Dernières trouvailles de « Joseph Kabila » et son gouvernement d’occupation contre le Congo : Bradage des eaux du fleuve Congo

Dernières trouvailles de « Joseph Kabila » et son gouvernement d’occupation contre le Congo : Bradage des eaux du fleuve Congo

Actualisé le 05 Mars 2018 mais publié dans l’Oeil du Patriote du 27 Avril 2014

Après avoir mis sous coupe réglée la souveraineté et l’intégrité de notre pays au profit des régimes en place à Kigali et à Kampala, et son économie qu’il laisse piller à souhait par ces mêmes régimes et d’autres prédateurs étrangers au détriment des Congolais et de l’environnement, le pouvoir d’occupation entend réaliser une gigantesque opération de bradage des eaux du fleuve Congo. Cela avec tous les risques de modifier complètement la carte hydrographique du pays, d’en perturber les écosystèmes et à terme de voir un désert se développer dans le bassin du Congo.

Malgré l’apocalypse qu’une telle opération laisse entrevoir, pour Hyppolite Kanambe, ses ministres en charge du dossier et ses conseillers, le plus important ce sont les plantureuses commissions que chacun, au prorata de son importance, entrevoie. Et pour que rien ne vienne troubler les calculs froids des uns et des autres à Kinshasa, une chape de plomb couvre hermétiquement la gestion par le gouvernement de « Joseph Kabila » du projet pour lequel, selon des sources très crédibles, l’Egypte est prête à débourser USD 8.000.000.000.

En guise de projet, il s’agit de prélever annuellement 100 milliards de mètres cubes d’eau du fleuve Congo pour les déverser dans le Nil Blanc et grossir ainsi le débit du Nil tout en créant un nouveau Delta beaucoup plus grand que l’actuel Delta du Nil sans lequel l’Egypte ne serait qu’un immense désert.

En effet, côté égyptien, le déversement via un canal de près de 2000 km des eaux du fleuve Congo dans le fleuve Nil est considéré, selon les propres termes du responsable de l’équipe de travail mise au point à cet effet au Caire, Dr Ibrahim El Fayoumi, comme « un projet de sécurité nationale et non seulement un projet national ».

D’où les yeux doux que les autorités égyptiennes font à l’endroit des leurs homologues congolaises de tous les gouvernements successifs depuis l’année 1980. Mais tous, à l’exception du gouvernement actuel de M. Hyppolite Kanambe alias « Joseph Kabila » se sont toujours gardé de mordre à l’hameçon des Egyptiens. Ce méga projet ne pouvait obtenir l’aval de ces derniers qui malgré tous les maux qu’on pouvait leur attribuer, mesuraient d’une part, les effets potentiellement néfastes sur l’environnement qui découleraient de ces travaux et de l’autre, ils savaient pertinemment que les contraintes politico-socio-économiques rendaient ce projet quasi-enterré.

Car si les avantages à tirer de la réalisation du projet de liaison du Fleuve Congo au Nil sont évidents pour le Caire, notamment pour son agriculture en permettant de cultiver la moitié du désert occidental de ce pays, l’énergie qui verrait se décupler la production actuelle d’électricité par le Haut Barrage, ses besoins en eau douce dont la pénurie est là-bas criante, etc., il en est autrement pour la partie congolaise.

En effet, à cause des niveaux d’eau devenus anormalement bas du fleuve Congo, le secteur énergétique congolais risque de subir un déficit de production hydroélectrique.

Irrésistible et égoïste envie d’argent des occupants

Considérant que les plus gros producteurs d’hydroélectricité sont des pays bénéficiant de cours d’eau à gros débit, notre pays risque de perdre, à cause de la cupidité endémique de ses « dirigeants » sa place parmi les grands producteurs de l’énergie hydroélectrique,  énergie propre par excellence à laquelle demain recourra forcement le monde entier. Aujourd’hui, le débit annuel moyen du Fleuve Congo est de l’ordre de 41 000 mètres cubes par seconde. Ce débit diminuera fortement une fois ce fleuve relié au Nil, et seront condamnés à jamais tous les grands rêves que les générations futures pourraient se faire autour des barrages d’Inga. Or moralement et politiquement, les dirigeants actuels ne devraient se permettre de lier le sort des générations futures tout simplement à cause de leur irrésistible et égoïste envie d’argent.

Par ailleurs, la baisse importante du niveau d’eau à l’aval de la zone de capture aura des effets négatifs (surtout en saison sèche) sur la navigabilité du fleuve Congo notamment entre Kisangani et Kinshasa. Or cette voie de communication est d’une importance économique, sociale et humaine vitale dans notre pays.

Les désordres écologiques de ce projet seront gravissimes puisque la flore et la faune en interaction forte avec le fleuve seront soumises à des nouvelles conditions affectant leur environnement, le tout se répercutant sur le mode de vie, d’alimentation et de santé du peuple congolais qui en dépend au quotidien. Ainsi, l’empreinte écologique risque d’être profonde à cause de la pression qui sera exercée sur les ressources naturelles dépendantes du fleuve.

Bien plus le climat dont jouit le Congo, et qui lui garantit le privilège d’abriter 47% de forêt africaine et de regorger 52 % des réserves d’eau de surface du continent, entretient avec sa pluviométrie des rapports très étroits qui ne sauraient restés intacts à la moindre modification des paramètres hydrographiques. Faudrait-il rappeler que l’actuel Sahara a été jadis une zone verdoyante et qu’il s’était désertifié suite aux perturbations écologiques ? Dès lors en vertu de quelle loi naturelle le bassin du Congo échapperait-il a une pareille catastrophe d’autant plus qu’il est un bassin versant c’est-à-dire qu’il ne bénéficie d’aucun écoulement venant de l’extérieur mais que ses excédents pluviométriques s’éliminent par évaporation et évapotranspiration ou s’écoulent par une section à l’exutoire (Océan Atlantique, pour le cas du bassin versant du Congo) ?

Là où le bât blesse, c’est que parallèlement au projet ci-dessus, il existe un autre, répondant au même modus operandi, couvert du même secret au niveau gouvernemental et accompagné d’aucune étude sérieuse quant à sa faisabilité ou ses conséquences. C’est le transfert des eaux de l’Ubangi, un des plus grands affluents du Fleuve Congo, via un canal de 1350 km vers le Lac Tchad menacé de disparition. Le 17 avril dernier, le sujet a été abordé à la tribune de l’assemblée nationale au travers d’une question orale adressée au ministre de l’Environnement, M. Bavon N’sa Mputu.

Celui-ci s’est employé bon an mal an à développer une langue de bois qui a convaincu tout le monde du contraire : « La question n’est pas encore d’actualité au niveau du gouvernement car aucune demande n’a encore été faite dans ce sens. Dès que ce sera le cas, la demande sera analysée », a-t-il dit.

Or c’est connu, « Joseph kabila » et son gouvernement d’occupation avait donné son accord pour le détournement des eaux de la rivière Ubangi vers le lac Tchad en 2005, comme le confirme les autorités tchadiennes http://ambatchad-paris.org/index.php/presentation

En choisissant délibérément de botter en touche, le ministre Mputu voulait se mettre à l’abri des questions évidentes pour tout gouvernement responsable, mais gênantes pour un ministre irresponsable au service de l’occupant. Comme par exemple la question de savoir si le gouvernement de Kinshasa se donne au moins la peine de réaliser au préalable une étude d’impacts sur l’environnement en amont de tout projet de travaux ou d’ouvrages afin d’éviter qu’un projet justifié au plan économique soit-il, ne se révèle néfaste à terme pour l’environnement et la santé. Ou encore combien lui-même, son premier ministre et enfin son président Hyppolite Kanambe ont chacun reçu comme pot de vin pour laisser passer un projet aussi dangereux que celui-là ?

Libérer notre pays de ses prédateurs pour contrecarrer ces projets est une affaire de survie nationale.

Pour empêcher la réalisation de ces plans diaboliques, il devient impérieux au peuple congolais, suivant en cela le mot d’ordre du président national de l’APARECO, M. Honoré Ngbanda de se mettre débout pour bouter ces ennemis de la nation hors de notre territoire.

Paris, le 27 Avril 2014

Joseph MAKUNGA

Trésorier Général de l’Apareco et ancien SNE en charge de l’Environnement et de l’Aménagement du Territoire au sein de l’APARECO

L’ŒIL DU PATRIOTE

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