Les occupants rwandais plantent-ils déjà les décors de la prochaine étape de la balkanisation de la RDC ?

Depuis quelques jours, les ennemis de la République Démocratique du Congo et leurs affidés font circuler sur les réseaux sociaux ainsi que sur d’autres supports d’informations ce qu’ils appellent de manière provoquante la « constitution de la République Unie du Kivu ». Cette action, aussi loufoque fut-elle, n’est pas à prendre à la légère. Car rien n’est fait au hasard par le lobby hégémoniste tutsi rwandais et son pouvoir d’occupation installés depuis bientôt 20 ans dans notre pays et qui poursuivent, étape par étape et sans précipitation, leur plan dont le point d’orgue est la balkanisation de la RDC avec l’annexion en fin de compte du Kivu dans le giron rwandais.

En 2007, c’est monsieur Elie-Désiré Atawale qui, se disant être en même temps l’initiateur et un ressortissant du Kivu, avait publié pour la première fois cette prétendue constitution sur internet. A l’époque, nous l’avions affronté et publiquement combattu ses idées dans une émission de la Webradio Tshiondo, hébergée au Danemark et propriété de monsieur Jean-Jacques Preston Lunkunku. Lors de ce débat, monsieur Elie-Desire Atawala disait avec tout le sérieux possible que le Kivu, à l’instar de l’Erythrée par exemple, devrait sortir de la RDC pour se constituer en une entité étatique à part entière. C’est la raison pour laquelle il disait avoir déjà prévu tous les attributs et les instruments qui juridiquement sous-tendent la souveraineté d’un Etat. 

Outre l’élaboration de cette constitution qui dort encore dans les tiroirs du lobby «Tutsi-power» en attendant que les occupants contraignent la population du Kivu dans une mascarade de referendum à se prononcer pour la sortie du Kivu du sein de la RDC, les ennemis de notre pays qui tirent les ficelles de la marionnette Elie-Desire Atawale ont également prévu l’emblème du nouvel «Etat», sa monnaie dénommé «Panda» son hymne national en swahili et un gouvernement constitué avec les noms des ministres. Je rappelle à ceux d’entre les patriotes congolais qui l’auraient oublié qu’à la même année 2007, monsieur Julien Ciakudia, qui se targue indûment du titre ronflant de professeur en plus de celui du révérend, prônait de son côté l’instauration de ce qu’il appelait le « Grand Kasaï ». Après quelques mois de tintamarres et par manque de soutien évident de Kasaïens à sa « cause », monsieur Julien Ciakudia n’en a plus jamais parlé. Peut-être que le souvenir de l’échec de l’Etat sécessionniste du Sud-Kasaï d’Albert Kalonji Ditunga est encore vivace dans la mémoire de beaucoup de nos compatriotes du Kasaï pour cautionner cette récidive.

L’itération de la publication de cette fameuse constitution, véritable serpent de mer, n’a pour objectif principal de tâter les pouls patriotiques des Congolais pour mesurer le degré de l’indignation qu’ils pourraient exprimer vis-à-vis de cet acte délibéré de provocation. Si la réaction est très vive, les stratèges du Lobby          « Tutsi-power » décideront de différer son orchestration médiatique par les collabos et les claqueurs du régime d’occupation. Par contre, si le lobby « Tutsi-power » se rend compte que, comme d’habitude, les Congolais réagissent mollement voire pas du tout contre cette tentative manifeste de mettre fin à l’intégrité territoriale du pays, ce serait pour les ennemis un signal fort pour entamer la phase finale du processus d’occupation de la RDC.

A cet effet et au nom de l’APARECO, nous dénonçons et condamnons fermement cette démarche méphistophélique qui vise dans un premier temps à conditionner le mental collectif du peuple congolais à s’accommoder de ce qui lui arriverait dans un proche avenir comme une fatalité et, dans un deuxième temps, à accepter que le Kivu proclame son indépendance vis-à-vis de la RDC après que – sous de fallacieux motifs de sécurité et de protection de la population du Kivu – le pouvoir d’occupation avec la complicité de la communauté internationale eut organisé une mascarade de référendum d’autodétermination de cette province. Personne n’est sans savoir que les Tutsis-Rwandais principalement s’y sont installés en très grand nombre dans les villes et les villages du Kivu à la suite des guerres récurrentes délibérément imposées aux populations autochtones par les différents groupes terroristes créés au Rwanda voisin depuis 1998.

Cette politique de remplacement progressif des autochtones par des Rwandais débuta le lendemain de l’instauration du monstrueux système de 1+4 issu des accords de Sun City qui a confié au Rwandais Azarias Ruberwa la vice-présidence de la RDC en charge de la politique intérieure, de la défense et de la sécurité. Il a largement profité de ses fonctions pour transférer frauduleusement ce qui restait encore des documents officiels ayant traits aux secrets-défenses et à la sécurité de notre pays, ainsi que tous les documents relatifs à l’identification des Congolais. Rappelons qu’au lendemain de l’occupation de Kinshasa en mai 1997, Moïse Nyarungabo et James Kabarebe avaient organisé l’évacuation à Kigali au Rwanda des archives secrets de la Présidence de la République du Zaïre ainsi que celles de la Documentation centrale située à Gombe. Par conséquent, toute possibilité de contrôler les mouvements de la population était totalement annihilée au point qu’il était devenu difficile de distinguer les Congolais de la masse colossale d’étrangers qui ont émigré en RDC. C’est pour cette même raison que le pouvoir d’occupation rwandaise à Kinshasa ne s’est jamais préoccupé de la mise en circulation d’une nouvelle carte d’identité nationale.

Cependant, cette situation bizarre pour un pays dit souverain mais dont la population ne possède pas de carte d’identité nationale n’a jamais été au centre de préoccupation de ceux qui se présentent comme des opposants de ce pouvoir d’occupation qui les berce dans une illusion de démocratie institutionnelle.

Comme pour défier davantage le peuple congolais, Azarias Ruberwa, fraichement nommé ministre d’Etat en charge de la décentralisation et des Réformes institutionnelles dans le gouvernement de Samy Badibanga, n’a pas hésité un seul instant à nommer, en violation flagrante de toutes pratiques coutumières, son propre grand-frère en qualité de chef coutumier de la localité de Minembwe créée de toutes pièces par les occupants.

Nous avons vu des Congolais versé des torrents de larmes devant cette situation de fait accompli, alors qu’en 2004 déjà, monsieur Honoré Ngbanda, président national de l’APARECO, dans son livre intitulé « Crimes organisés en Afrique Centrale – Révélations sur des réseaux rwandais et occidentaux », avait publié un document secret et accablant sur le projet des Rwandais à ériger Minembwe comme territoire des Rwandais à partir duquel ils devaient conquérir tout le Sud Kivu, le Lac Tanganyika et le Lac Kivu.

Cet acte de violation des us et coutumes des populations autochtones commis par Azarias Ruberwa rappelle curieusement ce que les autorités coloniales belges avaient fait en 1920. En cette année-là le mwami Bikamira de la chefferie de Bwisha en territoire de Rutshuru fut l’objet d’une relégation pénale, une sorte de bannissement qui ne disait pas son nom, et à sa place le pouvoir colonial nomma sans considération aucune de usages coutumiers le Hutu-Rwandais comme chef traditionnel suprême autrement dit, comme mwami de la chefferie. Cette situation d’usurpation perdure jusqu’à ce jour, car l’actuel mwami de la chefferie de Bwisha est l’un des petits-fils de Daniel Ndeze.

Il en sera de même lorsque le Rwandais Azarias Ruberwa aura fait introniser un maximum de mwami d’origine rwandaise dans plusieurs chefferies du Kivu, le pouvoir d’occupation va inciter les populations à travers leurs mwami « nommés » à se rebeller contre l’autorité centrale qui, hypocritement et avec la complicité de la communauté internationale, décidera de l’organisation d’un référendum d’autodétermination pour cette partie de la République.

Pour éclairer l’opinion des Congolais, nous reproduisons ci-dessous le projet qui révèle sans équivoque ce que feraient les occupants rwandais du Kivu, selon la vision de leur agent monsieur Elie-Désiré Atawale, avant d’envisager son annexion camouflée au Rwanda sous la forme d’une fédération quelques années plus tard, le temps de laisser passer l’orage ainsi que de timides protestations sans incidence réelle sur le terrain venant des opposants congolais.

Les Congolais sont habitués à négliger, voire à rejeter les avertissements préventifs que lancent certains de nos compatriotes avertis contre les dangers imminents. Mais ils sont spécialistes des cris de lamentation et autres postures pour se faire bien voir des autres lorsque ces malheurs arrivent. Aujourd’hui, les politiciens congolais se déchirent entre eux pour obtenir des postes ministériels « sucrés » (entendez « rémunérateurs » où ils peuvent s’en mettre plein les poches!), mais personne ne se préoccupe du poste stratégique confié par le Tutsi-power à Azarias Ruberwa pour jeter les bases juridiques et administratives pour le morcellement de la RDC en vue de faciliter sa balkanisation et l’annexion du grand Kivu au Rwanda ! Les Congolais attendent que cela s’accomplisse pour verser les chaudes larmes. Comme d’habitude ! 

Fait à Paris le 02 Juin 2017 

José Yango W’Etshiko

(Yajovin)

Secrétaire général-adjoint et Porte-parole de l’APARECO 

L’OEIL DU PATRIOTE

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DOCUMENT ANNEXE

Lettre adressée à la population du Kivu

Ce qui se produira après notre indépendance

L’entrée de l’Armée Nationale de Libération du Kivu à Bukavu sera un développement nécessaire pour assurer la défense et la protection de tous les citoyens du Kivu. Les forces nationales du Kivu formeront la Force de la Police Nationale du Kivu.

Le gouvernement de la République Unie du Kivu élu par le Parlement du Kivu tiendra des élections démocratiques dans les 3 mois avec l’aide de la société civile et religieuse pour élire tout organe/post/office d’administration de l’Etat. Tout citoyen du Kivu de plus de 18 ans pourra servir dans n’importe quel bureau de l’Etat.

Les élections seront libres et transparentes, et chaque électeur aura le droit d’élire la personne de son choix. La République Unie du Kivu a son propre Parlement où chaque citoyen, cité, village, ville, aura le droit d’élire son propre candidat au Parlement.

Les Kivutiens auront le droit de proposer, voter, et faire leurs propres lois qui mènent à la bonne administration du gouvernement où toute la population du Kivu est représentée. L’Etat et l’Autorité de la République Unie du Kivu garantiront la prospérité de la nation.

L’éradication de la pauvreté dans le Kivu sera une priorité. Le bien-être de la population, son éducation, ses soins de santé ainsi que les services sociaux seront aussi la préoccupation de l’autorité de l’Etat du Kivu

L’éducation de chaque Kivutien est très importante. Chaque Kivutien recevra la meilleure éducation et aura un choix à faire quant à son niveau d’étude. Le gouvernement de la République Unie du Kivu donnera tout son appui à chaque Kivutien qui souhaite parfaire son éducation. Le gouvernement construira des hôpitaux dans toutes les villes et les villages. Dans les petites villes, il établira des Centres médicaux au profit de la population.

Tous les services de santé publique seront gratuits pour la population du Kivu. L’enseignement primaire, secondaire, universitaire sera libre à chaque Kivutien sans exception de l’âge. Tout Kivutien qui souhaitera continuer sa formation sera sponsorisé par le gouvernement.

1. – Les jeunes Kivutiens auront la garantie pour continuer leurs études et la garantie d’un travail à la fin des études. Le gouvernement de la République Unie du Kivu établira un salaire minimum de $10.000 USD par an.

2. – À la population active adulte
La garantie du travail et du soutien à la formation professionnelle continuelle et, à tous, l’occasion de continuer leur éducation plus permanente seront accordés.
Aux familles qui ont des enfants, le gouvernement de la République Unie du Kivu soutiendra ceux qui auront besoin d’aide et d’assistance en formant le département des services sociaux.

3. – Aux personnes âgées de plus de 60 ans, le gouvernement de la République Unie du Kivu assurera une vie digne et commode et leur traitement médical. Les hôpitaux seront progressivement dotés d’équipements modernes.

Notre devoir en tant que Kivutiens

  1. – Notre obligation
    Aider dans la libération de notre nation, la République Unie du Kivu. C’est le devoir et l’obligation de chaque Kivutien de combattre et contribuer pour son auto-détermination, pour sa dignité d’être humain, et pour l’indépendance de sa nation.En novembre, la politique du gouvernement de libération de la République Unie du Kivu sera sur l’offensive. Il y aura des offensives importantes par l’armée nationale du Kivu pour assurer la libération totale et complète du Kivu. Il est également de notre devoir comme Kivutiens de maintenir notre identité culturelle nationale et ainsi que notre langue vivante. Chaque Kivutien doit avoir la fierté de son pays, sa culture, ses traditions et ses coutumes.2. – Nos Droits
    Chaque Kivutien aura ses propres droits en tant que citoyen de la République Unie du Kivu comme stipulé et protégé par la constitution de la République Unie du Kivu.3.-Notre comportement en face de l’ennemi
    Nous, Kivutiens ne pourrons jamais faire confiance ou croire quelque chose que notre ennemi pourrait dire. En présence de nos ennemis nous devons être prudents et vigilants tout en nous rendant compte que toute chose que nous pourrions dire pourrait aussi être utilisée par l’ennemi contre nous et ceci dans le but de compromettre l’indépendance du Kivu. L’attention et le silence sont un meilleur comportement qu’un Kivutien pourrait avoir en présence de nos ennemis.4. – Le comportement vis-à-vis des Étrangers
    Le comportement d’un Kivutienquant en présence d’un Étranger doit être de la discrétion et du secret.

Explication de la création de la Banque Fédérale du Kivu

La Banque Fédérale du Kivu a été créée par l’Acte Présidentiel en date du 5 Juillet 2007. Le but de la création de cette banque est lié à la nécessité de doter à la Nation du Kivu d’une organisation pouvant administrer sa richesse.
Par ailleurs, la mission de cette Banque est de fournir à la nation du Kivu une redistribution juste, démocratique et équitable de ses richesses à tous ses citoyens.

La création de la monnaie nationale du Kivu “Panda” avec la valeur du 1Panda équivalente à $1 USD

Elie-Désiré Atawale
Président élu du Parlement du Kivu

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