URGENT ! Kagame et «Kabila» plantent en RDC  le décor de la guerre froide entre les Etats-Unis et la Russie !

URGENT

Kagame et «Kabila» plantent en RDC  le décor de la guerre froide entre les Etats-Unis et la Russie !

 

Durant quatre longues décennies de guerre froide entre deux superpuissances, les Etats-Unis d’Amérique d’un côté et l’Union des républiques socialistes soviétiques (URSS) de l’autre, conflit né dès l’année 1947 à la suite de la seconde guerre mondiale,  le monde (et particulièrement l’Afrique) a été scindé en deux blocs antagonistes jusqu’à la dislocation de l’URSS en 1991. Après la disparition du bloc de l’Est, les Etats-Unis ont sans partage imposé au monde entier leur suprématie, au point de fouler aux pieds certains accords vis-à-vis de leurs alliés européens de l’OTAN.

Mais depuis l’accession au pouvoir de l’ancien officier du KGB, Vladimir Poutine, des cendres de l’URSS est née une nouvelle Russie qui a réussi à faire une remontée fracassante sur la scène internationale. Et tous les géo-stratèges du monde sont unanimes pour reconnaître que les deux conflits de la Crimée et de la Syrie ont permis à la Russie de Vladimir Poutine d‘imposer son statut (jadis perdu) de «contrepoids» des Etats-Unis et de leurs alliés de l’OTAN. 

Et l’on se souviendra que l’un des terrains de prédilection de la guerre froide durant toute la seconde moitié du 20e siècle fut sans conteste l’Afrique où les deux superpuissances et leurs alliés respectifs se sont disputés et se disputent toujours et encore le contrôle des minerais stratégiques dont particulièrement l’uranium auquel s’ajoute aujourd’hui le Columbo Tantalite communément appelé Coltan. 

Depuis quelques temps, la Russie a marqué son retour en Afrique sub-saharienne à travers la percée qu’elle vient de réaliser en République Centrafricaine qui est, tout le monde le sait, le pré-carré chéri de la France en Afrique à cause surtout des gisements d’uranium. Cependant, lors du forum militaire du 21 août 2018 à Koubinka près de Moscou, le ministre de la Défense de Russie, Serguei Choïgu, a annoncé officiellement la signature d’un accord gouvernemental avec son homologue centrafricain, Marie-Noëlle Koraya. Cet accord, a-t-il précisé, vise à « renforcer les liens dans le domaine de la défense». Signalons en passant que le même jour à Koubinka en Russie, le même accord était signé avec le Burkina-Faso, autre pré-carré de la France ! Depuis le début de cette année 2018, la Russie a multiplié les offensives : elle a livré des armes à la RCA ; elle a envoyé 5 officiers russes et 170 «instructeurs civils» pour former les éléments des forces armées centrafricaines ; et depuis le mois de mars dernier, les soldats russes assurent la protection physique du président centrafricain !

Ce retour fracassant de la Russie en Centrafrique suscite des inquiétudes au sein du microcosme politique français et provoque des débats parmi les experts à travers le monde. Si les avis sont partagés en ce qui concerne les intentions de Poutine de supplanter la France en RCA, c’est parce que la Russie s’est couverte de la légitimité internationale que lui confère la résolution 2014 de l’ONU du 10 avril 2014 qui a créé la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la Stabilité de la RCA (Minusca). Le président Vladimir Poutine s’est engouffré dans le vide laissé par le retrait en octobre 2016 des forces françaises de l’opération Sangaris. Ainsi, malgré l’embargo qui frappe la RCA, ni les Etats-Unis, ni la France n’ont su s’opposer à la demande de dérogation présentée par la Russie devant la Conseil de Sécurité de l’ONU  en décembre 2017 et en janvier 2018 pour fournir une assistance militaire à la RCA.

La gifle de « Kabila » à ses anciens alliés…

Si nous nous sommes étendus un moment sur ce retour de la Russie en RCA, c’est pour faire la différence avec ce qui se passe en République Démocratique du Congo. En effet, devant la pression de l’Occident, avec les Etats-Unis en tête, l’obligeant à quitter le pouvoir et à ne plus briguer un troisième mandat, «Kabila», avec l’appui du lobby tutsi rwandais dirigé par Kagame, est résolu de recourir à la Russie pour contrer l’offensive occidentale. Pour ce faire, « Kabila » a rejeté, au nom du sacro-saint principe de la «souveraineté», toute ingérence étrangère. Il a déclaré, urbi et orbi, que son gouvernement allait porter seul tout le poids logistique et financier de l’organisation des élections. Et après avoir rejeté avec toute l’arrogance qu’on lui connait, l’offre de Washington, Bruxelles, Paris, Londres ainsi que celle de l’Union Européenne, « Kabila » vient d’exposer, avec la même arrogance, des véhicules et du matériel militaires livrés par… la Russie en guise d’apport logistique pour les élections! Plus qu’une humiliation, il s’agit là d’une gifle que l’imposteur rwandais vient de donner à ses anciens maîtres et alliés.

Considérant l’importance que les pays occidentaux accordent à la RDC qu’ils considèrent comme leur « propriété privée » et leur réserve stratégie des matières précieuses et stratégiques, nous devons nous attendre à une réplique foudroyante de leur part pour barrer le chemin à la Russie et reprendre  le contrôle de la situation en RDC. Du coup, notre pays et notre peuple risquent de servir de terrain pour le combat des géants dans les prochains jours

Rappelons-le, la République du Zaïre (aujourd’hui RD Congo) était considérée par les Etats-Unis et leurs alliés de l’OTAN durant toute la période de la guerre froide comme une «ligne rouge» que leurs rivaux du Pacte de Varsovie ne pouvaient franchir sous aucun prétexte! La tentative soviétique des années 1960 avait provoqué immédiatement la riposte américaine et l’envoie des forces onusiennes au Congo. Nous connaissons la suite. Aujourd’hui, Kagame et «Kabila» viennent d’ouvrir la porte à Poutine dans le cadre du bras de fer entre « Kabila » et l’Occident. Et quel qu’en soit l’issu, c’est le peuple congolais qui risque d’en payer le prix comme d’habitude.

L’APARECO a déployé toutes ses antennes pour suivre de près les péripéties du tournant que vient de prendre l’évolution de ce fameux processus électoral. Elle réitère ici son appel à tout le peuple congolais pour qu’il prenne en main son propre destin et ne laisse pas aux vautours et aux charognards la charge de disposer de son pays et de son sort.  

Paris, le 31 Octobre 2018

Candide OKEKE

L’ŒIL DU PATRIOTE

 

 

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