APARECO NEWSLETTER/ Réaction d’Honoré Ngbanda au programme d’urgence de Félix Tshisekedi (Version Texte & AUDIO)

NEWSLETTER

Ma réaction au programme

d’urgence de Félix Tshisekedi :

 «Du pain et des jeux» pour les Congolais !

Par Honoré Ngbanda-Nzambo Ko Atumba

 

Version Texte & AUDIO

 

Il le sait bien, Félix Tshisekedi, comment et par qui il est parvenu à la tête de la RD Congo. C’est grâce à «Kabila», suite à la corruption et à la fraude électorale. C’est en assassinant cette démocratie pour laquelle ils ont prétendu avoir combattu durant des décennies que les membres de l’UDPS ont hissé leur leader au sommet de l’état congolais. Et parlant justement de la «démocratie», le président français, Charles De Gaule, stigmatisant deux conditions fondamentales, avait dit ceci: «La démocratie, c’est le gouvernement du peuple exerçant la souveraineté sans entrave ». Et notre Félix national sait qu’il ne remplit aucune des deux conditions majeures énumérées ci-dessus :

son pouvoir n’émane pas du peuple congolaiset qui pis est, il n’a pas les mains libres pour exercer la souveraineté au nom du peuple congolais, car il demeure l’otage de «Kabila» et du lobby hégémoniste tutsi-rwandais!

Et pourtant, pour son programme d’urgence des 100 premiers jours à la tête du pays, les congolais de son entourage auraient dû lui conseiller de tout faire pour donner au moins des signes d’espoir au peuple congolais déçu et méfiant. En effet, Félix aurait dû montrer au peuple congolais, qu’en tant que  Chef d’Etat, sa préoccupation première est de lui restituer ne fut ce que les prémices de sa souveraineté confisquées et bafouées.Malheureusement, pour ces 100 premiers jours au pouvoir, Félix Tshisekedi, certainement sous les ordres de ses mentors rwandais, a préféré plutôt recourir à la stratégie chère aux empereurs et dictateurs romains : « Panem et Circenses», ce qui veut dire «Du pain et des jeux».Cette astuce politique dénoncée par le poète écrivain romain Juvénal au 2esiècle reposait  sur l’idée selon laquelle,  il suffit de donner au peuple de quoi manger, boire et se divertir, pour que les dictateurs, les oppresseurs, fassent ce qu’ils veulent au pouvoir, sans que le peuple opprimé ne se soulève!

Alors que la RD Congo souffre fondamentalement des affres du processus d’occupation, de prédation et de balkanisation qui menacent son existence en tant que nation, alors que les préoccupations primordiales d’un chef d’état congolais auraient dû consister à prendre des mesures urgentes et idoines pour stopper les mécanismes de cet odieux système, nous constatons malheureusement que les «mesures urgentes» de Félix Tshisekedi ne touchent aucun de ces domaines de souveraineté hautement stratégiques. Au contraire, ses mesures se limitent seulement à promettre aux Congolais la santé, l’éducation, l’électricité, l’eau, le transport…bref, elles promettent aux congolais une réédition des «cinq chantiers» de «Kabila», mais version fast-food !

Ceci est une confirmation que le président nommé ne peut pas se mouvoir au-delà des zones rouges que ses mentors rwandais lui ont fixées. Il se déplace, comme les animaux du zoo, dans une cage ! Car, s’il avait été libre, Félix Tshisekedi aurait exigé de Paul Kagamé, dès leur «rencontre chaleureuse» à Addis-Abeba, de procéder sans délai à la restitution des archives stratégiques de l’État qu’il a pillées à la Présidence de la République à Kinshasa et ramenées à Kigali au lendemain de l’occupation de Kinshasa. Un acte qui ressemble étrangement à celui d’Adolphe Hitler en France durant l’occupation.

En sa qualité de « Commandant suprême des Forces Armées congolaises », Félix Tshisekedi aurait dû en priorité aborder avec son homologue rwandais l’examen du processus d’épuration de notre armée nationale de la présence d’une quarantaine des généraux rwandais, des 500 officiers rwandais et de plus de 40 milles soldats du Rwanda qui ont été injectés au sein de notre Armée et de notre Police nationales. Cette opération-là n’exige pas une grande dépense budgétaire, parce que le retour de ces troupes rwandaises dans leur terre natale devra se faire au frais du gouvernement rwandais !

Et avant de décréter le retour de tous les réfugiés congolais de la diaspora dans leur pays, comme s’il en avait le pouvoir, Félix Tshisekedi aurait dû d’abord décider, pour ses 100 premiers jours, le retour dans leur terre natale des 2 millions de Congolais autochtones  qui ont été chassés de leurs terres natales à l’Est de la République, et qui ont été remplacés par des populations venues du Rwanda avec  leurs bétails. Le nouveau Président nommé aurait dû promettre à nos frères de l’Est de la République de rétablir, dans les 100 premiers jours de son mandat, leurs véritables chefs coutumiers congolais qui ont été chassés de leurs chefferies et remplacés par des Bamien provenance du Rwanda… !

Ce sont là des actes de souveraineté qui auraient dû constituer les préoccupations primordiales d’un chef d’état d’un pays et d’un peuple dont la souveraineté est confisquée et bafouée

Mais comme on le voit, aucune des mesures touchant à la souveraineté du peuple congolais ne figure dans les priorités du président nommé. Pourquoi ? Parce qu’il agit sous-ordres et par conséquent, il n’est pas autorisé à traiter de ces sujets-là qui risquent d’énerver ses mentors rwandais, en commençant par Hyppolite Kanambe, alias Joseph Kabila.

Qu’on nous comprenne bien : nous ne minimisons en aucun cas l’importance des secteurs économiques, sociaux et sanitaires pour le bien être de notre peuple. Loin s’en faut ! Mais nous estimons que le bien-être social sans la souveraineté d’un peuple n’est qu’illusion du bonheur !Les animaux sauvages ne sont-ils pas aussi bien nourris, bien soignés et bien choyés dans des zoos ?  Les dictateurs et les occupants romains offraient au peuple conquis et opprimés du pain et des jeux pour qu’ils oublient l’essentiel : leur liberté d’homme!

Les 5 chantiers qu’il avait promis au peuple congolais pour l’endormir durant et après la campagne des élections de 2006, « Joseph Kabila » vient de les relancer par le canal de son dauphin, Félix Tshilombo Tshisekedi, pour détourner l’attention des congolais de son faux départ de la scène politique congolaise.

Mais les Congolais ne sont plus dupes. Ils ont compris le jeu et ils ne se laisseront plus charmer par des chants de Sirènes ! Ils ont compris que les leaders politiques congolais, les collabos  du FCC qui ont fait la queue dernièrement à Kingakati pour signer le document de leur allégeance à l’imposteur rwandais, tous ces chiens de Pavlov évolueront demain au sein du gouvernement et des autres institutions, sous les ordres de «Joseph Kabila» et non de Félix Tshisekedi.

D’ailleurs la campagne vient d’être lancée par l’ancien Directeur de cabinet Néhémie Mwilanya pour imposer à Félix Tshisekedi son mentor, «Joseph Kabila», comme son… Premier ministre !Ainsi, les jeux sont faits ! Car, à l’instar du couple Poutine-Medvedeven Russie, le fils d’Adrien Kanambe restera désormais le seul vrai patron de la politique congolaise durant le mandat fictif de Félix Tshisekedi à la tête du pays. Il contrôlera le Gouvernement, le Parlement, le Sénat, les gouvernements et les parlements provinciaux ! En fin de compte, l’UDPS et Félix Tshisekedi en tête auront rendu « Kabila » plus fort qu’avant les élections du 30 décembre 2018 !   

Je vous avais promis que Félix Tshisekedi vous aidera à faire tomber les écailles de vos yeux ! Car avec lui, vous aurez enfin compris que rien n’a changé, que le pays ne nous appartient plus, et que tout reste à faire pour recouvrer notre souveraineté nationale!

Je reviendrai à vous.

Que Dieu vous bénisse !

Ingeta !

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Candide Okeke

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