RDC/Emmanuel Shadary, le somnifère de «Kabila» et Kagamé pour endormir les congolais !

Emmanuel Shadary, le somnifère de «Kabila»

et Kagamé pour endormir les congolais !

   

Comme un puissant sédatif administré à un malade hypertendu, la désignation d’un «dauphin» par Hyppolite Kanambe a fait retomber brusquement la tension politique en RDC et plonger les opposants politiques congolais, et avec eux une bonne frange de la population congolaise, dans un profond sommeil hypnotique ! Les adeptes des funestes accords de la Saint-Sylvestre se sont brusquement répandus en messages enthousiastes d’autocongratulation, estimant que cette décision du locataire de Kingakati était une «victoire» pour eux-mêmes et le peuple congolais ! Même au sein de la résistance congolaise de la diaspora, certains résistants ont perdu le nord, estimant que la Résistance venait de perdre du terrain parce que «Kabila» aurait réussi à déjouer ses «prévisions»!

Mais au fur et à mesure que les jours passent, l’euphorie du départ retombe et laisse apparaître des interrogations et des signes inquiétants de la   «passion» imaginaire de Kanambe pour la RDC.  Et chaque jour qui passe met un peu plus à nu la véritable impasse dans laquelle se trouvent en réalité tous ceux qui continuent à croire bêtement, par hypocrisie ou par ignorance que les élections, si elles ont réellement lieu cette année, résoudront la crise politique et sécuritaire que subit la RDC depuis plus de deux décennies. Certains commencent à se rendre compte qu’ils ne se sont pas posés la bonne question au sujet du geste politique de l’imposteur rwandais. Les congolais devraient en effet se demander si la stratégie de « Kabila » et du Tutsi-power de choisir Emmanuel Shadary comme «dauphin» traduit l’expression de leur volonté sincère de mettre fin au processus d’occupation, de prédation et de mise à mort de la République Démocratique du Congo. C’est cette question-là que nous allons essayer d’examiner ici avec vous.

 

 

Le décor pour le maintien au pouvoir de la kabilie et du système d’occupation est bien plus planté que jamais 

 

Dans sa dernière sortie médiatique, le Président de l’APARECO avait relevé à l’attention des congolais les signaux forts qui révèlent très clairement la ferme détermination de « kabila » et du lobby hégémonique tutsi de verrouiller méticuleusement de bout en bout tous les mécanismes du pouvoir à travers le contrôle des principales institutions de la RDC, dans le but d’assurer leur maintien effectif au pouvoir, coûte que coûte. 

Dans sa démonstration, monsieur Honoré Ngbanda a d’abord analysé en détail l’opération de la mise en retraite de milliers de militaires congolais, en ce moment précis, pour les remplacer par des membres du Tutsi-power ou par des généraux et officiers totalement sous contrôle du Rwanda. Cette opération, disait-il, constitue la mise à mort de l’armée congolaise pour priver le peuple congolais de toute protection et de tout appui. Il a ensuite rappelé les dispositifs flagrants mis en place par «Kabila» pour frauder les résultats des élections en sa faveur ou en faveur du candidat représentant les intérêts des occupants rwandais. Il a aussi stigmatisé les dernières nominations des membres de la Cour Constitutionnelle, précisant que cette opération ne visait qu’un but, celui de mettre en place des magistrats qui trancheront, le moment venu, tous les conflits électoraux et toutes les réclamations en faveur de la kabilie. Et le leader de l’APARECO a enfin épinglé le rôle néfaste des dispositifs politiques à travers la création du FCC que « Kabila » présente au monde comme étant la preuve du soutien des congolais à toute cette mascarade politique qui vise   à créditer l’œuvre de l’occupation de la RDC par le Rwanda. 

Depuis plus de deux ans, le leader de l’APARECO ne cesse de répéter au peuple congolais que «Kabila» a prévu plusieurs scénarios pour son maintien au pouvoir :

  • primo, le changement de la constitution pour lui permettre de briguer un 3emandat,
  • secundo, le déclenchement des troubles apocalyptiques pour décréter, le cas échéant, un état d’urgence et repousser les élections aux calendes grecques,
  • tertio, le «plan Mokolo wa Mpombo» qui consiste à permettre à « Kabila » d’infiltrer son homme de confiance dans l’opposition pour lui apporter son soutien au dernier moment,
  • quarto, le recours à la stratégie «Poutine-Medvedev» en choisissant un homme de confiance incapable de le trahir en vue de lui succéder virtuellement…etc. Tous ces scenarios sont autant de stratégies alternatives que « Kabila » a cachés dans son carquois comme les flèches d’un chasseur. 

Selon des informations sûres dont nous disposons, jusqu’au mardi 07 août dernier, «Kabila» tenait à sa solution du 3e mandat grâce à une interprétation biaisée et tordue de la Constitution que les magistrats de la Cour Constitutionnelle allaient valider. Restait cependant à gérer la réaction du peuple congolais et des Etats-Unis d’Amérique. C’est ce qui explique le déploiement excessif des militaires rwandais qui avaient verrouillé toute la capitale congolaise.  Mais c’est le voyage de « Kabila » à Luanda le 07 août qui a fait tout basculé. Les Etats-Unis étaient décidés de mettre leur menace à exécution au cas où « Kabila » s’entêtait à se représenter. Et plus grave, l’Angola était chargé, non seulement de transmettre le message, mais aussi d’appliquer la «sanction» américaine prévue!

Voilà qui explique qu’à un jour seulement de la date limite, «Kabila» a recouru, sur conseil de ses amis russes, à la stratégie «Poutine-Medvedev». Il a choisi donc, tout seul, en monarque absolu, «son» dauphin à lui, et à lui seul! Et le profil d’Emmanuel Shadary qui choque et déçoit bon nombre de politiciens congolais, y compris des collabos membres de la kabilie, son profil, disions-nous, remplit parfaitement les critères dont « Kabila» a justement besoin pour sa marionnette : un homme impopulaire , vulgaire, immoral, impliqué dans l’assassinat des nombreux manifestants, sanctionné par l’Union Européenne, tenu à l’œil par la communauté internationale pour son rôle dans le bain de sang au Kassaï et l’assassinat des 2 experts de l’ONU dans cette même province.

En somme Kanambe s’est choisi comme joker quelqu’un qui lui doit tout sur tous les plans et qui est incapable de le trahir. D’aucuns se souviendront que Shadary qu’on a pitoyablement déclaré «candidat indépendant» n’a d’indépendant que le nom. En effet, il est tellement dépendant de «Kabila» que c’est son Directeur de cabinet, Nehemie Mwilanya qu’on a vu remplir les formulaires de sa déclaration de candidature à la CENI. C’est aussi dans l’éventualité de ce plan «Poutine-Medvedev» que «Joseph Kabila» avait exigé la session extraordinaire du Parlement pour voter la loi sur le statut des anciens présidents de la République élus. C’est pour assurer sa présence physique et politique sur l’échiquier national en vue de garder la main mise sur toutes les institutions du pays. Et ce n’est pas Shadary qui protestera ! Remarquez en passant, que du côté de l’Armée, Shadary a son binôme militaire qui s’appelle John NUMBI et qui a les mêmes caractéristiques que lui. C’est dire !    

Ainsi, sous la pression de la colère populaire et surtout, de la menace américaine, « Kabila » a plié comme un roseau mais il n’a pas rompu ! Il a reculé, mais il n’a pas cédé ! Il a, comme à son habitude, fait semblant d’avoir lâché du lest mais en réalité, il a solidement implanté ses racines au plus profond des entrailles du Congo pour résister à la tempête actuelle qui, à ses yeux, passera vite! Il compte sur la courte mémoire et la naïveté des leaders politiques congolais.

Il n’a pas tort. En effet, dans cette RDC occupée et loin d’être «dékabilisée», il est très pitoyable de constater que dans leur déclaration politique, les «leaders de l’opposition, candidats à l’élection présidentielle en RDC» versent naïvement dans un satisfecit béat en clamant une «victoire historique» ! Sur qui ? Sur un «Kabila» qui contrôle de main de fer l’Armée, la Police, les Services, les Banques, les Finances, les Entreprises d’Etat et la CENI… ?       

Avec ces énormes dispositifs mis en place, il faut être aveugle pour ne pas voir que grâce à tout ce décor, «Kabila» est et restera l’homme fort de la RDC si rien n’est fait pour l’en empêcher véritablement. C’est lui et lui seul qui exercera le pouvoir en RDC, même sans être physiquement au pouvoir ! Qui empêchera en effet « Kabila » demain de se faire « élire » (j’allais dire «proclamer») Président du Sénat, et donc le numéro 2 du pays, et reprendre le pouvoir en cas de vacance  ou à la fin de son mandat ? Qui commandera les généraux et les officiers rwandais à la tête des FARDC et de la Police Nationale durant la prochaine mandature de Shadary? 

A la lumière de ce tableau, l’enjeu électoral constitue le seul terrain dans lequel «Kabila» a tout investi pour réussir à se maintenir au pouvoir. Car toute sa stratégie actuelle repose sur les dispositifs à frauder massivement les élections à tous les niveaux pour mettre en place les hommes acquis d’avance à sa totale obédience. Il sait qu’à partir du moment où il se plie au dictat des Etats-Unis de ne pas se présenter aux élections, toute la communauté internationale fermera les yeux sur les irrégularités, fussent-elles flagrantes, du scrutin électoral.  

Voilà pourquoi l’APARECO et la Résistance congolaise, par la voix d’Honoré Ngbanda, ont interpellé la classe politique congolaise de l’opposition et les appelé à boycotter le processus électoral dont les résultats sont déjà biaisés. Car, quoique fassent les leaders de l’opposition congolaise contre les dispositifs électoraux actuels, les dés sont déjà pipés ! La seule solution consiste à rejeter purement et simplement ce processus piégé et galvaudé. 

A ce sujet les patriotes résistants se réjouissent de voir quelques opposants comme Valentin Mubake adopter, au moins en partie, les thèses de la Résistance en appelant les autres leaders congolais de l’opposition à rejeter ce processus électoral. Mais jusqu’où iront ceux qui auront choisi cette voie patriotique ? Sauront-ils résister aux tentations ? Vont-ils se contenter seulement de monter les enchères ? Notre souhait le plus ardent est qu’ils nous rejoignent pour appliquer ensemble les 7 mesures prônées par Honoré Ngbanda afin de libérer la RDC.Et cela commence bien sûr par le boycott  des élections et le rejet des institutions présidées par Kanambe. Ces deux actes à eux seuls peuvent bloquer la machine infernale de l’occupation et faire tomber ce gouvernement, sans effusion de sang.

Mais nous sommes très dubitatifs quand nous observons le vagabondage politique qui caractérise bon nombre d’acteurs politiques congolais et étrangers infiltrés. Nous nous en voudrions pour exemple le cas des deux frères qui occupent le cœur de la scène politique en RDC. Il s’agit de Katebe Katoto et de son demi-frère Katumbi Moïse que certains congolais soutiennent aveuglément. On se rappellera qu’on a vu Katebe Katoto courtiser son « ami» Etienne Tshisekedi, malade, et le  trainer à Genval d’où est sortie le fameux RASSOP financé par…. Moïse Katumbi qui, lui, venait de rejoindre l’opposition après avoir joué le rôle de premier soutien à «Kabila» au cœur du pouvoir. Aujourd’hui, Moïse Katumbi semble abandonner le RASSOP (qu’il a créé, selon ses propres dires) au profit de « l’Ensemble », tandis que son frère, Katebe Katoto, réapparait aux côtés du premier ministre Tshibala, Roger Lumbala (M23) pour soutenir …«Joseph Kabila». Un véritable yoyo ! Et c’est là qu’est le problème : la frivolité, la naïveté et la …médiocrité de notre classe politique devenue très poreuse.      

Nous y reviendrons !

 

Paris, le 15 Août 2018

Candide OKEKE 

L’ŒIL DU PATRIOTE

 

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