URGENT-Félix Tshisekedi n’a pas dit la vérité aux congolais sur l’assassinat de Sylvestre MUDACUMURA en RDC!

 

Qui a tué le chef des FDRL

Sylvestre MUDACUMURA ?

Félix Tshisekedi n’a pas dit la vérité aux congolais !

Le général Yakutumba et les Maï-Maï en danger

Par Honoré NGBANDA-NZAMBO KO ATUMBA

 

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Lors de son adresse à la communauté congolaise dans la grande salle d’Heysel à Bruxelles le mercredi 18 septembre dernier, Félix Tshisekedi a annoncé avec fracas l’élimination du chef rebelle rwandais Sylvestre  MUDACUMURA qui serait abattu, selon lui,  par les éléments des FARDC à l’Est de la République. Il a même promis qu’il allait en finir avec tous ces «nyangarakata»! Et les fanatiques aveugles  et naïfs dans cette salle électrisée ont tous explosé de joie en criant «bis!» pour alimenter leur hystérie collective. Mais malheureusement pour eux et pour tous les congolais, la vérité est ailleurs, très loin de cette illusion de bravoure verbale affichée par Fatshi pour faire croire qu’il a maintenant revêtu la tenue de combat pour aller en guerre contre l’occupant tutsi rwandais.

Félix Tshisekedi n’a pas dit toute la vérité aux Congolais sur les véritables circonstances de la mort du chef des FDRL : qui l’a tué ? Qui a pris cette décision ? Pour quel intérêt ?… Voilà des questions auxquelles Félix n’a pas dit toute la vérité au peuple congolais.    

Contrairement à ce qui a été annoncé par le porte-parole des FARDC, le chef des FDLR/FOCA, aile radicale, celle qui refuse tout retour au Rwanda, le commandant Sylvestre MUDACUMURA, n’a pas été tué par l’armée congolaise mais plutôt par l’armée rwandaise  (RDF) et cela, pour des raisons que nous allons vous révéler ici.

Pour mieux pénétrer et comprendre les méandres du secret d’alcôve de ce dossier, il faut d’abord que je vous dise qui est Sylvestre Madacumura et que je vous décrive brièvement son parcours. Cet ancien officier hutu rwandais de l’armée rwandaise de Juvénal Habyarimana (ex-FAR, et) qui fut ensuite le commandant en chef des FDRL, a servi successivement plusieurs maîtres. Il fut d’abord au service de Laurent Désiré Kabila qui l’a employé pour combattre contre le Rwanda lorsque Paul Kagamé avait lancé la 2e guerre contre la RDC sous-couvert du RCD en 1998. Après la mort de L.D. Kabila, son successeur, Hyppolite Kanambe, avec le consentement de Kigali, a recouru maintes fois aux éléments des FDRL sous les ordres du même Sylvestre Mudacumura pour créer l’insécurité à l’Est de la RDC et favoriser l’infiltration des militaires rwandais au sein des FRDC à travers des simulacres de négociations qui s’en sont suivies et qui ont conduit aux mixages.

Mais depuis 2014, Paul Kagamé n’a plus fait confiance à cette collaboration entre «Joseph Kabila» et Mudacumura à cause de la situation qui venait de se créer au Burundi où le président Nkurunzinza avait fait appel à ses frères hutus des FDRL,  pour faire face au coup d’état qui avait failli l’emporter. Plusieurs éléments des FDRL ont ainsi été incorporés dans la garde présidentielle burundaise, d’autres dans la Police et dans l’Armée, tandis que d’autres ont été versés dans la milice privée dénommée IMBONERAKURE.

Kagamé et le Tutsi-power savent donc que l’objectif final de cette vaste connexion des FDRL au Burundi comme en RDC est de reprendre un jour le pouvoir dans leur pays le Rwanda. Et la nouvelle jonction que le chef des FDRL en RDC, Sylvestre Mudacumura venait de faire avec le général tutsi-rwandais KAYUMBA NYAMWASA fut la goutte d’eau qui a fait déborder le vase et a provoqué la décision de Paul KAGAME de tuer le chef hutu des FDRL. Car sa jonction avec le général et opposant tutsi rwandais Kayumba Nyamwasa était de nature à précipiter la fin du régime ethnique tutsi au Rwanda, parce que le général Kayumba Nyamwasa n’est pas n’importe qui au sein de l’armée rwandaise. Il est l’ancien compagnon de Paul Kagamé et ancien Chef d’état-major de l’armée rwandaise où il compte beaucoup d’officiers sympathisants que Kagamé redoute. Il est actuellement président du mouvement Rwanda National Congress, en abrégé RNC, farouchement opposé à Kagamé et très proche de l’Ouganda. Et depuis que le général Kayumba Nyamwasa a échappé à deux tentatives d’assassinat par les sbires de Kagamé, les deux hommes se vouent donc une haine mortelle. Ainsi, la jonction du chef rebelle hutu Mudacumura avec le général Kayumba Nyamwasa ne pouvait que lui coûter la sentence de mort de la part du président rwandais Paul Kagamé !

Et dans ce contexte, un fait très important est venu précipiter cette décision de Paul Kagamé. Il s’agit du dossier d’un autre opposant rwandais, Calixte NSABIMANA, très proche du mouvement RNC du général Kayumba Nyamwasa. Il est Vice-président du Mouvement Rwandais Pour le Changement Démocratique , en abrégé MRCD, groupe armé en exil de Paul Rusesabagina dont il fut porte-parole de sa branche armée. Calixte Nsambimana était en exil aux Comores d’où il a été enlevé au courant du mois de janvier 2019 par les services rwandais de Paul Kagamé. Mais les indications montrent que ce sont plutôt des autorités comoriennes qui l’ont livré à Kagamé suite à un deal secret. Car, la famille de Nsambimana avait alerté les autorités comoriennes de sa disparition sans suite. Et curieusement, le gouvernement comorien n’a émis aucune protestation quand Kigali a annoncé quelques jours seulement après sa disparition, l’arrestation et l’incarcération dans les prisons rwandaises de l’homme qui avait miraculeusement disparu du territoire comorien.

Cependant, après un interrogatoire musclé, le prisonnier Calixte Sambimana a craqué. En effet, sous la torture par ses bourreaux, le prisonnier a fini par cracher le morceau : il a livré tous les détails du plan du complot et décrit tous les préparatifs en cours pour le renversement du pouvoir à Kigali. C’est ainsi que les services de sécurité de Paul Kagamé ont obtenu dans la foulée la confirmation sur la connexion politique et militaire établie entre le RNC du général Kayumba Nyamwasa, le FDRL de Sylvestre Mudacumura, le MRCD de Rusesabagina et tout cela, sous la double bénédiction des présidents Museveni de l’Ouganda et Nkurunzinza du Burundi.

C’est ce dossier-là qui fut au centre  du conflit qui a opposé (et oppose toujours) les deux alliés d’hier : Paul Kagamé et Yoweri Museveni. Et c’est ce dossier-là que les quatre chefs d’Etat angolais, congolais, rwandais et ougandais ont traité le vendredi 12 juillet dernier à Luanda en Angola, dossier dans lequel Félix Tshisekedi a joué au médiateur entre ses homologues ougandais et rwandais. Mais pour Kagamé, malgré les réconciliations et les embrassades de façade, tous les comploteurs contre son pouvoir étaient dorénavant dans son viseur !

Et c’est dans ce contexte-là que Paul Kagamé a pris la ferme décision d’éliminer le chef des FDRL Sylvestre Maducumura évoluant sur le territoire congolais sous son contrôle. C’est alors que Kagamé a conclu un deal secret avec Félix Thsisekedi pour l’exécution de sa décision. C’est donc en allusion à ce deal que le Secrétaire d’état rwandais parle,   par euphémisme, d’«engagement» de Félix Tshisekedi. Car c’est lui qui a laissé entrer plusieurs bataillons rwandais sur le territoire congolais, sans l’accord préalable du Parlement congolais, pour accomplir la volonté de Paul Kagamé d’éliminer le chef des FDRL.

En effet, la déclaration du secrétaire d’état rwandais, Olivier NDUHUNGIREHE,  a été faite bien avant les autorités de Kinshasa, soit moins de 24 heures seulement après l’élimination du chef des FDRL. Et cette déclaration cache très mal la joie du pouvoir tutsi rwandais : « La mort de Sylvestre Madacumura est une bonne nouvelle pour la paix et la sécurité dans la région, avec son groupe génocidaire, les FDRL, il déstabilisait la République Démocratique du Congo, tuant Congolais et Rwandais.» Et dans la suite de sa déclaration, le secrétaire d’état rwandais lance un vibrant satisfecit à Félix Tshisekedi pour le deal conclu avec le Rwanda et qu’il appelle diplomatiquement «engagement». En effet, il poursuit sa déclaration en ces termes: «La mort de Sylvestre MADACUMURA confirme l’engagement du président Félix Tshisekedi à combattre les forces négatives et ouvre la voie à une nouvelle ère de coopération positive et pacifique entre la République Démocratique du Congo et les pays de la région.

Nous espérons que cela contribuera à mettre fin aux FDLR et le Rwanda s’engage à apporter son soutien à la RDC pour qu’il en soit ainsi ».

Comme nous venons donc de le voir, ce n’est pas Félix Tshisekedi qui a décidé une action militaire contre les FDRL qui ont toujours servi de fonds de commerce à Kigali depuis 1994. C’est plutôt la vaste connexion anti-Kagamé à laquelle vient d’adhérer les FDRL qui a motivé la décision de Paul Kagamé de les décapiter. Mais cette milice hutue des FDRL vient de se doter d’un nouveau commandant pour remplacer Sylvestre Madacumura. Il s’agit du général major Pacifique NTAWUNGUKA

Ce n’est pas non plus les hommes de Félix Tshisekedi qui ont abattu le chef des FDRL, ce sont plutôt les hommes de l’armée de Paul Kagamé dont plus de deux bataillons sont entrés en RDC ces derniers mois par petites vagues. Et l’opinion  se rappellera que nous avions dénoncés  chacune de ces incursions. 

Pour conclure, j’invite les congolais à bien tiré les leçons de cet événement et à bien décrypter le message sibyllin des autorités rwandaises. Avec Félix Tshisekedi qu’ils ont placé à la tête des institutions en RDC, le Rwanda vient d’entamer une nouvelle phase qu’il appelle «une nouvelle ère de coopération positive et pacifique», comme l’a déclaré le secrétaire d’Etat rwandais Olivier Nduhungirehe. Car cette « coopération » consiste plutôt à neutraliser toutes les «forces négatives» autrement dit, toutes les forces qui font dorénavant obstacles à l’implantation des populations rwandaises dans le territoire de Minembwe et les régions environnantes. Il s’agit donc ici d’une «paix à la rwandaise» autrement dit, de la pacification de Minembwe et ses alentours, pour dégager tout ce qui pourrait gêner l’implantation «pacifique» des populations civiles rwandaises avec leurs bétails sur le territoire congolais .

Et dans cette perspective, les prochaines cibles seront le général Yakutumba et ses hommes ainsi que tous les groupes des vrais patriotes Maï-Maï qui résistent farouchement aux actes d’occupation rwandaise. Ils seront tous demain les principales cibles de la nouvelle «coopération» du Rwanda avec Félix Tshisekedi. C’est donc à cette coopération-là que le secrétaire d’état rwandais affirme que «le Rwanda s’engage à apporter son soutien à la RDC pour qu’il en soit ainsi » !

J’invite donc les congolais à faire très attention et à ne pas tomber dans le piège du charme des discours de Félix Tshisekedi et de ses alliés rwandais. Car il ne suffit pas d’applaudir l’élimination du «nyangarakata» qui a tué des congolais, mais il faut surtout répondre aux questions essentielles : pourquoi a-t-on laissé ce «nyangarakata» tuer impunément les congolais durant plus de deux décennies ? Pourquoi a-t-on brusquement décidé de le tuer maintenant ?  Qui a pris cette décision de le tuer ? Pour quels objectifs et quels intérêts? 

En réfléchissant profondément sur ces questions de fond comme nous venons de le faire avec vous, vous constaterez que les hégémonistes tutsis rwandais viennent de fignoler leur stratégie qui consiste maintenant à se servir de Félix Tshisekedi, consciemment et parfois  par ignorance du dossier, pour poser des actes qui font croire aux congolais qu’ils sont en leur faveur, alors qu’en réalité, ils ne sont que des leurres qui servent plutôt à cacher les vrais intérêts sordides du processus d’occupation de notre pays !

J’invite donc à plus de vigilance et de courage tous les patriotes résistants qui se dressent courageusement sur le chemin des envahisseurs rwandais sur le terrain à l’Est de la RDC. Je leur assure du soutien indéfectible de tous les patriotes congolais de la diaspora et de l’intérieur du Congo. Je les exhorte en ce moment particulier à beaucoup de prudence et de rigueur dans le recrutement des hommes et des femmes dans leurs rangs. Je les exhorte à la discipline militaire qui proscrit les actes de vandalisme et de violence envers des civils innocents. De tels actes pourraient ternir la noble cause pour lesquels ils se battent jusqu’au sacrifice suprême de leur vie.

Je demande au peuple congolais de ne pas céder aux chants de Sirène de la nouvelle coopération du Rwanda avec Félix Thsisekedi amis à redoubler d’ardeur pour une mobilisation générale pour un former un front commun national afin de stopper toutes les forces maléfiques et toutes les alliances secrètes et démoniaques qui luttent dans les ténèbres pour mettre à mort la République Démocratique du Congo.

Fait à Paris, le 27 septembre 2019    

 

 

 

 

 

 

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