FLASH! Appui logistique aux élections en RDC : L’Armée et la Police rwandaises d’occupation remplacent la Monusco!

Appui logistique aux élections en RDC :

L’Armée et la Police rwandaises d’occupation remplacent la Monusco!

Ce lundi 29 octobre au matin, les kinois ont été surpris de voir la circulation du boulevard du 30 juin en plein centre de la ville de Kinshasa complètement bloquée par deux colonnes de véhicules militaires pimpant neuves, exposées à partir de l’Alimentation Express jusqu’à la gare centrale où se trouve les installations officielles de la CENI. Cette exposition qui ressemblait plus à une démonstration des muscles a duré toute l journée jusqu’à 20 heures, avant que ces engins prennent enfin la direction des camps militaires Kokolo et Tshatshi. Plusieurs congolais et expatriés qui travaillent dans la commune urbaine de la Gombe ont préféré pour la plus part déserter le centre-ville pour se mettre à l’abri, loin de cette atmosphère militaire.

Mais aux environs de 10h 15’, le ministre de la Défense nationale du régime d’occupation, monsieur Crispin Atama Tabe, a fait une descente ostentatoire dans le bureau de la CENI où il a remis officiellement à son président, monsieur Naanga, les clés des véhicules militaires en lui disant très fièrement et avec autorité: « voici  les clés des 75 véhicules militaires sur les 150 attendus et qui vous serviront pour le déploiement des matériaux électoraux à travers la RDC. A ces véhicules il faudra ajouter 3 hélicoptères que l’Armée met à la disposition de la CENI.» Mais plus grave, le ministre de «Kabila» a informé officiellement le président de la CENI qu’«à partir de ce jour, sur ordre du  commandant suprême, les FARDC et la Police Nationale  sont mises à la disposition de la CENI pour lui apporter l’appui logistique au déploiement des matériaux des élections avant, pendant et après le déroulement du scrutin et ce, sur toute l’étendue de la RDC. » Et pour lever toute équivoque, le ministre de « Kabila » a précisé à Naanga qu’aucun autre service, en dehors des FARDC et de la Police Nationale, ne sera autorisé à participer à cette mission. Et liant le geste à la parole, monsieur Atama Tabe a ordonné à Naanga de commencer immédiatement à faire des navettes à l’aéroport international de Ndiji pour transporter les matériaux électoraux qui s’y trouvent.

Ainsi, les congolais qui raffolent des élections sont maintenant prévenus qu’en plus des indices de fraude déjà existants, une autre indication de taille vient de s’ajouter : c’est l’Armée et la Police d’occupation rwandaises en RDC qui ont désormais l’exclusivité du transport des kits électoraux et autres matériels, avant et après le scrutin ! Ce qui revient à dire que même si le piège des machines à voter était abandonné demain, il sera remplacé par un autre piège : le transport des matériaux de vote se ferra exclusivement par les «frères de Kabila», sans la présence d’autres observateurs indépendants. Et tout le monde sait qu’à partir de ce moment, la substitution des urnes deviendra un jeu d’enfant dès lors que les urnes ne seront plus transportées par l’ONU, mais par les seuls éléments de l’armée et de la police d’occupation ! 

Mais si on considère la situation dans sa globalité, l’exhibition des véhicules militaires par « Kabila » n’est que de la poudre aux yeux! Car cette exposition soulève quelques questions pertinentes : Comment et dans combien de temps pourra-t-on envoyer tous ces véhicules dans les coins les plus reculés du pays où on en a le plus besoin ? Leur nombre (150) ne représente-t-il pas une goutte d’eau face au besoin national ? A quoi serviront ces véhicules quand on sait que les routes pour transporter ces matériaux sont en grande partie impraticables ? Que représentent 3 hélicoptères face à l’immensité du territoire national de la République … ?   

Tous les atermoiements des politiciens congolais offrent seulement à «Kabila» et au lobby tutsi qui gouvernent la RDC le temps de peaufiner leur stratégie pour mieux assujettir et asservir les congolais. Plus les jours passent, plus les politiciens congolais s’avilissent aux pieds des occupants rwandais. Tenez, pour l’organisation de la marche du FCC de ce samedi 29 octobre dernier, «Kabila» a obligé tous les gouverneurs des régions à «cotiser». Et personne n’a manqué à l’appel : le gouverneur de Lualaba, Muyej, a déboursé 400.000$, Paluku du Nord-Kivu a envoyé 350.000$, Kimbuta de Kinshasa a sorti 300.000$, Ngoy Kasandji du Kasaï oriental a apporté 250.000$ tandis que son collègue de la Tsuapa a donné 50.000$… ! En plus de ce pactole, le gouverneur de la banque centrale a décaissé plusieurs millions de dollars pour distribuer aux badauds en vue de les réquisitionner pour « la démonstration de la popularité du raïs à Kinshasa ».  C’est ce qui explique les scènes de bousculade enregistrées aux abords du stade Tata Raphaël où des badauds  se disputaient les quelques pauvres billets de francs congolais qu’on leur jetait par terre ! Chaque jour qui passe, les congolais sont humiliés et chosifiés comme jamais un peuple ne l’a été !                

En acceptant d’aller aux élections, les congolais continuent de légitimer eux-mêmes l’œuvre d’occupation, de prédation et de balkanisation de notre pays. Nous ne le dirons jamais assez : aucune forme d’élections, quelle qu’elle soit, ne saura jamais restaurer la souveraineté perdue et bafouée du peuple congolais. Les élections restent aujourd’hui l’unique arme dont dispose nos envahisseurs pour pérenniser leur présence en RDCObliger les politiciens congolais de l’opposition à abandonner ce damné processus électoral est devenu donc une obligation morale pour tout le peuple congolais ! S’ils ne le font, alors il reviendra au peuple de se détourner définitivement de cette classe politique et de s’assumer lui-même !

Paris, le 31 Octobre 2018

Candide OKEKE

L’ŒIL DU PATRIOTE

 

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