URGENT/ Processus électoral en RDC :  La fin des illusions ?

 

URGENT

Processus électoral en RDC :

 La fin des illusions ?

                                                   

 

Seules les fanatiques aveugles et sourds continuent encore à croire à une hypothétique «élection démocratique, crédible et transparente» en RDC le 23 décembre prochain. Mais pour tout observateur sérieux, il n’y a plus aucun doute que l’objectif politique de «Joseph Kabila» de continuer à gouverner la RDC par défi et sans mandat reste plus que jamais jusqu’ici intact. Les nombreux obstacles ainsi que les peaux de banane qu’il a réussis à placer sur le tortueux chemin des élections prévues dans trois mois seulement sonnent le glas d’un processus électoral le plus vicieux qu’on puisse imaginer. Le budget requis est loin d’être débloqué par un gouvernement arrogant qui refuse toute aide financière de l’Union Européenne. La logistique électorale est jugée défaillante, alors que le même gouvernement d’occupation repousse arrogamment l’offre d’appui logistique de l’ONU sans laquelle il ne pourra jamais  couvrir seul en besoin le vaste territoire national.

 

Nikki Halley tire à boulet

rouge sur la CENI

 

Devant ce sombre tableau et les turpitudes d’un régime d’occupation et de prédation aveuglé par l’arrogance, les Etats-Unis d’Amérique qui assurent actuellement la présidence du Conseil de Sécurité de l’ONU sont montés au créneau. Devant les 15 membres du Conseil de Sécurité qu’elle préside, Madame Nikki Halley, ambassadeur des Etats-Unis à l’ONU a prononcé un véritable réquisitoire contre la CENI. Elle a épinglé des «signaux rouges»  qui montrent que les élections sérieuses et crédibles ne pourront plus se tenir dans les délais, autrement dit le 23 décembre de cette année. La diplomate américaine n’y est pas allée avec le dos de la cuillère. Elle a déclaré notamment: «À moins de quatre mois des élections, comment la CENI transportera-t-elle le matériel électoral dans plus de 90 000 bureaux de vote? Y aurait-il suffisamment de machines à voter ou les autorités vont-elles prolonger les élections de plusieurs jours, voire plusieurs semaines ? Les autorités peuvent-elles recharger les machines à voter avec une autonomie de 12 heures seulement ? Les organisateurs des élections ont-ils largement testé ces machines? Les électeurs, dont beaucoup n’ont jamais utilisé un écran tactile, sauront-ils comment les utiliser? Les organisateurs préparent-ils des bulletins de vote en papier en guise de moyen de secours si les machines à voter électroniques tombent en pannes? »

Comme d’habitude, la position des Etats-Unis a été emboitée et soutenue par le Royaume Uni à travers les conclusions d’enquête menée par les experts de l’une de ses ONG spécialisées en la matière. Ces experts britanniques viennent en effet de démontrer que les fameuses machines à voter de Naanga ne garantissent aucune transparence du scrutin. Bien au contraire, les conditions dans lesquelles ces machines ont été commandées et livrées (en partie seulement) à la RDC présentent des zones d’ombres qui présagent d’une intention avérée de fraude massive.              

 

Naanga pessimiste ?

 

Selon les récents témoignages que notre rédaction a recueillis auprès de l’entourage proche de monsieur Naanga, président de la CENI, depuis qu’il est revenu de son dernier voyage de mission auprès de son «client» Miru Systems, la société Sud-Coréenne qui lui fournit les maudites machines à voter, le patron de la CENI a les deux pieds dans le même sabot. Il est en effet devenu subitement muet comme une carpe face aux multiples critiques formulées sur les nombreux points sombres du processus électoral en cours. Lui qui naguère sautait sur toutes les balles pour les renvoyer à ses adversaires serait devenu aujourd’hui dubitatif, voir pessimiste quant au respect du délai de trois mois qui lui reste. Selon ses proches, il travaillerait maintenant plus (et toujours sous les ordres de «Kabila») sur le schéma d’un nouveau report des élections pour l’année 2019. L’imbroglio savamment crée dans le dossier de validation des candidats aux élections leur servira de prétexte.

 

Selon cette stratégie, l’initiative du report ne viendra ni de «Kabila» ni de Naanga. C’est la communauté internationale qui en portera la responsabilité. En effet, c’est elle qui réclamera, comme elle l’annonce déjà via la SADC, des «élections inclusives». Une nouvelle sémantique dans le jargon politique congolais pour réclamer l’insertion dans le processus électoral des «candidats de la communauté internationale» qui ont été écartés par la CENI. Faut-il rappeler ici que la stratégie des occupants qui leur a toujours réussi en RDC consiste à créer le chaos pour mieux avancer leurs pions ?        

 

Kengo «président intérimaire» d’une nouvelle transition ?

 

Devant ce désordre organisé, les tireurs des ficelles que certains appellent religieusement «décideurs» ont deux fers au feu. Selon des sources bien informées, certains lobbies belges, pro Katumbi et pro Kengo ont décidé de lancer leurs poulains dans la course. D’un côté, ils veulent imposer les « élections inclusives » afin d’«inclure» à tout prix Katumbi dans la liste des chevaux partants pour les prochaines présidentielles, quitte à reporter les élections, tandis que de l’autre côté, ils projettent d’imposer une transition avec leur poulain Kengo comme «président intérimaire» en évoquant l’échec de la CENI et de «Kabila», et en recourant à l’article 75 de leur fameuse constitution élaborée à Liège, en prétextant la «vacance du pouvoir». En effet, on nous signale qu’un grand quotidien de Kinshasa vient d’évoquer largement cette hypothèse sous le titre : «Kengo wa Dondo, président intérimaire». Signe que la machine infernale est bel et bien lancée !    

 

Des opposants politiques congolais sans conscience ni courage !

 

Il est regrettable, voir révoltant, de constater que devant une telle flagrance de manipulation visant à conserver notre pays, la République Démocratique du Congo, sous un régime d’occupation et de prédation, devant l’évidence d’une manipulation grossière du processus électoral pour légitimer le pouvoir d’occupation, et devant l’impossibilité avérée de sortir la RDC des ornières de l’occupation étrangères  à travers les élections, quelles que soient leurs formes, nos “braves” politiciens de l’opposition étalent plutôt leur incapacité à sortir carrément de l’ensemble du système véreux pour le paralyser, comme le lui propose la Résistance congolaise.

Les leaders de l’opposition ont plutôt étalé au monde leur incompétence et leur égoïsme démesuré qui les empêchent de s’entendre. Réunis à Kinshasa, ils se sont contentés de réciter la litanie des obstacles et des irrégularités qui polluent le processus électoral en RDC. Sans plus. A l’issue de leur retrouvaille à Bruxelles, ils se sont limités à débiter les mêmes jérémiades qu’à Kinshasa. Pas de candidat commun ni de programme d’action commune pour stopper les manœuvres des occupants tutsi-rwandais en RDC. Aujourd’hui, ces “braves” messieurs annoncent qu’ils vont de nouveau se rencontrer en Afrique du Sud pour demander l’aide des dirigeants politiques de l’ANC. Pitoyable !

Il est même ahurissant de voir certains leaders de l’opposition lancer des campagnes de collecte de fonds auprès de leurs présumés électeurs pour battre leur campagne électorale dont ils sont certains qu’elle n’aura pas lieu bientôt ! Cela s’appelle en langage simple: « l’arnaque » !

Voilà pourquoi nous appelons la jeunesse congolaise à se réveiller et à se prendre rapidement en charge ! Elle doit rompre avec toute cette classe politique incapable de mettre l’intérêt national au dessus de ses intérêts égoïstes. L’heure de la vérité a sonné ! L’heure du vrai choix est arrivée !

Paris, le 20 septembre 2018

Candide OKEKE

L’ŒIL DU PATRIOTE

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