URGENT/ RDC-Dessous des cartes : Honoré Ngbanda dresse un tableau sombre de la situation géopolitique de la crise congolaise

 

ADRESSE DU PRESIDENT NATIONAL DE L’APARECO

AU PEUPLE CONGOLAIS A L’OCCASION DU 30 JUIN 2018

Honoré Ngbanda-Nzambo dresse un tableau sombre de la situation géopolitique de la crise congolaise

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Mes chers compatriotes,

Comme vous le savez, je n’ai jamais adressé un quelconque message au peuple congolais à l’occasion de la date anniversaire de l’indépendance du Congo-Kinshasa le 30 juin et cela, pour une raison très simple : un peuple sous-occupation ne peut prétendre célébrer son indépendance !C’est tout simplement antinomique!

Cependant, si j’ai choisi de m’adresser à vous à la veille du 30 juin 2018, ce n’est certes pas pour vous souhaiter une bonne fête. Je m’adresse à vous, mes chers frères, parce que cette année-ci, au tour de cette date du 30 juin, se jouent des grands enjeux, se tissent des tractations secrètes et se concoctent toutes sortes de plans qui détermineront l’avenir de notre pays pour des générations! Nous ne pouvons pas être des simples spectateurs de notre histoire.

Plus que jamais, une constellation des personnalités politiques, diplomatiques, religieuses, militaires ainsi que du monde nébuleux des affaires et des banques s’activent aujourd’hui dans l’ombre et se déchirent les uns les autres pour se disputer leur proie. Et cette proie, ce sont les immenses richesses du sol et du sous-sol congolais. La multiplicité et la diversité des projets secrets, des alliances et contre-alliances ainsi que des conflits d’intérêt fait que  le peuple congolais se trouve aujourd’hui devant une véritable Tour de Babel !Oui, les Congolais sont débordés, dépassés voir même aveuglés par la multiplicité des solutions mirobolantes que les prestidigitateurs et les magiciens politiciens congolais leur font miroiter le jour comme la nuit… Aujourd’hui, même plusieurs patriotes résistants congolais sont victimes des chants de sirènes qu’exécutent les politicards congolais de tout bord qui leur promettent tantôt des élections sans Kabila, tantôt des transitions avec des gouvernements sans Kabila….

Voilà pourquoi j’ai choisi de vous brosser aujourd’hui le tableau du paysage politique de notre pays avec les vrais enjeux qui se présentent à nous,afin que chacun de nous puisse disposer d’une vision panoramique suffisamment large de l’évolution de la crise multidimensionnelle de notre pays. Ce qui nous permettra de résister au déluge des campagnes mensongères qui se déverse aujourd’hui sur le peuple congolais. A cet effet, mon adresse sera structurée en 5 chapitres consacrés aux grands sujets:

  1. En premier lieu, je vous présenterai les méandres du fameux processus électoral avec les preuves de la fraude massive déjà programmée par « Kabila » et ses bonzes.
  2. J’aborderai ensuite la problématique de la candidature énigmatique de «Joseph Kabila» aux prochaines élections présidentielles dont la date demeure incertaine
  3. Je vous donnerai les raisons pour lesquelles «Kabila» a décidé la convocation de la session extraordinaire des deux chambres du Parlement
  4. Je vous expliquerai aussi pourquoi «Kabila» a déterré la convention de coopération entre la RDC et la Russie juste en ce moment de la crise
  5. Et je vous expliquerai enfin le double jeu auquel se livre Paul Kagamé vis-à-vis de la communauté internationale pour protéger les intérêts rwandais au Congo-Kinshasa.

Abordons donc le premier sujet :

 I. La question du Processus électoral au Congo-Kinshasa

Mes chers compatriotes,

Vous savez qu’en tant que patriotes résistants, nous ne reconnaissons ni les institutions scélérates de l’occupation, ni tout simulacre d’élection qui vise à légitimer l’occupation sur le plan national et international. Mais si j’ai choisi d’en parler aujourd’hui, c’est dans l’unique but de vous exposer la flagrance des irrégularités et des fraudes conçues par le régime d’occupation pour se maintenir au pouvoir et légitimer son système criminel. Et aussi pour vous prévenir que les élections auxquels on vous invite ne vous donnerontpas le résultat que vous espérez !

Et voici quelques faits avérés :

1.Le Gouvernement d’occupation chargé d’organiser les élections donne des signes clairs de sa mauvaise foi dans les préparatifs même de ces élections : à l’heure qu’il est le gouvernement n’a déboursé que 35% des prévisions budgétaires avec un déficit de décaissement de l’ordre de 165% au risque d’atteindre 200% !

 2. La liste des partis et regroupements politiques publiée par le ministère des l’intérieur accuse des irrégularités flagrantes pour tricher les élections. 

3. La mise en cause de la fiabilité du fichier électoral et le manque de consensus sur l’utilisation de la machine à voter démontrent, si besoin en était encore, la mauvaise foi des organisateurs.

4. LA CENI présente beaucoup de signes de fraudes et d’intention visible de tricherie à grande échelle. En voici quelques cas :

a) L’OIF, dans les recommandations de son rapport d’audit, a demandé à la CENI d’abandonner le projet d’utilisation de la machine à voter dans le scrutin du 23 décembre2018, de rendre publique l’exécution transparente de son budgetet de faire preuve d’impartialité dans le traitement des dossiers électoraux.

Or, cette querelle sur l’abandon de la machine à voter qui traine en longueur depuis des mois, fait justement partie de la stratégie de «KABILA»: car après des mois de longue discussion, lorsque le gouvernement d’occupation acceptera d’abandonner la fameuse machine vers les mois d’août ou septembre, le retour à l’ancienne méthode fournira un nouveau prétexte au gouvernement et à la CENI pour exiger de reculer l’organisation des élections à l’année prochaine!

 b) Deuxième fait encore plus grave : le rapport final de l’OIF  publié le 19 juin souligne que le serveur de la CENI  héberge plus de 6 millions de faussaires, soit environ 5 millions de doublons et près d’un million de mineurs.

 c) Troisième fait :le rapport de l’OIF confirmela présence de 16,5 % d’électeurs enrôlés sans empreintes digitales, soit 1/6 de l’électorat, ou encore environ 8 millions de votants.

Faisons un petit calcul d’adition :6 millions de faussaires+ 8 millions de détenteurs de cartes d’électeurs sans empreintes digitalesdonnent 14 millions d’électeurs douteux, soit pratiquement le tiers de l’électorat.

 d) Quatrième fait: le rapport d’audit de l’OIF relève aussi la taille anormalement élevée de certaines circonscriptions électorales, en contradiction avec leur taille démographique réelle.

e) Cinquième fait plus symptomatique concerne la démission ce 09 juin 2018 de monsieur Jonathan Seke Mavinga, directeur du Centre national de traitement de la CENI.On signaleque ce dernier setrouveraitaux USA oùil aurait notamment eu des entretiens au département d’État au sujet de la machine à voter. Mais ce qui inquiète le régime de KABILA, c’estque ce directeur du Centre très stratégique de Traitement de la CENI aurait emporté dans sa valise, le logiciel de base de la machine à voter qu’il aurait présenté à ses interlocuteurs américains, acteurs politiques, ONG et aux médias. Son remplacement pourrait coïncider avec l’éviction de quatre ou cinq autres directeurs de la CENI.

Notons que le  comportement de notre compatriote Seke Mavinga illustre bien l’esprit des 7 mesures que nous avons proposées aux élites congolaises impliquées dans les institutions en RDC. Monsieur Seke Mavinga a appliqué deux mesures à la fois : Il s’est retiré de l’institution CENI, et il a appliqué la désobéissance civique en essayant de paralyser le fonctionnement de cet organe important au service du régime d’occupation. C’est un exemple à suivre pour les opposants politiques qui n’arrivent toujours pas à poser de tels actes patriotiques  à cause de leur attachement à leur ventre !

f) Autre fait saillant : alors que la démission de monsieur Jonathan SEKE MAVINGA a été bien actée par monsieur Naanga, le grand patron de la CENI, un avis de recherche de la police nationale a été quand-même curieusement lancé ce 12 juin 2018 contre ses collaborateurs dont notamment Mr Mpiku Ananga Hussen, Mme Bomolo Bombito Carine et Mr Harel Nzau Jean Marc.Tous rechercher pour chef d’abus de confiance et vol qualifié pour le 1er, association des malfaiteurs et vol qualifié pour la 2eme et Chef d’escroquerie pour le dernier.

g) Un dernier fait pour clore cette litanie des signes de fraude programmée: il s’agit du refus par la CENI de procéder à l’audit des machines à voter, alors qu’elle avait accepté au début de faire auditer ces ordinateurs par les experts britanniques. Aujourd’hui,NAANGA prétend que cette opération ne figurait pas dans le calendrier électoral. Mais il oublie que l’introduction de la machine à voter aussi n’y figurait pas!

 

Mes chers compatriotes,

Comment dans un pays qui se respecte des politiciens ou des leaders responsables sérieux peuvent-ils continuer à mobiliser le peuple pour l’amener aux élections dans des conditions que je viens de vous présenter? Et comment un peuple mur et averti peut-il se laisser berner plusieurs fois par ces apprentis sorciers et vendeurs d’illusions ?

 

 

II. La question qui brûle toutes les lèvres : «Kabila» sera-t-il ou pas candidat à sa propre succession ?

 

Ces derniers temps, beaucoup de Congolais et d’étrangers sont en train d’ergoter au sujet de la candidature de «Joseph Kabila». Dans la bouche des Congolais comme dans la presse internationale, d’aucuns se demandent si oui ou non le fils d’Adrien Kanambe sera candidat à sa propre succession.

Pour le Résistance, cette question ne se pose même pas. Car les faits et gestes de KABILA et ses bonzes parlent d’eux-mêmes. Citons-en quelques uns:

  1. Après la ville province de Kinshasa et l’ex province de l’Equateur, Ramazani Shadary, le SG du PPRD, a poursuivi une tournée de campagne électorale en faveur du candidat « KABILA » dans le Kongo central.
  1. A Inkisi, dans le district de la Lukaya où il a tenu son premier meeting, comme à Mbanza Ngungu deuxième étape de sa tournée dans le Kongo Central, Ramazani Shadary a martelé ce slogan éloquent, je le cite :“Nousétions avec Joseph Kabila hier, nous sommes avec lui aujourd’hui et nous serons avec lui demain” !On ne peut être plus clair quant aux intentions de Kabila!
  1. Des promesses électorales de KABILA ont été  faites à la population, notamment la réhabilitation de la route nationale 16 jusqu’à Popokabaka, la fourniture d’eau potable et de l’électricité. Malheureusement, Shadari n’a pas dit à ses électeurs ce que sont devenus les cinq chantiers plus de 10 ans après ?
  1. Dans l’entre-temps, l’imposteur à la tête de la RDC fait face à une montée de pression tant sur le plan régional, international que national. Le peuple congolais de l’intérieur du pays et de la diaspora ne veut plus de lui. Et devant ce rejet général, « Kabila » fait semblant de chercher un dauphin pour sa succession.Mais en réalité, sa stratégie vise seulement de diviser et à opposer les collabos congolais autour de lui pour les affaiblir et mieux les contrôler.Car ce sujet divise en effet les caciques de la prétendue MP. Les uns, avec Minaku à la tête, souhaitent le choix d’un successeur à « Kabila » pour sauver le navire qui risque de couler avec tout le monde, tandis que pour les autres extrémistes, avec Mova en tête de peloton, «c’est Kabila ou rien!»Mais Mova  parle-t-il librement ou est-il juste la voix de son maître? That’s the question !  
  1. Par ailleurs, à partir de Luanda où il se trouvait ce 17 juin, She Okitundu qui répondait à la presse avait déclaré que la MP se prépare à déposer les candidatures pour les législatives et la présidentielle. Et il a ajouté, toujours énigmatique :«et les doutes seront levés d’ici 30 jours », sans pour autant dire à la presse si ce candidat de la MP sera «Kabila» ou une autre personne. C’est ce qu’on appelle « parler pour ne rien dire»!
  1. Dans une rencontre le samedi 16 juin 2018 à Kingakati où Kanambe avait réuni les membres de la MP,l’intéressé a rassuré ses interlocuteurs sur la tenue des élections comme prévu et que pour lui aucune autre famille politique ne peut gagner ces élections que la MP. Il a en effet confiance à la CENI. Sa CENI!Mais l’homme n’a eu aucun mot sur l’identité de son successeur càd le fameux dauphinau cœur de tous les débats depuis plusieurs mois.
  1. Une certaine presse a relevé, avec raison, que la réponse à la question sur la candidature de Kanambe aux prochaines élections était déjà donnée depuis le 26 janvier 2018 lorsqu’il avait renvoyé la journaliste de la RFI ce jour là, à la constitution.Car pour « KABILA », il sera candidat en s’appuyant sur «sa» Constitution que nous qualifions de «  charte de l’Occupation ».

 

 


Rappelez-vous que chaque fois qu’il a été contraint de se prononcer sur sa candidature, il a toujours recouru à cette formule sibylline: «Je respecterai la constitution que j’ai promulguée».Mais ce qu’il ne dit pas à ses interlocuteurs, ce que le moment venu, cette constitution sera tordue et interprétée en sa faveur! C’est en perspective de cette opération qu’il vient de nommer ses hommes de main au sommet de l’appareil judiciaire de l’État. Ces hommes auront pour mission d’effectuer le sale job de légaliser sa candidature et de valider les résultats de fraude électorale!

Voilà, mes chers frères, les élections auxquelles les politiciens et la Communauté internationale vous convient! A vous de juger s’il faut y aller ou pas!

    

Mes chers comptriotes,

 

 

III. Que cache la session extraordinaire

des deux chambres du parlement ?

C’est devenu une habitude à Kinshasa où Kabila entube le peuple congolais avec ses péroraisons qu’il appelle pompeusement «discours sur l’état de la nation», adresse qu’il fait devant les deux chambres  du parlement réunis en congrès au Palais du peuple.   

En effet, le mercredi 20 juin 2018, Léon Kengo wa Dondo, président du Sénat, a ouvert la session extraparlementaire. Parmi les trois points inscrits à son ordre du jour figure « l’examen  et l’adoption de la proposition de loi portant statut des anciens présidents de la République élus ».

A la même date, à la chambre basse du parlement, Aubin Minaku, président de l’Assemblée nationale, ouvrait lui aussi officiellement la session extraordinaire  du parlement.

Outrel’examen du rapport annuel de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) et le dossier relatif au remplacement de certains membres de la CENI, l’ordre du jour mentionne aussi « le projet de loi sur le statut des anciens présidents élus ».

Ces faits montrent que « Kabila » ne néglige aucune piste ni aucune éventualité. Et à cet effet, il voudrait bien assurer l’impunité des ses nombreux crimes au cas où il serait coincé et forcé de dégager.

 Il est prévu que les deux sessions extraordinaires se déroulent jusqu’à l’épuisement de points inscrits à l’ordre du jour, soit du 19 juin au 20 juillet. A l’issue des dites sessions, « Joseph Kabila » s’adressera à la nation avant 20 juillet prochain devant les deux chambres du parlement réunies en congrès, comme l’a indiqué AubinMinaku.

Au sujet de cette adresse de « Kabila », les attentes sont multiples et variées. Certains naïfs, tant parmi la population congolaise qu’auprès des capitales africaines et occidentales s’attendent à des annonces fracassantes qui feront avancer la solution de la crise. D’autres espèrent que « Kabila » réaffirmera la tenue des élections à la fin de cette année, et rassurera l’opinion qu’il ne sera pas candidat à un troisième mandat.

Une certaine presse à Kinshasa affirme que l’adresse de «Kabila» respectera l’attente des dirigeants des certains pays africains de la région et ceux de la communauté internationale qui lui ont déjà exigé sans détoursde tout mettre en œuvre pour qu’il y ait élection (et donc alternance pacifique) avant la fin de cette année 2018. Rappelons que la même démarche de la communauté internationale fut effectuée en 2016 et 2017 sans succès! Et «Kabila» ne l’a certainement pas oublié ! 

Mes chers compatriotes,

Dans leur hargne aveugle à maintenir et à renforcer leur régime d’occupation dans notre pays, les stratèges du Tutsi-power veulent transformer notre territoire national en terrain d’affrontement des puissances économiques et militaires du Nord. Pour renforcer son pouvoir, «Kabila» veut faire du Congo-Kinshasa un terrain d’affrontement entre  les grandes puissances !

C’est pour appliquer cette stratégie machiavélique que « Kabila » a déterré la «Convention de la coopération militaire entre la Russie et la RDC».Elle a été ratifiée ce 14 juin 2018 au sénat après le vote de 57 sénateurs sur les 66 qui ont participé au vote. Bien avant ce vote, Christophe Atama,  ministre de la défense, présentant l’économie générale de la Convention, avait  soutenu que le rapprochement avec la Russie pour la coopération militaire, comme ce fut le cas avec la Chine il y a quelques années, est motivé par des enjeux sécuritaires et les nouvelles formes de menaces auxquels le pays fait face. Mais quelles sont ces nouvelles formes de menace ?

Soufflant le chaud et le froid, le ministre de « Kabila » précise que  cette convention avec la Russie ne met pas fin aux accords et alliances militaires que la République Démocratique du Congo avait conclus avec ses partenaires traditionnels occidentaux.

Précisons que le programme de cette coopération porte sur la livraison des armes, des matériels de guerre et des autres équipements spécifiques. Il inclut aussi l’exploitation, l’entretien, la préparation et la modernisation des armements et matériels de guerres livrées. Ces taches exigent la présence des missions de conseil des experts russes.

Il est aussi bon de signaler aux Congolais que la décision de ratification de cette convention de coopération a été prise à la hussarde !En effet, selon les confidences de certains sénateurs qui ont pris part à ce vote, la majorité de leurs collèguesest restée sur sa soif et elle a même affiché le sentiment de n’avoir pas trouvé satisfaction dans les explications fournies par le ministre de la Défense nationale aux  préoccupations lui exprimées lors du débat.

En effet lorsque le ministre Atama expliquait le bien fondé de la convention, les sénateurs n’étaient toujours pas en possession du texte de ladite convention.Sa distribution est intervenue seulement vers la fin du débat.Bien plus, les sénateurs n’ont pas été convaincus des réponses données par Atama aux questions lui posées. Spécialement les deux questions dont la première portait sur la contrepartie que la RDC pourra fournir à la Russie en échange de son « assistance », et la seconde concernait l’identité des personnes (côté congolais) qui ont paraphé cet accord. Ces deux questions sont restées dans le domaine du mystère réservé au Tutsi-power seul !

Et face à ce flou, la plénière du Sénat a refusé de mettre fin au débat aussi longtemps que le ministre n’avait pas apporté de réponse claire sur l’identité des personnalités congolaises qui ont signé la Convention au nom de notre pays. C’est alors que ce membre influent du Tutsi-power,  Léon Kengo wa Dondo, président du Senat, décidera d’autorité de clore le débat. Il a demandé immédiatement au rapporteur de procéder à l’appel nominal en vue de voter définitivement la loi.

Le président du Sénat n’est pas à son premier exploit, il avait agi de la même façon lors  de l’examen et du vote de la loi portant répartition des sièges dans les circonscriptions électorales. C’est encore là un signe évident, pour ceux qui en doutent encore,  que nos institutions sont bel et bien occupées et dirigées par le Tutsi-power !

La stratégie de « Kabila » et du Tutsi-power repose sur l’hypothèse  selon laquelle Vladimir Poutine, nostalgique de la défunte URSS, sera pleinement disposé à apporter à «Kabila» le soutien dont il a besoin, et qu’au retour, ce dernier lui ouvrira une brèche pour une percée de la Russie au cœur de l’Afrique. Avec l’organisation du premier forum sino-africain sur la défense et la sécurité, Pékin vient de faire un grand pas dans la conquête militaire de l’Afrique aux côtés des deux géants traditionnels que sont les Etats-Unis et la Russie. «Kabila» et Kagame entendent  tirer pleinement profit de cette nouvelle donne en faveur du Tusti-power. Entre-temps, l’élite congolaise dort ! 

 

Mais retenons que ce jeu-là ferra de notre pays le terrain des affrontements des deux grandes puissances comme c’est le cas  actuellement en Syrie et en Turquie. Et ce conflit permettra au Tutsi-power de renforcer sa présence indéfiniment dans notre pays.   Un adage africain dit : «quand deux éléphants se battent, ce sont des fourmis qui meurent»!   

 

 Notons que le maître à penser et le cerveau-moteur de cette stratégie reste toujours l’ogre de Kigali qui joue un double jeu très subtil grâce à sa double casquette de président du Rwanda et Président en exercice de l’Union Africaine.

 

IV. Le double jeu de Kagamé avec la communauté internationale

 

Après avoir fait de « Kabila » le «cheval de Troie» au Congo-Kinshasa pour le compte du Rwanda, Kagame est contraint de jouer lui-même cet infâme rôle au sein de la communauté internationale pour le compte du Tutsi-power. Pour cela, il doit tout faire pour aider son poulain «Kabila» à se maintenir à la tête du régime d’occupation qu’il a lui-même installé en RDC.  

Beaucoup de gens naïfs croient au double jeu de Kagame.Celui-ci fait semblant auprès de ses paires de la communauté internationale qu’il partage leur position qui consiste à contraindre «Kabila» à quitter le pouvoir. Ces gens ignorent simplement la stratégie fondamentale des hégémonistes tutsis qui consiste à INFILTRER d’abord l’ennemi pour mieux connaître ses plans et ses armes.

Aujourd’hui, Kagamé, avec sa casquette de président de l’UA, côtoie Trump, Macron, Lourenço, Sassou et consorts… Il leur fait croire qu’il partage leur approche en RDC. Mais en réalité, il profite de leur proximité pour puiser les informations stratégiques qu’il communique au staff du Tutsi-power pour anticiper toute action de la communauté internationale qui irait contre les intérêts et les objectifs du Tutsi-power en RDC. Demander à Kagame de chasser « Kabila » c’est lui demander de se faire harakiri ! Comprenez donc son jeu !

Alors que d’un côté Kagame se montre actif sur la scène diplomatique avec sa ministre Mushikiwabo vis-à-vis de ses pairs africains et occidentaux qui font pression sur l’imposteur rwandais en RDC pour l’obliger à raccrocher, de l’autre côté, le même Kagame travaille en coulisse, avec le général James Kabarebe, pour créer l’apocalypse qui permettra à leur «Cheval de Troie » en RDC de rester en place !

Il faut que les dirigeants africains de la région retiennent ceci : Avec l’argent du pillage de la RDC, Kagame et « Kabila » sont aujourd’hui les chefs d’état les plus riches en Afrique et dans le monde. Par leur canal, le lobby hégémoniste tutsi dispose d’une ressource capable de déstabiliser tous les chefs d’état africains de la région qui menaceraient directement ou indirectement le plan d’expansion du tutsi-power en Afrique centrale et australe !   

CONCLUSION

 Mes chers compatriotes,

Devant ce sombre tableau que je viens de vous présenter, toute élite congolaise digne de ce nom ne pourrait rester indifférente face aux enjeux majeurs qui menacent notre existence en tant que peuple et nation !

L’heure n’est plus aux atermoiements ni aux débats puérils et théoriques, car le Congo est aujourd’hui un malade agonisant placé dans les soins intensifs. La moindre erreur ou le moindre retard de traitement ne peut que lui être fatal !

L’heure n’est plus aux diagnostics douteux et erronés. Aujourd’hui, tout diagnostic sérieux aboutit à un constat claire et sans équivoque: toutes les institutions et tous les organes de l’Etat congolais n’arrivent plus à jouer le rôle qu’on attend d’eux en tempsnormal :

  • Nous ne pouvons plus compter sur notre Armée, ni sur notre Police, ni sur nos Services de sécurité et de Renseignement !
  • Nous ne pouvons plus compter sur les institutions de notre pays comme la Présidence de la République, le Sénat, le Parlement et la Justice pour protéger et garantir les intérêts et les droits fondamentaux de notre peuple !
  • Nous ne pouvons plus compter sur nos immenses ressources naturelles ni sur nos finances désormais sous le contrôle du Tutsi-power qui représente notre peuple à l’extérieur et négocie le commerce de nos produits !

Mes frères,

L’heure n’est plus à la mobilisation de notre peuple pour des marches pacifiques en vue de réclamer les accords-bidonsqui n’ont servi jusqu’ici qu’à fournir des bouées de sauvetage à ceux qui tuent, pillent, violent nos femmes et égorgent nos enfants !

L’heure n’est plus à la mobilisation du peuple congolais pour des simulacres d’élections dite démocratiques.Nous venons de voir ensemble comment le régime d’occupation a toutprogrammé d’avance, comme en 2006 et 2011, pour arracher le pouvoir au peuple congolais ! 

L’heure n’est plus aux «transitions sans Kabila»sans qu’au préalable on ait déraciné et neutralisé les forces qui constituent la fondation du régime sanguinaire dont «Kabila» n’est qu’un simple sommet de l’iceberg !

L’heure n’est plus à l’imbroglio et à la confusion des leaders :on ne peut pas être combattant le matin, opposant politicien à midi et leader résistant le soir !       

L’heure n’est plus à la multiplicité des plates-formes, des gouvernements en exil, des organisations militaires ou citoyennesqui contribuent à l’éparpillement des énergies, des cerveaux et du potentiel matériel !

L’heure n’est plus aux chants des sirènes de tous ces médiocres ui continuent de jouer bêtement leur partition musicale comme ces musiciens du Titanic alors que leur bateau est en train de sombrer !

Mes chers compatriotes,  

L’heure est à la mobilisation de la synergiede toutes les potentialités dont dispose chaque congolais pour stopper la spirale infernalede notre descente aux enfers !

L’heure est à la mobilisation générale autour des 7 étapes concrètesdu combatque le Conseil de la Résistance congolaise vous a proposées pour sortir notre pays de l’impasse. Il ne suffit pas de les critiquer ou de les rejeter. Si vous estimez avoir une meilleure idée, formulez-là, nous mettrons tout ensemble pour améliorer les 7 propositions ! Et vous n’avez pas besoin d’adhérer au CNRC pour cela !

Mes chers frères congolais,

Bientôt, «Kabila» s’exprimera. Et comme nous le supposons, il confirmera sous une forme ou une autre sa candidature avant le 20 juillet.Il ne saura plus se dérober. Et si notre hypothèse se confirmait (nous souhaitons nous tromper), le peuple congolais sera devant un mur. Et il comprendra enfin qu’il ne lui reste plus qu’une seule voie : celle du soulèvement populaire.

Car les opposants politiques congolais se trouveront devant un choix cornélien : renoncer aux élections déjà truquée pour ne pas légitimer l’imposture et la fraude, ou alors trahir ouvertement le peuple en acceptant l’inacceptable !

Quoi qu’on fasse, dans sa tête, «Kabila» est résolument engagé dans la logique de l’épreuve de force avec la communauté internationale et avec le peuple congolais. Ce 30 juin 2018, il en profitera pour faire une démonstration de force en exposant arrogamment l’arsenal militaire qu’il a acquisauprès de la Chine, la Russie et la Corée du Nord ! C’est un message qu’il entend envoyer à ses parrains occidentaux et à leurs proxys africains chargés d’exécuter leur plan dans la région. «Kabila» a aussi ses hommes en Occident qui le rassurent que rien ne lui arrivera. Il entend surfer sur les rivalités internes et sur la cacophonie de la Communauté internationale !  

Il est conscient qu’il fait parti lui-même de cette vaste tour de Babel où le conflit des intérêts divisent et opposent des alliés entre eux.

Voilà pourquoi je vous ai toujours dit qu’en dehors de Dieu, le seul allié du peuple congolais sur cette terre des hommes, c’est le peuple congolais lui-même, mais débout ! 

C’est pour quoi, pour terminer, je vous invite à méditer cette célèbre pensée du savant physicien Albert Einstein qui a dit : «La vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre» !  

Que Dieu bénisse le Congo-Kinshasa

Ingeta !     

 

Paris, le 30 Juin 2018

Honoré Ngbanda Nzambo Ko Atumba

Président national de l’APARECO   

 

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