URGENT-Sous le patronage de Paul Kagamé et Félix Tshisekedi, Ruberwa «négocie» la Communune de Minembwe !

Sous le patronage de Paul Kagamé et Félix Tshisekedi, Ruberwa «négocie» la Communune de Minembwe !

(Par Honoré Ngbanda-Nzambo Ko Atumba)

Paris, le 04 Juillet 2019

 

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APARECO NEWSLETTER Sous le patronage de Paul Kagamé et Félix Thsisekedi, Ruberwa «négocie» la commune de Minembwe !

Ca y est, la machine est en marche ! Sous la haute pression de Paul Kagamé, Félix Thsisekedi cède pas à pas le terrain. Il vient d’ouvrir discrètement des négociations avec les tutsis rwandais pour la cession de Minembwe, commune créé de toutes pièces, contre la volonté des congolais autochtones par Azarias Ruberwa lors de son récent passage à la tête du ministère stratégique de «Décentralisation et des Réformes institutionnelles». Ce ministère, rappelons-le, fut conçu pratiquement sur mesure par le Tutsi-power avec la mission avérée de morceler le territoire national pour le prédisposer à la balkanisation. Et Azarias Ruberwa a bien accompli sa mission avant d’aller assumer l’intérim au ministère de la justice pour gérer les revendications de la fraude électorale du 30 décembre 2018. 

Nos réseaux au sein des forces patriotiques qui résistent à l’Est de la RDC nous ont alertés au sujet du déroulement des négociations très houleuses qu’une délégation tutsie rwandaise conduite par Azarias Ruberwa a eu avec les autochtones congolais de la région. La presse nationale n’en a pas fait écho. Cependant, c’est depuis le samedi 15 juin 2019 qu’une délégation composée de 10 tutsies rwandais s’identifiant comme des « Banyamulenge » a séjourné précisément à Kiromoni, dans le Karibu Motel de Kantintima dans le Sud Kivu. Cette délégation tutsie rwandaise était conduite par Azarias RUBERWA qu’accompagnaient les membres influents du tutsi-power dont notamment Moïse NYARUNGABO et les généraux BISENGIMANA et MASUNZU !

Cette rencontre a eu lieu avec les délégués des ethnies congolaises autochtones de la région. Il s’agit notamment des ethnies Warega, Wanyindu, wafuliru, Wabembe et Wavira. Chacune des ethnies citées avaient deux délégués aux négociations. Et si la communauté rwandaise a tenue à négocier avec ces ethnies congolaises, c’est parce que celles-ci sont toutes farouchement engagées dans les combats de la résistance qui font actuellement rage à Minembwe pour s’opposer aux bataillons rwandaises qui viennent d’y arriver pour installer et protéger des milliers des populations qui arrivent du Rwanda afin d’accélérer le processus de la rwandanisation de la commune naissante de Minembwe. Et ces derniers jours, les vaillantes troupes des résistants congolais ont infligé des lourdes pertes aux forces d’invasion rwandaises qui ne s’attendaient pas à une telle résistance de la part des autochtones congolais abandonnés à eux-mêmes ! Les congolais ne le savent peut-être pas, mais la bataille de Minembwe est déterminante pour la réussite ou l’échec du plan rwandais de la balkanisation de la RDC !

Ainsi, lors de la première réunion du 15 juin, dès l’ouverture de la rencontre, c’est Azarias Ruberwa qui a pris le premier la parole pour demander qu’on examine les conditions pour arrêter les hostilités à Minembwe parce que, dit-il, « ces affrontements causent beaucoup de pertes parmi nos hommes» ! 

Suite à cette demande, un délégué congolais (dont nous taisons l’identité) a pris la parole et a sèchement répliqué à Ruberwa : «Nous en avons assez avec vous, les Rwandais ! C’est vous qui êtes responsables de toutes ces troubles dans notre région. Et vous Ruberwa particulièrement, vous êtes le chef des milices rwandaises qui sévissent dans les hauts plateaux de Minembwe. Nous vous demandons une seule chose : rentrez chez vous au Rwanda ! » 

Le débat s’engagea. Et Ruberwa répliqua : nous sommes des congolais. Indigné, un des délégués congolais lui rétorqua : Qui est votre Mwami et où est votre  territoire ? Coincé, Ruberwa botta en touche et promis que sa délégation allait amener leur cahier des charges le lendemain. Après ce choc frontal, cette première réunion tourna très court et termina en queue de poisson.

Le lendemain dimanche 16 juin, la délégation tutsie rwandaise apporta son cahier des charges. Mais dès le début de la réunion, le téléphone de Ruberwa sonna, et après son entretien avec son mystérieux correspondant, Ruberwa informa l’assemblée des délégués en réunion qu’on venait de lui annoncer l’incendie des deux villages des «banyamulenge» par les Maï-Maï ! Vérité ou mise en scène ? Toujours est-il que suite à cette information fortuite, Ruberwa décida d’autorité qu’on ne pouvait pas continuer à négocier tant que les tueries se poursuivaient dans leurs familles. Il demanda en conséquence aux délégués congolais présents dans la salle d’appeler les combattants Maï-Maï au front pour les persuader à cesser le feu. Mais les délégués congolais ont catégoriquement rejeté cette requête ! Ils ont plutôt rappelé à Ruberwa leur position exprimée la veille, lors de la première rencontre et lui ont dit: « Nous vous avons clairement dit hier qu’il n’y a qu’une seule solution : rentrez chez vous au Rwanda!» Devant l’intransigeance des congolais, la délégation des tutsi-rwandais irritée a quitté la salle des réunions.  

Après plusieurs jours de longs et difficiles débats, et sous la pression des autorités politiques et militaires de la région sur les délégués congolais, les membres de la rencontre ont signé le 28 juin 2019 un « Acte d’engagement entre les Communautés vivant dans les hauts plateaux des territoires d’UVIRA, FIZI et MWENGA/Secteur et d’ITOMBWE ». Nous vous présentons ci-dessous la copie de ce document que notre antenne nous a fait parvenir. 

Mais c’est l’analyse de ce document qui m’a poussé à m’adresser à vous, parce qu’elle révèle et confirme l’ampleur des crimes commis par les envahisseurs rwandais, faussement dénommés «Banyamulenge», sur les ethnies congolaises dans le seul but de s’emparer de leurs terres. En effet, dans leurs revendications consignées dans l’Acte signé dont nous vous présentons ci-dessous quelques extraits importants, les communautés congolaises, particulièrement celle des Babembe, ont dénoncé et réclamé ceci :

    1. «Annulation du décret créant la Commune de Minembwe
    2. «Respect du pouvoir coutumier et des règles régissant la gestion de nos terres ;»
    3. «L’abandon des pratiques ignobles d’assassinats de nos chefs coutumiers, de notre élite intellectuelle et politique, tueries de nos notables et d’autres paisibles citoyens
    4. «Les Banyamulenge devraient aussi abandonner leur plan de déstabilisation des autres communautés et de semer la terreur dans la région.» 
    5. «Ils doivent aussi abandonner des alliances avec divers groupes armés étrangers, et surtout de l’expression rwandaises et burundaises (cfr.RNC, FNL, FOREBU, FDLR, IMBONERAKURE et autres) dans les hauts plateaux d’ITOMBWE/MWENGA, FIZI et UVIRA.» 
    6. «Pour manifester leur bonne foi, les Banyamulenge doivent restituer les restes des corps de nos chefs coutumiers qu’ils ont tués» !
    7. «Sécuriser les membres de toutes les communautés de la même manière, et en particulier nos chefs coutumiers contre la folie des assassinats ciblés par les Banyamulenge et leurs officiers au sein des FARDC …» !
    8. «Il est aussi impérieux de traquer et d’anéantir tous les groupes armés étrangers et locaux sans distinction aucune
    9. «Tous les éléments des FARDC et de la PNC originaires du Kivu doivent être remplacés par des éléments de l’armée républicaine non originaires de l’Est de la RDC, en vue d’assurer la sécurité à toutes les communautés tribales. 
    10. Les Maï-Maï seuls ne doivent plus faire l’objet de traque de la part de l’Armée et de la MONUSCO, alors que les Banyamulenge continuent allègrement de causer de la terreur et de la désolation à l’endroit de notre communauté

 

Chers compatriotes congolais,

Ces dix revendications des communautés congolaises autochtones de l’Est, faites directement aux délégués rwandais devant les autorités politiques, administratives et militaires locales, montrent que le nœud de la crise qui sévit dans notre pays, c’est le problème de l’occupation de nos terres par les populations rwandaises et cela par la fraude et la violence. C’est cela qui explique le fait que la revendication de la suppression de la commune de Minembwe figure, comme nous le constatons, en tête de liste de toutes les revendications des communautés congolaises de la région.

La deuxième préoccupation des communautés congolaises concernent les méthodes violentes des communautés d’origine rwandaise qui procèdent par des assassinats ciblés des chefs coutumiers congolaisfont disparaître leurs corps, et s’accaparent ensuite par la force des terres appartenant aux communautés congolaises qui sont chassés dans la forêt. C’est pour cela que les communautés congolaises exigent que les corps de leurs chefs coutumiers leur soient rendus!  

 Chaque fois que nous alertons l’opinion nationale et internationale sur la véritable origine du conflit qui provient de nos terres occupées par le Rwanda, les lobbies tutsis au sein des médias internationaux organisent une levée des boucliers pour crier à la « xénophobie » uniquement dans le but d’étouffer la vérité. C’est pourquoi nous avons choisi cette fois-ci de présenter directement à l’opinion nationale et internationale le document authentique cosignés par les délégués congolais et rwandais, et dans lequel les communautés congolaises autochtones posent elles-mêmes sans ambages cette  problématique de l’occupation de leurs terres et des assassinats ciblés de leurs chefs coutumiers par les ressortissants rwandais faussement appelés « Banyamulenge » !  

La troisième préoccupation exprimée par les communautés congolaises de l’Est concerne le traitement injuste qu’elles subissent de la part des de l’Armée, de la Police et des autorités administratives locales : celles-ci traquent seulement les forces congolaises locales qui se défendent, « alors que les Banyamulenge continuent allègrement de causer de la terreur et de la désolation à l’endroit de nos communautés Ce traitement discriminatoire s’explique par le fait que toute cette région de la République est gérée militairement et administrativement par les autorités d’origine rwandaise ou d’obédience rwandaise ! C’est pourquoi, dans cet Acte d’engagement signé, les communautés congolaises réclament que tous les éléments des FARDC et de la PNC originaires du Kivu soient remplacés par des éléments de l’armée républicaine non originaires de l’Est de la RDC ! Si les communautés congolaises exigent ce remplacement, c’est parce qu’en réalité, la presque totalité des militaires et policiers qui opèrent depuis deux décennies dans le grand Kivu sont tous originaires du Rwanda ! Et contrairement aux règlements militaires, tous ces militaires tutsis rwandais au sein des FARDC refusent toute affectation en dehors du Kivu, dans les autres régions de la République !

Dans leurs revendications exprimées dans l’Acte d’engagement, la communauté rwandaise, autoproclamée «Banyamulenge» pour la circonstance, a présenté trois recommandations que voici :

    1. « Arrêter la politique de coalition de tous contre un qui se reflète dans des différentes rencontres, même la présente, et qui s’étend aussi dans les alliances avec les groupes armés étrangers ; »  
    2. «Arrêter la globalisation des faits individuels et la diabolisation de notre communauté » ;
    3. «Eviter la politique de fausser l’histoire de notre communauté»

Comme on le voit, devant toutes les graves accusations formulées par les communautés congolaises à charge des « Banyamulenge », ces derniers dans leurs réponses ont exprimé plutôt leur inquiétude face à l’unité et la solidarité qui existent entre les communautés congolaises autochtones contre eux en tant que les envahisseurs et les agresseurs étrangers. C’est pourquoi, face à cette unité des congolais, les hégémonistes tutsi-rwandais recourent à la corruption pour exploiter quelques différents entres communautés congolaises pour les opposer les unes aux autres. Ce qui leur offre l’opportunité de faire croire à une crise interethnique essentiellement congolaise.      

 Mes chers compatriotes,

Depuis deux décennies, je dénonce le danger de l’occupation de notre pays à travers des livres, des articles, des interviews et des conférences. Certains compatriotes congolais me reprochent même d’en faire trop ! J’ai alerté, preuves à l’appui, le peuple congolais depuis 2004 au sujet du projet conçu par Paul Kagamé le 06 janvier 2004 à Kigali. A travers ce projet, Kagamé chargeait Azarias Rubrwa, alors Vice-président de la RDC en charge de la Défense,  de diligenter la création du territoire de Minembwe dans le Kivu en RDC «pour permettre au Rwanda de prendre le contrôle du lac Tanganyika et du Lac Kivu, et pour contrôler tous les minerais dans la province du Sud Kivu » (sic) La photocopie du document est produit en annexe de mon livre Crimes organisés en Afrique centrale à la page 435. Aujourd’hui, 15 ans après, grâce à la présence au sommet de nos institutions d’un fils du Congo, Félix Tshisekedi pour ne pas le citer, Kagamé et Ruberwa s’en servent comme d’un masque pour accélérer l’exécution de ce plan machiavélique qu’ils ont conçu en 2004 et qu’ils ont développé avec «Joseph Kabila» durant 15 ans jamais sans oser le conclure.

Chers compatriotes congolais,

Sachez que certaines étapes du processus de balkanisation de la RDC que Kagamé et le lobby tutsi-power hésitaient de franchir hier par peur de la réaction des congolais, aujourd’hui, avec la présence et la complicité de Félix Tshisekedi qui leur sert de marionnette et de masque, Kagamé et ses frères disais-je, n’ont plus peur de les franchir au grand jour ! 

Aujourd’hui, Kagamé continue de déverser, en accord avec Félix Thsisekedi, des bataillons de l’armée rwandaise sur notre territoire sous couvert de coopération militaire. Aujourd’hui, Kagamé vient d’inaugurer, après Museveni en juin 2018 à Entebe en Ouganda, l’usine de traitement de l’or congolais à Kigali. Et cette usine est construite dans la perspective de l’entrée de la RDC dans l’East African Community. Car, si Kagamé a ordonné à Félix Tshisekedi de formuler d’urgence la demande d’adhésion de la RDC à cette communauté économique, c’est entre autres avec l’intention de légaliser le pillage de l’or congolais grâce à la présence de la RDC dans ce cadre macroéconomique et régionale. Et tous les autres produits et minerais congolais dont principalement le coltan sont dans le viseur du Rwanda pour subir le même traitement! 

Aujourd’hui, en Ituri, la situation sécuritaire est devenue plus grave que jamais ! Le 26 juin dernier, le Commandant adjoint de la MONUSCO, le général Bernard COMMINS, a fait une importante déclaration qui est passée inaperçue au sein de la classe politique à Kinshasa: il a annoncé l’apparition à Ituri d’un groupe armé non identifié et que lui-même n’a pas osé  qualifier ni définir. Il s’est contenté de signaler dans ses commentaires qu’il s’agissait «d’un instigateur d’une violence inacceptable». Toutefois, le général Commins a précisé qu’il ne s’agissait pas cette fois d’une guerre ethnique fratricide entre les ethnies Lendu et Héma, car dans cette nouvelle forme de violence en Ituri, «toutes les tributs congolaises sont attaquées». Ce qui laisse supposer que ces forces sont venues de l’extérieur. Et cette nouvelle menace est d’autant plus grande que le Commandant adjoint de la MONUSCO estime que la gravité de la situation sécuritaire qui prévaut actuellement en Ituri dépasse de loin celle qui a prévalu en 2001 et 2002, et qui avait nécessité à l’époque l’intervention de la Force armée de l’Europe, «ARTEMIS» !         

C’est pourquoi je l’ai dit et je le répète : le danger que représente Félix Thsisekedi pour notre pays, aujourd’hui et demain, est de loin plus grand que celui que représente Joseph Kabila, son allié. Car grâce au rôle de masque et de bouclier que joue Félix Tshisekedi au sommet des institutions congolaises aujourd’hui, Paul Kagamé et le Tutsi-power ont la latitude d’accélérer leur plan de balkanisation de la RDC et d’annexion du Kivu au Rwanda sans se découvrir ni s’exposer à la colère des Congolais et aux réactions de l’opinion internationale. Les congolais doivent comprendre que cette coalition Kabila-Tshisekedi constitue un dangereux piège et représente une grosse menace qui pèse sur le pays et la nation congolaise toute entière ! 

Nous devons donc nous unir pour stopper ce concubinage entre Félix Thsisekedi et le Rwandais Paul Kagamé ! Et pour cela, nous devons d’abord et avant tout mettre fin aux institutions iniques issues de la fraude, du mensonge, de l’agression et de crimes les plus odieux contre l’humanité. Nous devons mobiliser notre peuple pour ce combat. 

Voilà pourquoi, nous adressons notre message de soutien aux véritables patriotes  congolais qui résistent farouchement aux forces d’occupation en provenance du Rwanda pour occuper la partie Est de la République. Nous invitons les populations autochtones des régions concernées à ne pas lâcher cette lutte de la résistance contre les envahisseurs. Cependant, nous les exhortons à ne pas céder aux démons de la violence aveugle qui tuent des civils innocents! Nous leur demandons de s’attaquer uniquement aux groupes ennemis armés et non aux paisibles civils. Nous demandons aux 80 millions de congolais d’apporter leur soutien patriotique à tous nos frères qui se trouvent dans des zones déjà occupées par les barbares, et qui se battent avec des moyens de bords pour défendre la terre de leurs ancêtres. Nous en appelons à la conscience patriotique de toutes les congolaises et de tous les congolais pour se lever comme un seul homme, afin de stopper les puissances du mal qui veulent mettre à mort la République Démocratique du Congo!

Nous y reviendrons bientôt !

Que Dieu bénisse et protège le Grand Congo et son peuple !   

Documents annexes :

 

1.Pages 435 & 435 du livre « Crimes organisés en Afrique centrale » Écrit par Honoré Ngbanda Nzambo Ko Atumba   (publié en 2004 aux Éditions Duboiris)

2. Acte d’engagement entre les communautés vivant sur les hauts plateaux des territoires d’Uvira, Fizi et Mwenga-Secteur  d’Itobwe 

 

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