COMMUNIQUE/ Elections : Corneille NANGAA donne raison à Honoré NGBANDA- ALERTE GENOCIDE A L’EST DE LA RDC

COMMUNIQUE DE L’APARECO

Elections en RDC : Corneille NANGAA donne raison à Honoré NGBANDA

Alerte ! Génocide en cours à l’Est de la RDC

 

La longueur du temps, dit-un adage populaire, est l’ennemi le plus redoutable du mensonge. La vérité, par contre, est très têtue !

Au premier trimestre de 2016, monsieur Honoré Ngbanda Nzambo Ko Atumba, président national de l’APARECO était le premier à l’avoir dit   dans ses différentes interventions audio-visuelles. Il avait en effet prédit dans ses analyses que le régime d’occupation installé à Kinshasa n’avait, dans ses plans cachés, aucune intention d’organiser les élections derrière lesquelles courent la classe politique congolaise avant 2020, dans l’hypothèse la plus optimiste. Mais, rien n’est moins sûr, affirmait-il. Les archives sont-là pour l’attester.

Cet après-midi du 10 octobre 2017, sur les antennes de Top Congo FM à Kinshasa, monsieur Corneille Nangaa, président de la CENI vient d’annoncer officiellement que les élections présidentielles(c’est nous qui le soulignons) devraient se dérouler au début du second semestre de 2019. C’est tout dire !

Malgré les quolibets, les injures et les calomnies en tous genres venant de ses détracteurs, la vérité que ni le temps, ni les mensonges n’arrivent jamais à altérer vient de donner raison, une fois de plus, à Honoré Ngbanda-Nzambo, en dépit de la campagne de diabolisation orchestrée contre lui par les collabos au service du pouvoir d’occupation.

Devant la flagrance de la supercherie du régime d’occupation et la défaillance de l’opposition politique congolaise à assumer ses responsabilités, l’APARECO :

  1. Se fait plutôt ici l’écho de la lettre ouverte du 6 octobre 2017 que vient d’écrire Monseigneur Melchisédech Sikuli Paluku, Evêque de Butembo-Beni, lettre à travers laquelle il lance un cri d’alarme pour dénoncer une deuxième vague de génocide qui se déroule actuellement dans des localités et communes rurales de Mubana, Kipese, Lubango, Alimbongo, Kitshumbiro, Kasungho, au Sud de Lubero. Des nombreuses milices fantoches Mai-Mai créées et instrumentalisées par Paul Kagame à partir du Rwanda, et des militaires tutsis-rwandais massivement infiltrés au sein des FARDC se livrent au massacre systématique des civils au prétexte que “Tous les Wanande sont des rebelles Yakutumba”!La vérité est que cette opération vise particulièrement l’extermination de la tribu nande très hostile à l’occupation rwandaise!
  2. Appelle donc tout le peuple congolais à se mobiliser derrière le seul combat de la Résistance pour déloger de notre territoire national toutes les forces d’occupations étrangères quelles qu’elles soient !     
  3. Invite le peuple congolais à suivre la seule alternative prônée par l’APARECO pour déclencher le soulèvement populaire, le seul et l’unique moyen pour chasser le pouvoir d’occupation rwandaise et étrangère installée depuis deux décennies en RDC.
  4. Rappelle aux Congolais qu’Hippolyte Kanambe alias « Joseph Kabila » et tout le système duTutsi-power ne lâcheront jamais le pouvoir par les élections préparées par leurs propres forces, assistés des collabos patentés, avec la complicité avérée d’une opposition politique corrompue et asservie.

Fait à Paris, le 11 octobre 2017

Le Secrétaire Général-Adjoint & Porte-parole de l’APARECO

José Yango W’Etshiko

 

Lettre de  Monseigneur SIKULI 

Nous recevons avec beaucoup d’inquiétude et grande tristesse les nouvelles qui nous arrivent des localités et communes rurales de Mubana-Kipese-Lubango-Alimbongo-Kitshumbiro-Kasungho, au Sud de Lubero. Les nouvelles font état des comportements et des exactions qui, chaque jour, entraînent la mort des personnes, le déplacement massif des populations, des pillages systématiques des biens des maisons abandonnées et des élevages de petits et gros bétails… appelés cyniquement butins de guerre.

Les auteurs directs et indirects de ces comportements et exactions sont d’une part des milices composites et adverses (Mazembe, Nduma, MNR…) qui sont éparpillées dans la partie sud du territoire de Lubero de l’Est à l’Ouest et les militaires des FARDC d’autre part, qui sont déployés dans la même zone pour traquer les « inciviques.

Malheureusement, dans cette opération de traque, toute personne rencontrée est considérées à priori comme Maï-Maï en vertu du slogan « Tous les Wanande sont des Maï-Maï. De cette prémisse faussement globalisante, on ne peut qu’induire : « Tous les Wanande sont donc à abattre ou au moins à traiter comme des ennemis de la République».

Nous avertissons que ce slogan idéologique que des hautes autorités politiques, militaires et administratives se complaisent à répéter risque de servir de justification et d’accréditation d’un génocide en cours d’exécution.

Nous rappelons que nous n’avons pas oublié dans cette même partie de la province du Nord-Kivu des slogans semblables à celui susmentionné qui ont été utilisés, il y a 15 ans. « Effacer le tableau » ; « rouleau compresseur »… par ceux qui voulaient détruire complètement ces territoires où nous vivons : Beni et Lubero.

Nous demandons à toutes les autorités compétentes de mettre fin au cycle infernal des violences et des tueries des innocents dont le sang crie vers Dieu de cette terre (Cf. Gn 4,10).

 

Fait à Butembo, le 06 octobre 2017

Sikuli Maluku Melchisédech
Evêque de Butembo-Beni

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