A LIRE : Mémorandum de l’APARECO adressé à l’Union Européenne- Une 2è délégation de l’APARECO reçu au Parlement européen

Une première délégation de l’APARECO conduite par le Secrétaire général Monsieur Clovis MBIKAY a porté le message de l’APARECO et des résistants congolais à l’Union européenne le Vendredi 07 avril 2017. Elle a été reçu au niveau de la Commission européenne par Monsieur Emilio Rosetti responsable du service européen pour l’action extérieure/Division Afrique (Commission européenne).

Une deuxième  délégation de l’APARECO conduite par Monsieur Luzolo a été reçu par Mr Guglielmo di cola conseiller et membre du cabinet du Président du parlement européen le Lundi 10 avril 2017.

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MEMORANDUM

SUR LA SITUATION EN REPUBLIQUE
DEMOCRATIQUE DU CONGO
A l’intention de l’Union Européenne

07 Avril 2017

Préambule

Les patriotes congolais, réunis au sein de l’Alliance des Patriotes pour la Refondation du Congo, APARECO en sigle, mouvement de la résistance congolaise contre l’occupation de la République démocratique du Congo, interpellent l’Union Européenne au sujet de la crise la plus meurtrière depuis la seconde guerre mondiale et qui secoue notre pays, depuis bientôt 21 ans.

En effet, depuis plus de deux décennies, le peuple congolais traverse une phase de son histoire caractérisée principalement par la privation de sa souveraineté, l’absence totale de la sécurité des personnes et des biens, ainsi que par des crimes de guerres et crimes contre l’humanité dont les auteurs connus sont demeurés impunis jusqu’à ce jour.

Le peuple congolais se voit ainsi privé du principe absolu et universel proclamé par la charte de l’ONU et qui affirme que les êtres humains naissent libres et égaux devant la loi et ont droit sans distinction aucune d’être protégés et assistés en cas de besoin.
En témoignent les massacres, la destruction programmée et systématique des femmes, des fillettes et des bébés congolaises par les viols sauvages suivis de mutilations, le pillage organisé et systématique des ressources naturelles par des multinationales en complicité avérée avec certains dirigeants des pays limitrophes de la République démocratique du Congo dont spécialement le Rwandais et l’Ouganda. La liberté dont jouissent les responsables de ces horribles crimes et méfaits commis en RDC et dénoncés maintes fois par les experts de l’ONU et les ONG internationales et nationales, suscite des sérieux questionnements et appelle une profonde analyse pour apprécier le niveau de déconsidération du peuple congolais par la communauté internationale.

Ainsi donc, par le présent Mémorandum, les patriotes résistants congolais entendent interpeller les pays membres de l’Union européenne pour leur demander de concentrer dorénavant leur attention et leur énergie sur la vraie problématique de fond dont souffre le peuple congolais depuis 1996 à ce jour. Il s’agit de l’agression et de l’occupation de la République Démocratique du Congo et de ses institutions par les forces militaires et politiques rwandaises et ougandaises, appuyées par des lobbies politiques et financiers internationaux, et qui se livrent aux massacres du peuple congolais, aux viols des femmes congolaises et au pillage systématique des richesses nationales.

Pour ce faire, l’APARECO, avec l’ensemble des patriotes congolais résistants tentent à travers ce mémo de vous brosser, tant que faire se peut, un bref aperçu du processus et de l’ampleur de cette destruction du patrimoine congolais. Car ils estiment que cette situation gravissime ne devraient ni échapper à l’attention des autorités politiques des pays membres de l’Union européenne, mais devraient au contraire, interpeller leur conscience et leur responsabilité dans les causes profondes des misères qui menacent aujourd’hui l’existence même du peuple congolais.

De la violation de la souveraineté
de la République démocratique du Congo

 

C’est depuis octobre 1996 que la souveraineté territoriale de la RD Congo a été violée suite à son agression et à son invasion par une coalition des armées régulières du Rwanda, de l’Ouganda, du Burundi, de l’Angola, de l’Erythrée et du Tchad. Pour camoufler cette agression, les commanditaires l’ont couvert du prétexte de poursuivre les auteurs du génocide perpétré par des extrémistes Hutus contre les Tutsis et Hutus modérés du Rwanda, dont la présence en tant que réfugiés dans la partie orientale de notre pays constituait une menace pour la sécurité de la République du Rwanda.
Cette guerre injuste d’agression contre l’ancienne République du Zaïre, aujourd’hui République démocratique du Congo, perpétrée par ses voisins de l’Est fut marquée par un important massacre de masse des populations zaïroises et des réfugiés hutus sans défense, qui avaient fui les bombardements de Sake et Mugunga. Plus de deux millions de victimes qui avaient fui les horreurs dans les forêts zaïroises ont été décimées par l’APR (Armée Patriotique Rwandaise) à dominante tutsi, dirigée par Paul Kagamé, l’actuel Président de la République du Rwanda. Plusieurs rapports d‘enquête et des témoignages accablants faits par des éminentes personnalités de l’Organisation des Nations Unies en RDC, comme Roberto Garreton et Emma Bonino qui ont dénoncé les massacres de Tingi-Tingi, confirment ces faits.

La preuve la plus flagrante de l’invasion de la RDC par des troupes étrangères pour piller ses richesses fut ces affrontements meurtriers à l’arme lourde entre les armées ougandaises et rwandaises en plein territoire congolais, d’abord en août 1999, puis le 5 mai 2000, et enfin du 05 au 10 juin. Plus de 6 600 obus ont été tirés dans la seule ville de Kisangani causant la mort de plus de 1 000 personnes, et d’au moins 3 000 blessés parmi la population civile.
Cette violation flagrante et récurrente de la souveraineté de la République démocratique du Congo par les armées rwandaise et ougandaise a eu comme conséquences :

Le génocide le plus cruel de notre siècle de plus de 12 millions de Congolais, et dont la communauté internationale semble être gênée et feint d’ignorer l’existence. Seul le Nonce apostolique du Saint-Siège (Vatican) à Kinshasa, Mgr Luis Mariano Montemayor, a eu le courage de reconnaitre publiquement, à la suite d’une visite sur le terrain des horreurs à l’Est de la RDC, l’existence du génocide des Congolais.

La dégradation sans précédent de la situation sécuritaire des personnes et de leurs biens. Un des cas les plus cruels est celui de plus de cinq millions d’autochtones congolais qui sont d’abord expoliés de leurs maisons et de terres natales, puis chassés par les troupes rwandaises qui les substituent par la population allochtone venant du Rwanda.

La mise à mort de la République démocratique du Congo en tant qu’Etat. Pour ce faire, le dirigeant rwandais Paul Kagamé et son compère ougandais Yoweri Museveni, avec la complicité de leur pion «Joseph Kabila» infiltré au sommet des institutions à Kinshasa dans des conditions que l’on sait, ont multiplié des pseudo-rebellions composées essentiellement des éléments armés rwandais à l’Est de la RD Congo, dans le but d’installer un chaos permanent dans cette partie de notre pays pour favoriser sa balkanisation planifiée.

Le pillage et l’exploitation illégale des ressources naturelles de la RD Congo. Pour assurer la mainmise sur les richesses naturelles de l’Est de notre pays, les dirigeants rwandais et ougandais ont mis en place des réseaux structurés qui entretiennent un système de chaos organisé dans la partie orientale de notre pays. Ce chaos s’étend aujourd’hui à travers tout le territoire national : à Kinshasa, au Bas-Congo, dans le Katanga et actuellement dans les Kasaï.

L’insécurité généralisée, instaurée et entretenue à dessein par les différentes milices et les pseudo-rébellions créées de toutes pièces, équipées et téléguidées à partir de Kampala et Kigali pour pouvoir contrôler des sites miniers dans l’Est de la RDC. Ces groupes armés pillent et massacrent le peuple congolais pour le contrôle des minerais du Congo. C’est d’ailleurs, dans l’optique d’assurer une meilleure gestion de ces minerais de sang que l’Ouganda vient d’inaugurer au mois de février de cette année la première raffinerie d’or dans la région alors que ses réserves d’or sont très limitées. C’est dans le même état d’esprit que le Rwanda vient de lancer l’exécution de son projet de construction d’une usine de traitement de coltan à l’échelle industrielle sur son territoire, alors qu’il n’en produit pas une quantité industrielle.Par ailleurs, le rapport d’experts de l’ONU présenté en 2015 dénonce ce trafic illégal des minerais illégalement extraits sur le territoire congolais, et qui profitent au Rwanda, ainsi qu’aux sociétés régionales et internationales installées à Kigali.

Plusieurs guerres les plus meurtrières du continent africain notamment la guerre d’agression et d’invasion de 1996 à 1997. Sous couvert d’une prétendue rébellion de l’AFDL (Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo), on a voulu camoufler une agression qui a été à la base du massacre de plus de 2 millions de Hutus rwandais et de Congolais à l’Est de la RDC (sous la direction du Général rwandais James Kabarebe assisté du commandant Hypo alias « Joseph Kabila », l’actuel Président de la RD Congo), et qui a abouti à la chute du pouvoir du Maréchal Mobutu. Cette autre guerre pour la conquête de territoires congolais de 1998 à 2002 a été, elle aussi, camouflée sous couvert aussi des «rébellions» du RCD – Goma, du MLC. Il est à noter que dans son rapport, l’International Rescue Committee (IRC) a évalué le bilan du massacre pour cette période seulement à environ 3,8 millions de morts.Viennent ensuite, les guerres destinées à entretenir le chaos et l’infiltration des militaires rwandais dans l’Armée et la Police congolaises, avec l’entrée en scène du CNDP et le M23 de création rwando-ougandaise…

Tous ces conflits fomentés et entretenus par les Présidents rwandais et ougandais visent in fine la balkanisation de la RDC suivie de l’annexion d’une portion de notre territoire national riche en ressources minières à leurs pays respectifs.
En faisant le bilan de tous les rapports d’experts de l’ONU produits jusqu’à présent, il convient de noter que cette stratégie de chaos organisé a déjà généré le génocide de plus de 12 millions de congolais.

 

Du massacre et de l’extermination d’un peuple
dont le crime est d’être congolais !

«Le monde ne sera pas détruit par les méchants, mais par ceux qui les regardent sans rien faire » (Albert Einstein)

 

Choisir de se taire devant un crime, c’est s’y associer passivement. Il est complètement incongru qu’au moment où le peuple congolais subit les pires affres des répressions sanglantes de la part du régime barbare d’occupation, toutes les institutions internationales puissent fermer pudiquement les yeux et garder un silence coupable, allant jusqu’à feindre d’ignorer le génocide le plus cruel et le plus long de l’histoire de notre temps !
Ce sentiment d’injustice et de non-assistance à personne en danger est exacerbé par l’attitude de la communauté internationale, qui possède toutes les paradigmes à la base de la crise en RDC, mais qui se complait à recourir à des placebos et des simples calmants pour endormir le peuple congolais, au lieu de s’attaquer à l’origine même du mal qu’est la présence de l’occupation rwandaise avec « Joseph Kabila » imposé à la tête des institutions en RDC par la seule volonté de la Communauté internationale !

Ainsi, pour concrétiser très rapidement leur projet d’occupation, de balkanisation et d’annexion de la partie Est de la RDC, les dirigeants rwandais et ougandais se sont résolus à utiliser les viols comme armes de guerre. Et pour ce faire, ils ont envoyé des militaires porteurs du VIH (virus du sida) sur le territoire congolais en vue d’accentuer les viols des femmes, des jeunes filles, des fillettes, voire des bébés de 2 à 3 semaines !

Pour accélérer le déclin démographique des congolais, le pouvoir d’occupation en place à Kinshasa a instauré partout en RDC une politique de terreur et de violation massive des Droits de l’Homme, parallèlement à la stratégie spécifique d’extermination de la population congolaise dans des zones cibles et bien déterminées.

Les actes de répression pratiqués par le pouvoir d’occupation pour étouffer tout mouvement de colère et réduire ainsi le peuple congolais en silence se caractérisent par :

Des enlèvements et des arrestations arbitraires des hommes politiques qui représentent, tant soit peu, une quelconque menace pour le pouvoir d’occupation. Nous citons à titre d’illustration, les cas récents de Franck Diongo, Président du Mouvement lumumbiste progressiste, d’Eugène Diomi Ndongala, Président de Démocratie Chrétienne, Jean-Claude Muyambo, etc. ;

Des assassinats des hommes politiques de l’opposition et des défenseurs des droits de l’homme. Tels les cas du vice-président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, monsieur Daniel Botheti, Monsieur Floribert Chebeya, Président de l’ONG congolaise « La Voix de sans voix »…Des répressions sanglantes des manifestations civiles et pacifiques (Cas récents de passage en force par «Kabila» lors de la fin de son deuxième et dernier mandat en septembre et décembre 2016 causant plus d’une centaine de morts) ;

Des assassinats des journalistes de l’opposition (Cas de Serge Maheshe, secrétaire de rédaction à Radio Okapi froidement abattu à Bukavu, ou celui de Frank Ngyke, chef du service politique du quotidien indépendant La Référence Plus, également abattu par balles avec son épouse dans l’enceinte de son domicile de Kinshasa, sans oublier le cas du journaliste indépendant Bapuwa Mwamba , ancien correspondant de la revue Jeune Afrique Économie, abattu également par balles à son domicile) ;

Des assassinats des généraux et officiers congolais qui luttent pour la défense de l’intégrité territoriale de la RDC (Cas du général de Brigade Masasu Nindaga, du Colonel Mamadou Ndala, du Major Martin Tshimanga, etc.)

Les nouveaux massacres qui se déroulent actuellement dans le Kasaï, au centre de la RDC et dont la vidéo a été transmise à différents médias et récemment mise en ligne, n’est que la continuité de cette guerre pour inverser l’équilibre démographique, guerre élaborée à partir de Kigali et mise en application sur le sol congolais par «Joseph Kabila».

Les différents massacres commis sur le sol congolais sont révélateurs de la mise en application de cette politique de destruction de masse et d’extermination du peuple congolais. Parmi les nombreux crimes de masse commis depuis le début de l’agression en 1996, nous pouvons citer à titre illustratif seulement (la liste n’étant pas exhaustive):

Massacre de Tingi Tingi en 1997 : Selon un rapport de Médecins sans frontières (MSF), quelques 190 000 réfugiés hutus rwandais ont été massacrés dans les forêts de l’Est de la RDC ;

Massacre de Kisangani du 14 au 15 mai 2002 : « Au moins 200 congolais tués sur ordre du Rwanda, le 15 mai », rapporte Libération, le quotidien français, dans sa version en ligne du 30 mai 2002 à 23h38 ;

Le massacre du Bas-Congo de février 2007 : Suite à une enquête préliminaire, la mission de l’ONU en RDC (MONUC) a avancé un chiffre d’au moins 134 manifestants tués ;

Le massacre de Kiwanja située à environ 80 km de Goma au Nord-Kivu en novembre 2008 : Ce massacre a fait au moins 150 morts selon un rapport de Human Rights Watch (HRW) qui affirme que « la plupart des personnes tuées à Kiwanja ont été exécutées sommairement le 5 novembre par les forces du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) du commandant rebelle Laurent Nkunda. ». Ce dernier séjourne paisiblement au Rwanda ;

Les massacres de Beni et ses environs dans le Nord-Kivu : Plus de 1 116 personnes ont été massacrées entre octobre 2014 et mai 2016, a rapporté le CEPADHO, une ONG de la société civile locale ;

Le charnier de Malaku à plus de 80 km de la ville de Kinshasa où plus de 400 personnes ont été inhumées de nuit en avril 2015 ;

La découverte récente d’au moins 17 fosses communes dans la province du Kasaï. Signalons que déjà en décembre 2016, la Mission des Nations unies en RDC (MONUSCO) avait noté des « allégations sur la présence de sept fosses communes » dans cette province. Il est à noter que deux membres du groupe d’experts de l’ONU, de nationalité américaine et suédoise en mission dans cette zone pour enquêter sur les possibles violations des droits de l’homme, disparus depuis le 12 mars 2017 ont été sauvagement assassinés par les services spéciaux congolais, parce qu’ils avaient découvert l’ampleur du génocide ainsi que les vrais commanditaires de ces massacres de masse des congolais.

Les atrocités commises dans les différentes zones ciblées par les troupes rwandaises ont permis à ces dernières de chasser de leurs terres natales les autochtones congolais afin de les substituer par des populations allochtones en provenance du Rwanda qui viennent ainsi occuper les espaces libérés par les congolais, conformément à leur stratégie de l’inversion de l’équilibre démographique. Ainsi, selon les estimations d’OCHA/RDC, le nombre de déplacés congolais est passé de 800 000 en 1998 à 3,4 millions en août 2003.

Conclusion

 

L’examen de la crise qui sévit en RDC depuis 1996 à ce jour n’est pas lié aux problèmes démocratiques. Il ne s’agit pas non plus de conflit interethnique entre les Congolais eux-mêmes. L’origine des conflits récurrents que connait la RDC provient de l’agression suivie de l’occupation du territoire congolais et du pillage de ses richesses par les forces politiques et militaires rwandaises et ougandaises qui, pour atteindre l’objectif de la balkanisation et d’annexion de la partie Est de la RDC, ont envahi la RDC et infiltré toutes ses institutions, massacrent, violent, mutilent et chassent des millions de Congolais de leurs terres natales… ! Dans ce contexte, vouloir proposer aux Congolais un énième dialogue après des dizaines qui ont tous échoué, vouloir imposer au peuple congolais un énième dialogue et accord avec l’imposteur « Joseph Kabila », avec le principal agent de l’occupation et oppresseur du peuple congolais, «Joseph Kabila», c’est montrer du mépris pour des millions de morts congolais pour lesquels justice n’a jamais été faite ! C’est faire montre d’une complicité active avec le Rwanda et l’Ouganda qui violent les principes élémentaires de liberté fondamentale en RDC.

En effet, depuis l’agression de la RD Congo en 1996 suivi de son occupation en 1997, tous les prétendus dialogues et accords destinés à ramener la paix n’ont eu aucun résultat escompté. En revanche, tous ces accords ont facilité, les uns après les autres, l’infiltration des officiers et militaires rwandais au sein de l’Armée et de la Police nationales congolaises ainsi qu’au sein des services de renseignement congolais, par le biais des opérations de « mixage », d’ «incorporation » et d’ «intégration » des différents mouvements armés rwandais opérant sous couvert de « rébellions congolaises ».

L’APARECO et les Résistants congolais veulent dire clairement à la Communauté internationale, par le truchement de l’Union Européenne, que le peuple congolais dit :

STOP à l’OCCUPATION,

STOP au cheval de Troie du Rwanda en RDC, «Joseph Kabila », de son vrai nom, Hyppolite Kanambe qui fut membre effectif de l’Armée Patriotique Rwandaise (APR) et agent de Renseignement rwandais affecté au sein de l’AFDL en tant que chargé des opérations, sous les ordres de son oncle James Kabarebe, actuel ministre de la défense du Rwanda ;

STOP aux solutions-placébos des dialogues et d’accords politiques (plus d’une vingtaine!), d’élections (en 2006 et 2011) qui ne peuvent pas résoudre l’origine réelle de la crise qui est l’occupation de la RDC ;

STOP aux choix des dirigeants marionnettes et imposés au peuple congolais par des mains noires, pour servir les intérêts des lobbies politiques et financiers étrangers.

L’APARECO et les patriotes résistants congolais estiment qu’après le constat d’échec des tractations politiques en cours en RDC, fait par le Président de la CENCO devant le Conseil de sécurité de l’ONU, constat reconnu et repris par l’ensemble de la classe politique congolaise, l’Union Européenne, principale partenaire économique de la RDC, devrait maintenant laisser tomber les masques pour voler au secours du peuple congolais et le soutenir dans sa volonté désormais exprimée de se débarrasser des forces de l’occupation, en vue de recouvrir d’abord sa souveraineté aujourd’hui confisquée et bafouée. C’est une condition sine qua non pour bâtir une République réellement démocratique et stable au cœur de l’Afrique.

Fait à Paris, le 07 Avril 2017

Honoré Ngbanda-Nzambo Ko Atumba

Président national de l’APARECO

MEMORANDUM

To explain the situation in the

Democratic Republic of Congo

 
 
Preamble

 
 
The Congolese patriots, united within the Alliance des Patriotes pour la Refondation du Congo, APARECO, a movement of the Congolese resistance against the occupation of the Democratic Republic of Congo, raise awareness to the European Union about the world’s deadliest crisis since the second World War, and is currently disrupting our country for almost 21 years.
 
For two decades, the Congolese people are passing through a period of their history mainly characterized by the deprivation of its sovereignty, the total absence of personal and property safety, as well as war crimes and crimes against humanity whose known perpetrators remain unpunished to this day.
 
Therefore, the Congolese people are deprived of their absolute and universal principle reaffirmed in the Charter of the United Nations, which also notes in its first and most famous article: “All human beings are born free and equal in dignity and rights”. They have the right to be protected and supported when needed, as it can be seen from the massacres, the planned systematic destruction of women, young girls and Congolese infants by rapes followed by mutilations, organized plunder of natural resources with proven active complicity of some multinationals and some leaders of the neighbouring countries especially Rwanda and Uganda.
The freedom given to those responsible for the crimes and misdeeds committed, reported many times by UN experts and both nationals and internationals NGO’s brings meaningful questioning and leads to a deep analysis to estimate the level of diminishment of the Congolese people by the international community.
 
Therefore, in this memorandum, the patriots of the Congolese resistance intend to call upon the European Union, from now on, to focus their attention and efforts on the real problem tormenting the Congolese people from 1996 to this day. It is the aggression and occupation of the Democratic Republic of Congo and its institutions by military forces and both Rwandese and Ugandan politics, supported by politic and international financial lobbies, through the massacres of Congolese, the rape of Congolese women and the plundering of national wealth.
 
To this end, the APARECO, along with all the patriots in the Congolese resistance, through this memo attempt to provide a brief overview of both the process and the depth of the Congolese patrimony’s destruction. Because they feel that this extremely serious situation should not escape the attention of the countries member of the European Union, but in the contrary, challenge their conscience and responsibility in the root causes of misery threatening the very existence of Congolese people.
 
 

 
The violation of the Democratic Republic    
Of Congo’s sovereignty

   
 
Since October 1996 Congo’s national sovereignty has been violated as a result of its aggression and invasion by a coalition of regular armies from several countries: Rwanda, Uganda, Burundi, Angola, Eritrea and Chad.  Under the pretext of going after Hutus extremists who perpetrated the genocide against Tutsi and moderated Hutus, staying as refugees in the eastern part of our country, therefore representing a threat to the security of Republic of Rwanda, the sponsors succeed to hide Congo’s aggression.
 
This unfair war of aggression against the former Republic of Zaïre, now Democratic Republic of Congo, perpetrated by its eastern neighbours was marked by a significant mass massacre of defenceless Zairean people and Hutu refugees who fled the bombing of Sake and Mugunga. More than a billion victims who fled in the Zairean forests were decimated by the APR (Armée Patriotique Rwandaise), which is an army with a majority of Tutsi, led by Paul Kagame, the current President of the Republic of Rwanda. Many investigations report and damning accounts by witnesses were brought by eminent personalities of the United Nations in DRC, such as Roberto Garreton and Emma Bonino, in denouncing the massacres of Ting-Tingi, and confirming those facts.
 
The greatest single force of evidence for the invasion of RDC by foreign troops to plunder its resources lies in the deadly clashes with heavy weapon between the Rwandese army and the Ugandan army in the heart of the Congolese territory. First in august 1999, then the 5th of may 2000, and finally from the 5th to the 10th of June of the same year. More than 6600 shells were fired in the city of Kisangnani alone, causing more than 1000 deaths, and at least 3000 casualties amongst civilians.
 
As a result of those blatant and recurring violation of Congo’s sovereignty by both Rwandese and Ugandan armies:

 
a) The cruellest genocide of our century against more than 12 million Congolese, seems to embarrass the international community, which pretends to ignore its existence. The Apostolic Nuncio of the Holy See in Kinshasa, Monseigneur Luis Mariano Montemayor, alone, had the courage to publicly recognize the existence of the Congolese genocide, when he witnessed the atrocities in the East of DRC, following his visit.
 
b) The unprecedented deterioration of the people’s safety and their assets. One of the most brutal instance is that more than 5 million Congolese autochthons are first removed from their homes and native land, then they are chased away by Rwandese troop, substituting them by allochthone people from Rwanda.
 
c)  The intentional death of the Democratic Republic of Congo as a State. To this end, the Rwandese leader Paul Kagame and his Ugandan accomplice Yoweri Museveni, with the complicity of their pawn “Joseph Kabila” infiltrated to the head of our institutions in Kinshasa, have multiplied pseudo-rebellions mainly made up of soldiers of the Rwandese army, in the east of Congo, to install permanent chaos in this region and enable the planned balkanization.
 
d) The pillage and illegal exploitation of DRC’s natural resources. To secure their control on the natural wealth in the east of our country, both Rwandese and Ugandan leaders have set up structured networks maintaining an organized chaos in the east of our country. At the present time this chaos extended to the whole national territory: Kinshasa, Bas-Congo, and currently in Kassaï.
 
e)  The widespread insecurity established and intentionally sustained by various militias and pseudo-rebellions furnished and guided from Kigali and Kampala to control mining sites in the east of the DRC. Those armed troops plunder and kill Congolese people to control mine sites. That is in fact to ensure better management of those “blood minerals”: Uganda just inaugurated this past February the first refinery of gold in the region, while its reserve of gold is strictly limited. Similarly, Rwanda has just started the execution of his long term plan, in building an ore processing plant, to process coltan, in its territory, while its national production is not on an industrial scale.
 
Furthermore, UN experts’ reports presented in 2005 denounce illegal trafficking of minerals extracted in Congo’s territory, but yet benefit to Rwanda, and some regional companies based in Kigali.
 
f) Several deadliest invasion wars in the African continent including the aggression and invasion war from 1996 to 1997.  Under the cover of a supposed rebellion of the AFDL (Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo), they wanted to hide an aggression that caused the massacre of more than 1 billion of Hutu Rwandese and of Congolese in the east of the DRC (under the orders of the Rwandese General James Kabarebe, assisted by Commander Hypo as known as “Joseph Kabila”, the current President of DRC), and led to the fall of Maréchal Mobutu. Another war to conquer Congolese territories from 1998 to 2002 had been hidden as well, still under the cover of “rebellions” of the RCD-Goma, and of the MLC. Note that the IRC (International Rescue Committee) in its report evaluated the account of the mass killing, for that period alone, to 3,8 million deaths. Those are in addition to wars intended to sustain the chaos and the infiltration of Rwandese soldiers in the Congolese police and army, adding the entrance of CNDP and M23, both created by Rwanda and Uganda…
 

All the conflicts mentioned above, are instigated and provided for by both Rwandese and Ugandan Presidents, and aim for the balkanization of the DRC, followed by the annexation of parts of the national territories rich in mineral resources to their own countries.
With the compilation of the reports provided by UN experts, in the present time, it is to be noted that the strategy of organized chaos has already caused the genocide of more than 12 million Congolese.
 
 

The massacre and extermination of people whose
crime is to be Congolese!

 
 
“The world will not be destroyed by those who do evil, but by those who watch them without doing anything” (Albert Einstein)
 
When dealing with a crime, choosing to remain silent is acting out of passive complicity. There is something incongruous when all international institutions keep a guilty silence and turn a blind eye to the bloody repression of Congolese people by the barbaric regime of occupation, and even attempt to ignore the cruellest and longest genocide in our history!
 
The sense of injustice and non-assistance to a person in danger is exacerbated by the international community’s attitude, who knows the paradigms laying the foundations of DRC’s crisis, but indulge in tranquilizers to keep Congolese people asleep, instead of attacking the evil at its root source: the presence of the Rwandese occupation with “Joseph Kabila” imposed to the head of DRC’s institutions with the international community’s consent solely!
 
To speed up their plan of the occupation, the balkanization and the annexation of the east part of the DRC, both Rwandese and Ugandan leaders are using rape as a weapon of war. To this end, they sent soldiers carrying HIV-AIDS in the Congolese territory to accentuate the rape of women, young girls, even 2 to 3 weeks’ infants and small children.
 
Then to move forward the demographic decline of Congolese, the authorities of the occupying forces in Kinshasa established a policy of terror and massive violation of Human Rights, in parallel to the specific strategy of extermination of Congolese people in targeted areas.
 
Acts of repression committed by the authorities of the occupying forces are characterized by:

a) The kidnappings and arbitrary arrest of politicians representing quite a threat to the occupying forces. For instance, Franck Diongo, President of Mouvement Lumubiste Progressiste, Eugène Diomi Dongala, President of Démocratie Chrétienne, Jean-Claude Muyambo, etc…
 
b) The assassinations of politicians of the opposition and human rights activists such as the vice president of the Provincial Assembly of Kinshasa, Mr Daniel Botheti in the second and last term of his office, Mr Floribert Chebeya, President of the Congolese NGO “La voix des sans voix” …
 
c) The bloody repressions of peaceful civilians’ rallies as recently when “Joseph Kabila” forced his way in the case of his second and last term in September and December 2016 causing more than hundred deaths;
 
d) The assassinations of journalists of the opposition such as Serge Maheshe editorial secretary in Radio Okapi cold-bloodedly executed in Bukavu, Franck Ngyke head of political news desk in the independent daily La Référence Plus shot by bullets with his spouse in his home in Kinshasa, let not forget the independent reporter Bapuwa Mwamba, former correspondent of Jeune Afrique Economie magazine, also shot by bullets in his home;
 
e) The assassinations of senior military officers fighting to defend the territorial integrity of the DRC such as Brigadier general Masasu Nindaga, Colonel Mamadou Ndala, Major Martin Tshimanga, etc.
 

The current massacres taking place in Kasaï, in the centre of the DRC, which was videotaped and posted online by several medias, is only the continuity to reverse the demographic balance in a war initiated from Kigali and implemented in the Congolese soil by “Joseph Kabila”.
 
The several massacres committed on the Congolese soil reveals the implementation of the mass destruction and extermination of the Congolese people policy. Some of the mass crimes committed, since the aggression started in 1996, are listed below (the following list is non-exhaustive) :

  • The massacre of Tingi Tingi in 1997: According to a report of Médecins Sans Frontières (MSF), some 190 000 Hutu Rwandese refugees were killed in the eastern forests of the DRC;
  • The massacre of Kisangani from the 14th to the 15th of May 2002:” At least 200 Congolese killed under the orders of Rwanda” as reported by the French daily online Liberation on the 30th of May 2002, 11:38 pm;
  • The massacre of February 2007 in Bas-Congo: Following a preliminary investigation, the UN mission in DRC (MONUSCO) reported at least protesters killed;
  • The massacre of Kiwanja in 2008: Located 80 km from Goma in the North Kivu, at least 150 people were killed according to a report from Human Rights Watch (HRW) “most of the people killed in Kiwanja, were summarily executed November 5th by the forces of Congrès National pour la Défense du Peuple (CNDP) of the rebel commander Laurent Nkunda”. He is peacefully staying in Rwanda.
  • The massacre of Béni and its surroundings in the North Kivu: More than 1 116 were killed between October 2014 and May 2016, as reported by the CEPADHO, a local civil society’s NGO;
  • The mass grave of Maluku: Located 80km from the city of Kinshasa, where 400 people were buried at night, in April 2005;
  • The mass graves in province of Kasaï: At least 17 mass graves were found currently. Already in December 2016 the MONUSCO mentioned “allegations on the presence of 7 mass graves” in the province. Two members of the UN experts group, an American citizen and a Swedish citizen, on assignments in the area to investigate possible violations of human rights, who went missing since the 12th of March 2007, were brutally murdered by DRC’s special services, because they found out the depth of the genocide and the real perpetrators of the Congolese mass killings.
     

The atrocities committed in targeted areas by Rwandese troops allowed them to chase away Congolese autochthones from their native land to substitute them by allochthones people from Rwanda, who comes to occupy the space freed up, in compliance with their strategy of reversing the demographic balance. Therefore, according to the OCHA/RDC’s estimations the numbers of displaced Congolese went from 800 000 in 1998 up to 3,4 million in august 2003.
 

 
Conclusions

 
The analysis of the crisis we are seeing in DRC since 1996 to this day is not related to democratic issues. It is not interethnic conflicts between Congolese either. The source of repeated conflicts in Congo comes from the aggression, followed by the occupation of the Congolese territory and pillage of its wealth by political and military forces of Rwanda and Uganda, who invaded the DRC and infiltrated all its institutions, and are killing, raping, mutilating, and chasing billions of Congolese from their native land to achieve the plan of balkanization and annexation of the eastern part of the DRC!
In this context, proposing to Congolese another political dialogue and agreement with the impostor “Joseph Kabila”, the main agent of the occupying forces and oppressor of Congolese people, is disregarding billions of Congolese who were killed, and the perpetrators of their deaths have never been brought to justice! It is showing an active complicity with Rwanda and Uganda, who violate the basic principles of fundamental freedoms in DRC.
 
Indeed, since the aggression of the DRC in 1996 followed by its occupation in 1997, all pretended political dialogues and agreements to bring back peace didn’t produce the desired results. In the contrary, all the agreements, one after another, facilitated the infiltration of Rwandese military officers and soldiers within the Congolese national army and police, also within Congolese special services, through operation of “mix”, of “incorporation”, of “integration” of several Rwandese armed movements operating under cover of “Congolese rebellions”.
 
The APARECO and the Congolese resistance fighters want to say clearly to the International Community, through the European Union, that Congolese people are saying:

STOP to the OCCUPATION;

STOP to Rwanda’s Trojan horse in DRC, “Joseph Kabila” under his real name, Hyppolite Kanambe, who was a full member of the Armée Patriotque du Rwanda (APR) and a Rwandese intelligence officer assigned within the AFDL as a task officer, under the orders of his uncle James Kabarebe, the current Minister of Defence of Rwanda;

STOP to Fantasy solutions, such as political dialogues (more than twenty!), elections (in 2006 and 2011) which won’t resolve the real source of the crisis being the occupation of DRC;

STOP to the choosing of puppet leaders, imposed to the Congolese people by black hands, to benefit foreign political and financial lobbies;
 
 
The APARECO and the Congolese resistance fighters think that after the failure of the current political negotiations in DRC, reported by the President of the CENCO to the United Nations Security Council, acknowledged and resumed by all the Congolese political class, the European Union, main economic partner of DRC should drop the mask and ride to the rescue of the Congolese people support him in its expressed will to get rid of the occupying forces, to recover its confiscated and violated sovereignty. It is a sine qua non prerequisite to build a stable and democratic republic in the heart of Africa.
 

 
 Paris, April 7th 2017

Honoré NGBANDA NZAMBO KO ATUMBA

National President of the APARECO

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