URGENT/ L’APARECO dénonce la corruption et la manipulation des institutions de la RDC et des chefs coutumiers par Kagamé !

Déclaration politique de l’APARECO

L’APARECO dénonce la corruption et la manipulation des institutions de la RD Congo et des chefs coutumiers par Paul Kagamé !  

 

Introduction

L’existence de la République démocratique du Congo en tant qu’Etat est dangereusement menacée dans son intégrité territoriale comme jamais et ce, depuis la fin des sécessions des États autonomes du Sud-Kasaï en décembre 1962 et du Katanga en janvier 1963. Ces dernières années, le président rwandais Paul Kagame, son proconsul en RdC Hippolyte Kanambe et le lobby politico-militaire : le «Tutsi-Power», sont plus que jamais décidés d’accélérer le processus d’occupation massive des terres congolaises dans le Kivu, tout particulièrement avec la participation active tant des politiciens congolais que des notables locaux corrompus. Pourtant, ces derniers cités sont, au regard de nos coutumes, à la fois des protecteurs et des défenseurs des terres ancestrales !

1°/ L’instrumentalisation des institutions de l’occupation pour faciliter l’installation des Rwandais en RDC

L’APARECO tient à stigmatiser une fois de plus l’instrumentalisation par les occupants rwandais de toutes les institutions de la RDC, notamment le Gouvernement, les deux Chambres du Parlement, en vue de faciliter l’installation frauduleuse des Rwandais sur des terres congolaises du Kivu. Et l’illusion démocratique que le régime d’occupation rwandaise en RDC a réussi à instiller dans les esprits des Congolais participe à cette stratégie de recrutement et d’achat de conscience de la clientèle politique dont le rôle est de faire imposer la volonté des occupants rwandais tant à l’Assemblée nationale qu’au Senat. Les députées et les sénateurs congolais sont ainsi ravalés au rang d’employés au service de l’occupation rwandaise.

2°/ La corruption de nos chefs coutumiers pour faciliter l’occupation des terres congolaises 

L’APARECO tient également à dénoncer avec fermeté la corruption des chefs traditionnels et autres notables érigée en mode de travail, et pratiquée quasi-systématiquement par les occupants rwandais qui contrôlent les institutions de la République Démocratique du Congo.

Le régime d’occupation ne se contente pas seulement d’acheter la conscience de la plupart des politiciens congolais qui doivent leur siège dans l’une ou l’autre Chambre du parlement (l’Assemblée nationale et le Senat), non au choix démocratique du peuple congolais, mais à la seule volonté d’Hippolyte Kanambe, alias Joseph Kabila, et du Tutsi-Power qui sélectionnent seuls leur clientèle politique sur critère de corruptibilité, de soumission, de malléabilité et servilité qui déterminent la capacité de ces cadres politiques congolais à réaliser servilement leurs objectifs dont l’ultime étape reste la balkanisation de notre pays et l’annexion des terres du Kivu au Rwanda.

Mais ce qui est encore plus graves et aux conséquences irrémédiablement désastreuses pour notre pays est que, depuis quelques années déjà, les occupants rwandais ont entrepris de recruter leurs affidés dans le milieu des chefs coutumiers congolais.Et pour ce faire, le président du Rwanda, Paul Kagamé, envoie personnellement des «cadeaux» pour corrompre les chefs coutumiers congolais et les pousser ipso facto à trahir le serment traditionnel fait aux ancêtres de protéger et défendre les terres qu’ils ont léguées à leur postérité que nous sommes aujourd’hui.

A ce sujet, la lettre adressée à Hippolyte Kanambe par Evariste Boshab, alors Président de l’Assemblée nationale, lettre référencée sous le n°RDC/AN/CP/EB/JK/MNT/09/1151/2010 du 27   septembre 2010, et qui n’a jamais été contestée par son signataire et dont la copie en annexe, indique clairement que le président rwandais Paul Kagame a corrompu les différentes notabilités du Territoire de Shabunda. Evariste Boshab cite nommément dans cette lettre les personnes qui avaient été corrompues par l’occupant à savoir le mwami Mopipi Mukumnania Auguste, Kyamusoke Bamusulanga N. Cyprien, Mukulungu Igobo Benjamin, Kikukama Binsimba Augustin, Ngimbi Paul et Lubaga W. Eugène.

D’autre part, la dite lettre précise que ces notables étaient tous d’accord, après avoir accepté la corruption, d’installer les Hutus rwandais dans le territoire de Shabunda et bien plus, ils ont signé le pacte secret en échange des « cadeaux » que Paul Kagame leur avait envoyés.

Cette même lettre révèle également que les Bashi ont massivement promis de soutenir cette campagne de corruption à longue échelle. Cette promesse a été faite à Evariste Boshab par les ressortissants Bashi ou par les supposés tels à savoir : Marcellin Cishambo, Basengezi Katintima, Bahati Lukwebo et Vital Kamerhe.

Nous publions à la fin de cette déclaration la copie de cette lettre d’Evariste Boshab à son raïs Hippolyte Kanambe afin que l’opinion nationale congolaise et internationale se rende compte de l’ampleur du système de la corruption mise en place par les occupants rwandais, en plus de la violence meurtrière abondamment usitée, pour atteindre les objectifs qu’ils se sont assignés en République Démocratique du Congo.

D’autre part, l’APARECO exprime sa consternation pour avoir constaté que la délégation qui a été dépêchée le 09 juillet 2019 à Minembwe par le président-nommé Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi, n’était composée que des cadres politiques rwandais qui ont usurpé la nationalité congolaise. Il s’agit notamment d’Azarias Ruberwa, de Moïse Nyarugabo, de Justin Bitakwira, de Vital Kamerhe auxquels étaient joints d’autres leaders originaires du Sud-Kivu.

3°/ La confirmation des origines hutu-rwandaises de Vital Kamerhe

L’APARECO tient à rappeler particulièrement aux compatriotes congolais le dossier de la nationalité de Vital Kemerhe et tient à réaffirmer avec fermeté qu’il est un sujet hutu rwandais né à Cyangungu en mars 1959,mais qui a eu seulement la chance de parcourir – grâce à la carrière de son père à la Caisse d’Epargne du Congo – plusieurs provinces du Congo, et d’apprendre par les mêmes occasions les trois autres langues nationales dont il se targue aujourd’hui pour s’attribuer la nationalité congolaise.

Et le fait que dans son rapport de mission très confidentiel, le président de l’Assemblée Evariste Boshab rappelle le plus naturellement à son chef Hyppolite Kanambe, lui-même d’origine tutsi rwandaise, que Vital Kamerhe est d’origine hutu, constitue une indication très sérieuse qui vient s’ajouter aux nombreuses autres confirmant les origines rwandaises de Vital Kamerhe.   

Conclusion

De tout ce qui précède, l’APARECO estime que le destin de la République Démocratique du Congo, notre pays, est dangereusement en train de se jouer maintenant sous nos yeux. Et si nous ne réagissons pas maintenant énergiquement et efficacement pour le défendre, nos agresseurs et envahisseurs s’accapareront, par la ruse et/ou par la force des armes, des pans entiers de notre territoire national pour l’annexer à leur pays le Rwanda.

A la lumière de tout ce qui précède donc, l’Alliance des Patriotes pour la Refondation du Congo (APARECO) :

  • Lance un appel vibrant et patriotique aux 80 millions de congolaises et de congolais, et les invite à se mettre debout comme un seul homme pour bouter hors du territoire national toutes les forces d’occupation et de prédation rwandaise sous toutes ses formes, en vue de recouvrer par tous les moyens notre souveraineté perdue de manière effective depuis 2001.

  • Fustige énergiquement le clientélisme politique qui s’enracine dans le microcosme politique congolais en ce que les politiciens congolais de tous bords acceptent, par cupidité et par ambition démesurée d’être des simples proxys et des exécutants de basses besognes pour le compte des occupants rwandais qui détruisent systématiquement et de manière constante toutes les infrastructures de notre pays devenue de ce fait la risée de l’Afrique et du monde.

  • Demande instamment aux chefs coutumiers et autres notables de l’intérieur de notre pays de résister à l’appât de la corruption que les occupants rwandais leur offrent en échange de l’occupation et de l’exploitation de nos terres ; leur rappelle que nos coutumes et nos traditions les ont assignés à la protection et à la sauvegarde des terres que nous avons héritées de nos ancêtres pour y vivre libres et prospères ; les invite donc à ne pas trahir leur serment de fidélité et d’obéissance aux préceptes de la coutume garantissant leur autorité par le serment qu’ils ont fait au nom et en mémoire de nos ancêtres.

 

  • Pour atteindre ces objectifs de liberté et de paix retrouvées, renouvelle à l’adresse du peuple congolais tout entier l’appel patriotique au soulèvement populaire pour stopper définitivement ce processus très avancé d’occupation et de prédation que les forces d’occupation rwandaise nous imposent depuis plus de deux décennies. Par conséquent, invitons notre peuple à tourner le dos à tout politicien congolais qui s’acoquine d’une manière ou d’une autre, de près ou de loin avec les forces d’occupation sous toutes ses formes.

Fait à Paris le 24 juillet 2019

José Yango W’Etshiko

Vice-Président National & Porte-parole de l’APARECO

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