Urgent/ APARECO NEWSLETTER : Le groupe terroriste État islamique confirme sa présence à l’Est de la RDC

APARECO NEWSLETTER

Le groupe terroriste État islamique confirme sa présence à l’Est de la République Démocratique du Congo

Par Honoré Ngbanda-Nzambo Ko Atumba  – Paris, le 20 Avril 2019 –

 «Aucun pays ne s’est jamais élevé sans être purifié au feu de la souffrance»

(Mahatma Gandhi) 

Le jeudi 19 avril dernier, l’agence de propagande et de communication du groupe d’Etat islamique, AMAQ, a officiellement revendiqué, pour la toute première fois, l’attaque par ses combattants de la caserne des FARDC de Bovata près de Beni en RDC. Ce communiqué d’AMAQ précise en effet que «les combattants de l’Etat Islamique ont mené une opération près du village de Kamango à la frontière de la RDC avec l’Ouganda». Pour rappel, cette région de Béni est le théâtre des attaques endémiques qu’on attribue allégrement aux éléments armés de l’ADF (Allied Democratic Forces), ce groupe de rebelles ougandais qui sèment la mort et la désolation dans cette région de la RDC depuis 2014.

Ces faits qui viennent d’être relayés par Jeune Afrique semblent passer comme un fait divers à Kinshasa où les dirigeants politiques sont plutôt absorbés par la guéguerre pour se disputer les portions du pouvoir, tels les fauves qui s’acharnent pour dévorer leur proie !  

D’aucuns se rappelleront que le 06 octobre 2018 ( https://www.info-apareco.com/2018/10/06/urgent-texte-video-lapareco-alerte-contre-limplantation-en-rdc-des-reseaux-terroristes-organisee-par-joseph-kabila-et-paul-kagame/ ) , j’alertais l’opinion nationale et internationale sur la présence des différents groupes terroristes à l’Est de la RDC. Je dévoilais à l’occasion, le message d’alarme que m’avait envoyé un officier supérieur congolais des FARDC en mission d’opération à Béni. Voici pour rappel, ce qu’il m’avait écrit :

« Monsieur le ministre, mes compagnons d’armes m’ont chargé de remplir notre devoir patriotique en vous alertant au sujet de la grave situation de sécurité de notre pays que nous venons de découvrir ici à Beni où nous sommes en opération pour stopper et repousser ce que nous croyions être les éléments de l’ADF. Les massacres des populations congolaises dont vous entendez parler dans la presse n’est pas seulement le fait des milices rwandaises ou ougandaises qui opèrent déguisées pour décimer les congolais. L’interrogatoire des 2 prisonniers présumés de l’ADF que nous avons capturés lors des opérations en pleine brousse nous ont permis de découvrir que nous sommes devant une action de terrorisme international programmée et planifiée de longue date. Nous sommes ici face à un rassemblement de différents groupes de terroristes en provenance des différents coins d’Afrique. Ils ont créé chez nous, ici dans la région de Béni, leurs bases opérationnelles avec pour mission d’étendre demain leurs activités partout à travers les vastes forêts tropicales de la RDC pour couvrir ensuite tout le territoire national. Notre vie ici est en danger, car nous avons compris que la Haute Autorité à Kinshasa est au courant de ce plan et qui pis est, elle le protège ! Les prisonniers que nous avions capturés et interrogés en forêt, et que nous avons ensuite mis à la disposition du QG ont été tous tués la nuit même dans leur cellule, dès que notre hiérarchie (rwandaise) a découvert leur véritable identité. Nous avons ensuite subis un interrogatoire pour savoir si nous avions interrogés ces prisonniers. Mais ayant compris que c’était un piège, et pour protéger nos vies, nous avons nié les avoir interrogés. Je vous demande, excellence, de me contacter au numéro de téléphone en bas de la page pour que je vous fournisse de vive voix, des détails opérationnels que je ne peux pas écrire ici car il y va de l’avenir de notre pays. Plus rien à vos ordre ! »

Je précisais ensuite dans mon adresse aux Congolais que les interrogatoires des prisonniers, recoupés avec d’autres témoignages, ont pu révéler que les instructeurs qui forment des milliers jeunes congolais kidnappés et conduits de force aux fins fonds de la brousse sont des jihadistes somaliens du groupe terroriste Al-Shaabab.Ce groupe est officiellement lié, comme on le sait, au tristement célèbre groupe Al-Qaïda. Ces instructeurs somaliens sont équipés et coachés par l’AQMI qui est la branche du Maghreb islamique d’Al-Qaïda. Et depuis quelques mois, ces instructeurs somaliens ont été rejoints dans leurs maquis à l’Est de la RDC par les éléments du groupe Ansarudissident de Boko-Haram.

Mais à la suite de ces révélations, des médias-mensonges  étaient montés au créneau pour démentir toute présence du terrorisme à l’Est de la RDC. Certains prétendus spécialistes de la RDC, se sont appuyés sur les déclarations de Thierry Vircoulon pour qualifier mes propos de pure affabulation. En effet, dans une interview au journal Le monde du 06 mars 2017, monsieur Vircoulon avait qualifié de «mythe» la thèse d’un mouvement djihadiste dans le Nord Kivu. Il avait affirmé : « Le prétendu visage de l’islamisme radical dans la province du Nord-Kivu, frontalière de l’Ouganda, se sont les ADF. Or les ADF n’ont pas prétentions ni de caractéristiques djihadistes » (sic) !  

 Thierry Vircoulon, chercheur associé à l’Institut français de relations internationales (IFRI), a même co-signé avec Jean Battory une étude dont l’intitulée à elle seule dit tout sur les préjugés de leurs auteurs : «L’islam radical en République Démocratique du Congo. Entre mythe et manipulation » !

Malheureusement pour eux, aujourd’hui, ils viennent d’être rattrapés par la vérité. Jeune Afrique, leur propre médias, vient de confirmer, après enquête, que cette attaque terroriste dont AMAQ parle a bel et bien eu lieu, et une «source militaire basée dans la région» de Beni a même précisé que cette attaque a eu lieu le 16 avril dernier dans la chefferie de Watalinga, près de Kamango, vers la frontière avec l’Ouganda.

Cette résurgence des activités du terrorisme international à l’Est de la RDC, juste après la perte de son dernier bastion en Syrie, devrait interpeller les Congolais. Car cette confirmation publique et volontaire par l’État islamique de sa présence à l’Est de la RDC, faite juste en cette période particulière de notre histoire, devrait être considérée par le peuple congolais comme une alerte mieux, comme un signe indien que nous devons tous briser!

Car au moment où les Congolais sont distraits par la marionnette de Félix Tshisekedi, Hyppolite Kanambe, alias Joseph Kabila, et ses frères tutsi-rwandais, eux, accélèrent plutôt l’exécution de leur plan qui consiste à créer le chaos total au Congo pour le rendre ingouvernable et précipiter ainsi le processus de sa balkanisation. Plus précisément, ce plan vise à créer à l’Est de la RDC une large zone de non-Etat d’où partiraient des actions qui paralyseront le mécanisme de fonctionnement de tout le pays.

Malgré la présence de 6000 militaires américains de l’US Africa Command parmi lesquels 1200 hommes des Forces spéciales américaines dont la mission consiste à lutter contre les groupes djihadistes présents dans la bande sahélo-saharienne où opèrent l’Etat islamique (EI), al-Quaïda au Maghreb islamique, Boko Haram (en Afrique de l’Ouest), Shebab (à la Corne de l’Afrique et au Sud Soudan) ; et malgré la présence des Forces spéciales d’interventions rapides de l’ONU opérant à Est de la RDC, n’est-il pas curieux de constater que les milices et groupes armés prospèrent et continuent d’opérer dans cette région enclavée du Congo ? N’est-ce pas là une indication suffisamment sérieuse qui montre que le chaos dans cette partie de la République est voulue, voire entretenue intentionnellement pour favoriser le pillage des minerais précieux dont essentiellement le coltan au profit des multinationales ?          

Congolais,

Mobilisons-nous donc avant qu’il ne soit trop tard, pour arracher notre pays des griffes de ses prédateurs !

Que Dieu bénisse le grand Congo !

 

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