Sale temps pour la CENCO au Canada : Sous la pression des résistants à Ottawa, Mgr UTEMBI reconnait publiquement que la RDC est un pays occupé ! Les congolais de la diaspora rejettent catégoriquement l’organisation des élections dans le contexte actuel 

Sale temps pour la CENCO au Canada :

Sous la pression des résistants à Ottawa, Mgr Utembi reconnait publiquement que la RDC est un pays occupé !

Les congolais de la diaspora rejettent catégoriquement l’organisation des élections dans le contexte actuel 

 

A voir le programme annoncé du déplacement des évêques de la CENCO en occident, certains avaient surement penser que le périple de ces prélats se déroulerait sans incident. En effet, les destinations et les contacts prévus semblaient parfaitement étudiées pour que l’image véhiculée par les ambassadeurs du fameux « Accord de la Saint sylvestre» soit suffisamment convaincante et rassurante auprès de leurs interlocuteurs. Tout était orchestré dès le départ, comme du papier à musique :l’annonce de la « suspension » des marches par le CLC, la scène émouvante des deux Archevêques, Monsengwo et Ambongo, dans de longues accolades comme pour afficher l’image d’une « transition apaisée », juste avant que le successeur du Cardinal arrive en Europe… Tout était minutieusement monté pour envoyer un message d’assurance, non seulement aux Congolais de la diaspora, mais aussi et surtout aux lobbies et à certains autres interlocuteurs tapis dans l’ombre en Occident, et qui tiennent mordicus à  amener de nouveau le peuple congolais, comme des moutons de Panurge, aux élections truquées d’avance par le Régime d’occupation. Et pour y parvenir, la Cenco est contrainte de chercher la difficile adhésion des congolais de la diaspora.

La rencontre avec la Presse internationale organisée à Bruxelles, a permis à l’Abbé Nshole, le SG de la CENCO, d’affirmer en toute quiétude la détermination de leur institution à répondre aux attentes de la communauté internationale, notamment l’organisation des élections dites démocratiques dans un contexte qu’aucun de ces pays membres ne pourrait accepter chez lui.

Bien que la communauté congolaise de Belgique soit l’une des plus importante de la diaspora, nos prélats n’y ont prévu aucune rencontre avec les congolais, à l’exception de quelques entretiens en privé accordés aux rares personnes inscrites à l’avance et triées sur le volet. Après l’étape-escale de Belgique, les délégués de la Cenco se sont ensuite  envolés pour le Canada leur principale destination où ils ont ciblé principalement les villes de Montréal  et Ottawa. Dans la première ville, une messe a été programmée suivie d’une conférence, tandis que dans la seconde ville le programme a prevu une autre messe suivie d’une courte conférence, une rencontre avec le Cardinal archevêque du diocèse d’Ottawa le mercredi 20 mars, et enfin une rencontre avec les Parlementaires le jeudi 22 mars 2018. Ce lundi 19mars, nos Evêques  sont attendus à Toronto pour y rencontrer l’Évêque du lieu ainsi qu’une petite délégation de la communauté congolaise.

Visiblement, ce programme des Evêques visait à éviter les capitales occidentales où le discours de la résistance congolaise, selon eux, est le plus ancré. Mais grande a été leur surprise. Ne dit-on pas que « l’homme propose et Dieu dispose»? Les Evêques de la Cenco l’ont expérimenté à leurs dépens. La tournure des événements qu’ils viennent de vivre ce dimanche 18 mars tant à Montréal qu’à Ottawa a du leur donner matière à réflexion.

Plusieurs documents d’Honoré Ngbanda distribué dans la salle et remis en mains propres à Monseigneur Utembi à Montréal

Dès les premières heures du contact direct des prélats avec la diaspora congolaise, le ton a été donné. En effet, dès la fin de la messe organisée dans la ville de Montréal, la responsable territoriale de l’APARECO Québec, madame Angélique Omenya que beaucoup de congolais de la diaspora connaissent pour l’avoir vu affronter il y a quelques années les gardes du corps de Kagame dans la même ville , a remis en main propre à Monseigneur Utembi plusieurs documents du Président national de l’APARECO Mr Honoré Ngbanda. Elle a également remis d’autres documents aux rares journalistes canadiens qui avaient fait le déplacement pour assister à cette messe, notamment à Madame Sophie Langlois de Radio Canada, comme en témoigne la photo ci-dessus. A travers ces différents contacts ainsi que les documents remis et distribués, le message de la résistance congolaise a été clairement diffusé dans l’assistance, en résumé  : « la RDC est un pays occupé , les congolais refusent tout processus électoral dans ce contexte. Nous demandons d’abord la restauration de la Paix et la souveraineté congolaise sur tout l’étendu de notre territoire, AVANT l’organisation des élections entre congolais ».

Après la messe, les documents de l’APARECO et du CNRC dont particulièrement les 7 mesures prônées par Honoré Ngbanda pour libérer la RDC, ont largement été distribuées dans la salle bondée où les congolais avaient été réunis pour échanger avec Monseigneur Ambongo et l’Abbé Nshole, Monseigneur Utembi s’étant déjà mis en route pour Ottawa où il devait aller célébrer une messe et rencontrer les congolais etc …

Aveu public de Monseigneur Utembi à Ottawa et message subliminal de l’Abbé Nshole et Monseigneur Ambongo à Montréal

Face à une communauté congolaise déterminée et refusant toute tentative de dérobade, les émissaires de la CENCO ont eu du mal à convaincre. Selon un correspondant de L’œil du Patriote, plusieurs questions de la diaspora n’ont laissé aucune occasion à l’esquive, à tel point qu’acculé par une maman congolaise à Ottawa au sujet de l’occupation de la RDC, Monseigneur Utembi en personne a fini par reconnaitre publiquement devant les congolais que la République Démocratique du Congo, notre pays, est bel et bien un pays occupé. Il a même pris pour cela, l’exemple éloquent de la présence des éleveurs Mbororo en Province orientale ! Cet exemple précis, dans le contexte actuel, est donc d’autant plus symbolique et symptomatique que l’actualité congolaise est défrayée par la présence incongrue des vaches et « d’éleveurs » rwandais dans le Bandundu ! A Montréal, comme à Ottawa, c’est encore une Maman congolaise (Mme Omenya ) qui a posé la même question à  Monseigneur Ambongo et l’Abbé Nshole (voir vidéo en annexe) .

Très mal à l’aise, les deux prélats ont tenté de se dérober, mais ils ont alors entendu toute la salle répondre elle-même à cette question-clé et à leur place … par l’affirmative ! L’Abbé Nshole n’a pu que faire mine de prendre acte de leur réponse. Nous ne pouvons passer sous silence ces propos de Monseigneur Ambongo qui a donné un message subliminal aux congolais. Ce message devrait faire l’objet d’une profonde méditation : «si les congolais veulent changer les dirigeants congolais actuels, ils doivent commencer par changer eux-mêmes.» Autrement dit,il appartient à chaque congolais de commencer par changer sa vision des choses et donc les méthodes adoptées jusqu’ici pour lutter contre le régime en place.

Ce que chacun a compris après cet échange houleux entre les évêques et les congolais de la diaspora, c’est qu’il y a des choses que les prélats catholiques ne peuvent pas dire ou des positions qu’ils ne peuvent pas adopter ouvertement. En effet, de l’ensemble de leur message on peut retenir ces quelques idées-clés:« En RDC, de la majorité à l’opposition, personne n’est crédibleLes Evêques reconnaissent en effet que le pays est occupé, « mais selon notre doctrine chrétienne, nous ne pouvons conseiller une lutte armée», ont-ils affirmé avant de conclure : « il appartient au peuple congolais de s’assumer, car si le peuple change la classe politique va changer».  Quant au reste de leurs interventions sur des « garantis » pour des élections « crédibles » ce n’est que de la poudre aux yeux : dans un pays occupé on n’organise pas d’élections ! Ces propos sibyllins  de nos évêques annoncent, à notre avis, un virage important de leur position que nous devons décrypter ! Il y a des choses qu’ils ne peuvent pas nous dire ouvertement à cause des contraintes de leur doctrine. A nous de comprendre !     

Incident : Des mamans congolaises en colère ont éxigé l’expulsion illico de tous les rwandais se trouvant dans la salle !

Un incident a également eu lieu au cours de la rencontre des évêques avec la communauté congolaise à Montréal. Dans une ambiance électrisée par l’échange très houleux, certaines mamans congolaises ont signalé la présence de sujets rwandais dans la salle et ont essayé de s’en prendre à eux physiquement, exigeant qu’ils soient expulsés illico de la salle avant la poursuite des échanges avec les prélats. Rien n’a pu les calmer jusqu’à l’évacuation manu militari des personnes repérées.

A notre avis, ce voyage des émissaires de la CENCO aura marqué un véritable tournant dans la prise de conscience et dans la détermination des congolais à en finir avec le chaos qui règne actuellement en RDC. Alors qu’il y a quelques temps on avait pu voir des images vidéos révoltantes d’un représentant de l’UDPS au Canada, demandant à Paul Kagame d’accepter d’appuyer Mr Etienne Tshisekedi afin que ce dernier puisse accéder au pouvoir en RDC, ce dimanche 18 mars à Montréal et Ottawa, on a constaté avec joie que de l’UDPS à l’APARECO, tous les congolais de la diaspora reconnaissent enfin que la RDC est occupée et que l’organisation des élections dans le contexte actuel n’est pas envisageable. L’expulsion des rwandais lors de l’une de ces rencontres entre congolais, présage enfin de l’esprit de vigilance qui va commencer à animer les congolais qui veulent réellement se mettre ensemble pour libérer la RDC.

Le message de la diaspora congolaise a été très claire auprès des évêques de la CENCO, il leur appartient à présent de le rapporter fidèlement et sans ambiguïtés, à la fois aux membres de la communauté internationale qu’ils ont prévu de rencontrer y compris à l’ONU,  et encore plus à tout le peuple congolais lors de leur retour en RDC.

Nos compatriotes à l’intérieur du pays devraient d’ailleurs aussi leur demander pourquoi mettent-ils tellement de zèle à aller discuter des « élections congolaises » avec des personnes extérieures ? A suivre …

Paris, le 19 mars 2018

Candide OKEKE

L’ŒIL DU PATRIOTE

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