Entretien accordé par Honoré Ngbanda à Pierre Boisselet (J.A):Voici ce que JEUNE AFRIQUE n’a pas voulu dire aux congolais

Entretien accordé par Honoré Ngbanda à Pierre Boisselet : Voici ce que JEUNE AFRIQUE n’a pas voulu dire aux congolais  

AUDIO/VIDEO

 

L’APARECO dénonce la manipulation et la désinformation par Jeune Afrique et diffuse le lien audio/Video de l’Interview accordée par Honoré Ngbanda à Pierre Boisselet

 

Quand le leader de l’APARECO, monsieur Honoré Ngbanda, dénonce souvent à travers ses livres et interviews le rôle néfaste des « médias-mensonges» dans le drame que vit aujourd’hui le peuple congolais depuis 20 ans, ce n’est pas une simple vue de l’esprit. Loin s’en faut ! La diffusion dans le dernier magazine Jeune Afrique du 21 mai dernier des bribes de l’entretien que le journaliste Pierre Boisselet a sollicitée avec beaucoup d’insistance auprès du cabinet du président Honoré Ngbanda en constitue, à n’en point douter, une démonstration flagrante !

Pour rappel, depuis des années, Jeune Afrique a toujours décliné toutes les demandes d’interview ou autres que les services de communication de l’APARECO ont formulées en faveur de son leader. Le prétexte fourni par Jeune Afrique était que selon ses principes, aucune interview ne pouvait être accordée à une personnalité politique si celle-ci ne se présentait pas physiquement au siège de Jeune Afrique ou au lieu du rendez-vous fixé. Mais brusquement, au début de ce mois de mai, monsieur Pierre Boisselet assaille littéralement le cabinet du président de l’APARECO pour solliciter un entretien. Il affirme qu’il est prêt à se déplacer n’importe où dans le monde pour rencontrer monsieur Honoré Ngbanda au lieu de son choix. Devant le refus catégorique de l’APARECO de lui permettre de rencontrer physiquement monsieur Ngbanda, monsieur Boisselet a subitement abandonné tous les préalables posés habituellement par son journal et accepté de réaliser l’interview même à distance,  à nos conditions.

Un cadre de l’APARECO a été alors désigné pour se présenter au siège de Jeune Afrique, afin qu’au travers de son téléphone, monsieur Boisselet puisse réaliser son interview. Mais ayant pressenti le piège à travers cette insistance et ce brusque changement d’attitude de Jeune Afrique à réaliser coûte que coûte une interview avec lui à l’occasion des 20 années de la chute de Mobutu, le président de l’APARECO a instruit le studio d’enregistrement de ses interviews de conserver intact l’intégralité de cet entretien au cas où. Effectivement, les faits lui ont donné raison.

Quel était le véritable objectif de Pierre Boisselet et Jeune Afrique ?  

Pour une interview de 1h24’, monsieur Boisselet s’est surtout contenté, dans une page et demi, à mettre ses propres propos et commentaires dans la bouche d’Honoré Ngbanda, et à se livrer à des commentaires pernicieux et partisans, au lieu de fournir aux lecteurs ses questions et les réponses qui lui ont été données par son interlocuteur. Aux questions (presque stupides par moment) que posait Pierre Boisselet dans cette interview, Honoré Ngbanda a été contraint de lui poser la question de savoir s’il connaissait réellement  le dossier de la République Démocratique du Congo, et s’il avait jamais lu ne fut ce qu’un seul de ses livres. La réponse de Boisselet fut stupéfiante : «Je n’en ai lu aucun!» Il n’avait lu aucun écrit de son interlocuteur. Il n’avait comme seule documentation que des légendes et des rumeurs que ses ennemis politiques véhiculent contre lui à travers la radio trottoir!

Admettez que c’est extraordinaire pour un journaliste qui va rencontrer une personnalité politique pour une interview sur «sa vision politique », comme il l’a lui-même précisé dans sa formulation de demande d’entretien, et qu’il ne se donne aucune peine de lire à l’avance, ni sa biographie officielle (car monsieur Boisselet a commencé par vérifier le curriculum vitae de son interlocuteur !), ni l’un de ses six livres politiques, ni aucun de ses écrits et interviews! Par contre, le sujet qui a semblé réellement préoccuper Pierre Boisselet à travers l’entretien, c’était de localiser le pays où se trouvait Honoré Ngbanda : « donnez-moi au moins le nom de la ville où vous vous trouvez », supplie-t-il!  

Ainsi, après la diffusion de son article, nous avons enfin compris clairement ce que poursuivait Jeune Afrique derrière le prétexte de l’interview. Dans son intitulé Boisselet écrit : « Honoré Ngbanda, le fantôme du Maréchal », alors que tout au long de l’interview, comme chacun le constatera, Boisselet s’est battu vainement pour tenter d’établir un quelconque lien entre le combat actuel que mène Honoré Ngbanda et son passé avec Mobutu. Et déçu de n’avoir pas atteint son objectif, Boisselet conclu : «Tel un fantôme revenu du passé, Honoré Ngbanda n’apparait en effet que virtuellement, face caméra, sur fond d’incrustation qui dissimulent sa véritable localisation » ! Tel semble être le véritable objectif de sa démarche : localiser Honoré Ngbanda. Mais pourquoi et pour le compte de qui ? 

Durant tout l’entretien, Boisselet s’est conduit à la fois comme un procureur et comme un véritable avocat de «Kabila» et des Rwandais. Il a demandé, pince sans rire : « Si on admet que Joseph Kabila n’est pas le fils biologique de Laurent Désiré Kabila (…) qu’est-ce que ça change ? » Et il enchaine une autre question, aussi stupide que la première : «En quoi est ce que la nationalité de naissance de  Joseph Kabila prouve qu’il travaille pour les intérêts de Kigali ? »

 Ce à quoi Honoré Ngbanda lui répond sous forme de  question : «Pensez-vous que s’il y avait un vrai congolais à la tête de la RDC, le Rwanda serait exportateur du cobalt, de diamant et de l’or de la RDC comme c’est le cas avec Kabila aujourd’hui ?» Mais dans son article, Pierre Boisselet se contente d’affirmer péremptoirement : « Sans preuve, il (Honoré Ngbanda) affirme que Kabila n’est pas le fils de son père, mais rwandais» !     

Autre cas flagrant de distorsion de l’information, de désinformation et de manipulation : c’est Boisselet qui a soulevé, ex-nihilo, la question sur la «théorie du complot» et du «nouvel ordre mondial» en ces termes : « Est-ce que vous connaissez cette théorie selon laquelle les USA ont voulu imposer un nouvel ordre mondial ? » Honoré Ngbanda lui répond du tic au tac que la fameuse théorie d’un nouvel ordre mondial, « ce n’est pas ma tasse de thé ! » Par contre, le président de l’APARECO a longuement expliqué son approche pour faire comprendre au journaliste de Jeune Afrique que lorsqu’il dénonce un complot international contre le Zaïre, aujourd’hui RDC, il se base essentiellement sur les faits concrets qu’il a personnellement vécu. Et à cet effet, il lui a cité les rencontres qu’il a eu avec Museveni et Kagame au State House de Kampala en 1996, avec la délégation américaine à Cape Town et à Pretoria en 1997, et il a ajouté le cas de la société américaine AMFI de Jean-Raymon Boule qui est proche du couple Bill Clinton. Il a stigmatisé le rôle de cette multinationale qui a utilisé sa branche liée à la NASA, BECHEL/NASA, fournisseur des photos satellites aux troupes rwandaises qui avaient agressé la RDC. Il a précisé que Kagame s’était même servi de ces photos pour localiser les réfugiés hutus rwandais en RDC et les a tous décimés ! Mais choses curieuses, de tous ces faits avérés dont a parlé Honoré Ngbanda, Pierre Boisselet n’en dit rien ! Il se contente d’écrire seulement «Cette conspiration (ndlr : dont parle Ngbanda) ferait partie du « nouvel ordre mondial », un concept que l’on retrouve sur nombres de sites complotistes de tous pays et selon lequel Washington tirerait, seul, toutes les ficelles de la géopolitique internationale». Bon travail de la distorsion de l’information, monsieur Boisselet !   

Honoré Ngbanda, un « Mobutiste » subversif et « dernier des mohicans »        parce qu’il refuse de travailler comme d’autres, pour l’occupation et la balkanisation de la RDC aux côtés de « Kabila »  ?

 Mais, plutôt que de verser dans des polémiques stériles sur la déontologie et la neutralité journalistique de Jeune Afrique, nous préférons simplement diffuser l’enregistrement audio de cet entretien, et laisser à chaque lecteur de Jeune Afrique, et particulièrement les Congolais qui sont les premiers concernés, le soin de comparer le contenu original de l’entretien avec celui de l’article publié par Pierre Boisselet. Ainsi les lecteurs de Jeune Afrique pourront se faire eux-mêmes une idée sur l’honnêteté intellectuelle et la rigueur déontologique de leur magazine. Car le comportement que vient d’afficher Jeune Afrique vis-à-vis de la résistance congolaise conforte les rumeurs qui courent depuis un certain moment, et qui concerne l’achat de ses capitaux par des opérateurs politiques obscurs en RDC. 

Pour Pierre Boisselet ,  Jeune Afrique et bien d’autres , les mobutistes qui ont rejoint le régime tutsi-rawandais d’occupation en RDC sont les bons mobutistes, tandis que  le seul qui a choisi de combattre l’occupation, la balkanisation et le pillage de la RDC, Honoré Ngbanda, est qualifié, lui, d’ «espion», de «dernier des Mohicans» et de tous les noms d’oiseaux. Son combat de libération est travesti à gré et tourné en ridicule ! 

Mais la vérité est que Jeune Afrique, comme tous les autres think tank qui hier qualifiaient le combat d’Honoré Ngbanda de «marginal» et d’«utopique» , commencent aujourd’hui à s’intéresser à lui, non pas parce qu’ils sont convaincus par le bien-fondé de son combat, mais parce qu’ils se rendent compte que le peuple congolais adhèrent de plus en plus à son discours et que les thèses défendues par lui deviennent incontournables pour la solution finale de la crise en RDC. Alors, ils veulent récupérer cette thèse pour la dénaturer et la proscrire en la vidant de sa substance. Pour distraire les congolais et les empêcher de prendre conscience des véritables raisons de la déstabilisation de la RDC, ils préfèrent présenter Honoré Ngbanda comme un “nostalgique” de la 2ème République (thèse absolument fausse), uniquement dans le but d’ étouffer son message contre le processus d’occupation en cours en RDC que eux ne veulent surtout pas reconnaitre. 

Quand Pierre Boisselet prétend qu’Honoré Ngbanda verse dans la démesure quand il avance le chiffre de 12 millions de victimes congolaises de cette longue guerre d’occupation (chiffre avancé par des ONG internationaux), il ne réalise même pas qu’au même moment, juste à côté de lui à Londres, le leader britannique du parti travailliste, monsieur Jérémy Corbyn, https://www.youtube.com/watch?v=cV3Mw-sjNMs  vient d’affirmer publiquement que le nombre des victimes en RDC est supérieure à celle de la seconde guerre mondiale ! La vérité est têtue, monsieur Boisselet !  

Voilà pourquoi nous laissons chaque lecteur de Jeune Afrique et chaque congolais prendre directement connaissance des thèses défendues par Honoré Ngbanda face aux questions que vous lui avez posées.

Paris, le 24 Mai 2017

Candide OKEKE

L’ŒIL DU PATRIOTE

N.B. : Ci-joint le texte de l’interview publié par Jeune Afrique, et le lien des extraits de l’interview enregistré automatiquement par l’APARECO. Nous nous excusons donc pour la qualité de l’image et du son, parce que l’enregistrement était initialement destiné à nos archives internes.

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