URGENT/ Communiqué de l’APARECO – Face à l’immobilisme et à l’hypocrisie de la communauté internationale l’APARECO invite le peuple congolais à rejoindre la dynamique de la résistance pour mettre fin à l’occupation de la RDC !

 

URGENT/ Communiqué de l’APARECO

Face à l’immobilisme et à l’hypocrisie de la communauté internationale l’APARECO invite le peuple congolais à rejoindre la dynamique de la résistance pour mettre fin à l’occupation de la RDC !

L’actualité politique de la République (dite) Démocratique du Congo est caractérisée depuis le début de cette année 2018 par l’aggravation et la détérioration avérée de sa situation politique et sécuritaire, tant dans la capitale qu’à travers tout le territoire national.

En effet, le dimanche 31 décembre 2017, les manifestations pacifiques organisées par le Comité Laïc Catholique ont été sauvagement et disproportionnellement réprimées par la soldatesque de « Joseph Kabila » composée essentiellement d’éléments rwandais opérant, comme d’habitude, déguisés sous l’uniforme des FARDC et de la Police nationale congolaise. Ces forces d’occupation étaient appuyées par une ribambelle de mercenaires originaires des pa

ys africains, moyen orientaux et asiatiques qui sèment la mort et la terreur au sein de la population congolaise. Cette sauvage répression a fait plusieurs dizaines de morts, de centaines de blessés, et plusieurs disparus. Dans certaines églises de la capitale, les chrétiens ont été gazés par les militaires en pleine célébration eucharistique ; les prêtres ont été tabassés, blessés, torturés, humiliés devant leurs fidèles et incarcérés ; les femmes et les enfants brutalisés et gazés étaient abandonnés à leur triste sort, sans les soins d’urgence qu’exigeait leur état de santé… !

Devant ce drame, la Communauté internationale a brillé, une fois de plus, par des déclarations politiques alambiquées et par des décisions « diplomatiques » contradictoires qui révèlent la bataille interne des rivalités et d’intérêts que se livrent les puissances occidentales qui se disputent le contrôle des richesses de la République (dite) Démocratique du Congo.

Alors que d’un côté, l’Union Européenne condamne du bout des lèvres les actes de violence dont le régime monstrueux d’occupation qu’incarne « Joseph Kabila » s’est rendu coupable et annonce dans la foulée quelques mesures de rétorsion dont celle interdisant l’entrée en Europe des proches collaborateurs de l’imposteur rwandais « Joseph Kabila », de l’autre côté, les Etats-Unis d’Amérique et le Vatican invitent les mêmes collaborateurs chez eux pour conférer avec eux !

Face aux répressions sauvages du peuple congolais par les hommes de « Kabila » le 31 décembre 2017, les populations de la capitale congolaise brimées ont vu les troupes de la MONUSCO, métamorphosées en agents de la Croix Rouge, ramasser et compter les morts et les blessés, alors qu’elle a plutôt reçu mandat de « protéger les populations congolaises » contre les affres de l’occupation ! En effet, devant la barbarie et la sauvagerie des troupes d’occupation rwandaise, le devoir de la MONUSCO était de s’interposer pour protéger les paisibles citoyens congolais (chrétiens) qui n’avaient en mains que des chapelets, des croix, des effigies des Saints et des rameaux !

Pour les dernières manifestations de ce dimanche 21 janvier 2018, nous apprenons que les troupes de l’ONU (une cinquantaine) se sont enfin interposées entre les manifestants chrétiens et les troupes barbares d’occupation devant l’église Saint François-de-Salles à Kitambo après qu’une femme a succombée aux tirs d’une mitrailleuse. Pourquoi l’ONU ne s’est-elle jamais interposée dans des nombreux autres assassinats de masse qui se sont perpétrés sous leurs yeux en RDC ?  

Par ailleurs, le cynisme de la communauté internationale vient d’atteindre son comble avec la dernière décision conjointe des Etats-Unis d’Amérique et du Royaume Uni qui annoncent, urbi et orbi,  leur soutien au schéma d’une élection en 2018 et leur opposition à une transition sans «Kabila» !

Pourtant, ces deux pays savent très bien que « Kabila » n’a aucune intention d’organiser des élections pour quitter paisiblement le pouvoir.

Malgré toutes les pressions exercées sur lui, « Kabila » n’a jamais déclaré publiquement ni en privé qu’il quitterait le pouvoir après les prochaines élections présidentielles (si elles ont seulement lieu). Bien au contraire, il a clairement déclaré qu’il ne quitterait la scène politique qu’avec une balle à la tête ! Il a démontré cette volonté en décembre 2016 quand son mandat a expiré. Il vient de récidiver en décembre 2017 quand son « glissement » d’un an suite aux « accords de la St Sylvestre » a expiré.

Quelle garantie les Etats-Unis d’Amérique et le Royaume Uni donnent-ils au peuple congolais que « Joseph Kabila » respectera l’échéance de 2018 ?

Bien au contraire, les services de renseignement de ces deux pays sont pleinement au courant des plusieurs projets alternatifs qui sont sur la table de « Joseph Kabila » visant à repousser l’organisation des élections aux calendes grecs. 

Le dernier projet en cours et dont l’exécution est confiée au porte-parole de la MP, André Atundu, consiste à orchestrer, lors d’une manifestation populaire, l’incendie du siège de la CENI au courant de cette année 2018, pour détruire les machines et brûler les fichiers électoraux. Le but de l’opération qu’on imputerait aux « terroristes extrémistes » est de fournir un bon prétexte à « Kabila » pour repousser sine die l’organisation des élections !

Par ailleurs, des sources au sein de la MP (Majorité présidentielle) dont nous taisons les noms pour des raisons de sécurité, nous affirment avoir déjà obtenu chacune 8 à 10 cartes d’électeurs pour faciliter la fraude au profit du candidat « Kabila » !    

Devant cette situation ubuesque qui compromet le réveil du peuple congolais, décidé de prendre en main sa destinée, l’APARECO :

1. Dénonce et condamne l’attitude hypocrite et cynique de la Communauté internationale qui, d’un côté fait semblant de condamner les crimes barbares commis par le régime sanguinaire de « Kabila», et de l’autre côté lui accorde son soutien et lui accorde chaque fois un moratoire d’un an en guise de permis de tuer.

2. Proclame son total soutien au peuple congolais, seul souverain primaire, et lui apporte son appui indéfectible dans sa détermination à prendre en charge son destin pour mettre définitivement fin au processus d’occupation de la RDC et de pillage de ses ressources nationales.

3. Appelle toutes les couches des populations congolaises, au-delà de leurs diversités sociologiques, ethniques, religieuses et autres, à s’unir comme un seul homme, en bannissant les démons de la division et de la rivalité, pour conjuguer ensemble nos efforts en vue de bouter hors de notre territoire national toutes les forces étrangères qui menacent l’existence de notre nation en tant qu’Etat !   

4. Exhorte enfin, tout le peuple congolais à refuser tout projet visant à organiser des élections en RDC alors que notre pays est occupé, et l’invite plutôt à rejoindre la dynamique de la résistance tant dans la diaspora qu’à l’intérieur du pays, en s’appropriant et en appliquant d’urgence les 7 mesures proposées par Honoré Ngbanda-Nzambo depuis le 16 décembre 2017 (https://www.info-apareco.com/2017/12/17/flash-videos-textes-en-francais-et-anglais-honore-ngbanda-presentent-7-mesures-pour-sortir-la-rdc-de-la-crise/) pour créer les réelles conditions devant lancer définitivement et efficacement le processus de libération de la RDC.    

Fait à Paris, le 22 Janvier 2018

José Yango W’Etshiko 

Vice-président national et Porte-parole de l’APARECO

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Candide Okeke

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