwanda aux côtés des « Banyamulenge», ces Tutsis rwandais résidant dans le Kivu, allait inévitablement provoquer une très vive tension. La même année, le gouvernement rwandais du président Paul Kagame utilisa de la citoyenneté des « Banyamulenge » pour revendiquer l’appartenance historique d’une partie du Kivu  au Rwanda. L’ancienne tension entre les «Banyamulenge» et les autres tribus bantoues, tension due justement à leurs ambitions hégémoniques de plus en plus ouvertes et par moment violentes, combinée à l’argument sécuritaire brandit par le régime de Kigali, offrit au Rwanda, à l’Ouganda et aux Etats-Unis le cadre rêvé et les circonstances idéales pour lancer, en octobre 1996, la grande guerre d’invasion du Zaïre pour chasser Mobutu du pouvoir et occuper l’Est du pays. Ce fut donc le début de l’embrasement d’un pays et de toute la région de Grands lacs. (…) 

 


[1][1] Ngbanda, Honoré, Crimes organisés en Afrique centrale. Révélations sur les réseaux rwandais et occidentaux, Paris, Edition Duboiris, 2004, pp 283-299 ; Patrick Mbeko, Le Canada dans les guerres en Afrique centrale : génocides et pillages des ressources minières par le Rwanda interposé. Le Nègre Editeur, 2012,pp. 429-471. 

[2][2] Spitaels, R., «Transplantation des Banyarwanda dans le Nord-Kivu», in Problème d’Afrique Centrale, n°20, 1953, pp 110

[3] Ndeshio Rurihose, O., La nationalité de la population zaïroise d’expression kinyarwanda au regard de la loi du 29 juin 1981,  coll. C.E.R.I.A., Editions Electronique ASYST, Kinshasa, juin 1992, p 10

[4] De Saint Moulin L. ; «Mouvements récents de  population dans la zone de peuplement dense de l’Est du Kivu », in Etudes d’Histoires africaines, Kinshasa, 1975  

[5] Mgr Ngabu Faustin, Lettre pastorale du 11 avril 1998, inédit, Goma

[6] http ://fremonsa.blogspot. nl/2013 10  01 archive.html

[7] Mgr Kanyamachumbi, P., Les populations du Kivu et la loi sur la nationalité, Editions Select, 1993, p. 17 et 137.

[8] Moeller de Laddersous, Les grandes Lignes …de Bantou dans la Province Orientale du Congo-Belge, Institut Royal Belge , Bruxelles, 1936, p. 91

[9] Vandewoode, E.J., Document relatif à l’ancien Kivu, 1870-1918, Inédit ; Bruxelles, 1939, pp17-21

[10] Toutes les tribus congolaises portent le nom de la langue parlée par leurs habitants.  Par contre, les populations « rwandophones », par exemple les « Banyamilenge », parlent le kinyarwanda qui n’est pas éponyme d’une tribu ni d’une langue congolaise.

[11] Kibel’Bel Oka, Les coulisses n°1540 cité in Mbavu Muhindo, 2005, p. 260.

[12] La  «Conférence de Berlin» marqua l’organisation et la collaboration européenne pour le partage et la division de l’Afrique. Et puis, il n’existe aucun document ni fait historique confirmant que le territoire rwandais allait au-delà des frontières actuelles. Ainsi, la Charte de l’Union Africaine ne reconnait que seules les frontières  héritées de la colonisation. 

[13] Interview de M Ntwagiramungu qu’on peut trouver sur le lien https://www.youtube.com/watch?v=BQiWJiia1ic 

 

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